À l’occasion de la 34ᵉ Journée mondiale du Malade, le Centre Hospitalier Régional (CHR) de Bertoua a vécu un moment de grâce exceptionnelle. La messe pontificale célébrée le 8 février 2026 par Monseigneur Atanga, Archevêque Métropolitain de Bertoua, a transcendé le cadre religieux pour devenir un véritable acte de soin collectif, apportant un souffle d’espérance tant aux patients qu’au personnel soignant.
Le Centre Hospitalier Régional de Bertoua s’est transformé, le temps d’une matinée, en un sanctuaire de ferveur et de recueillement. De 10h à 13h, l’enceinte de l’hôpital a vibré au rythme des chants de la chorale diocésaine, marquant le début d’une célébration eucharistique d’une rare intensité. Cette messe pontificale, présidée par Monseigneur Atangana, ne s’inscrivait pas seulement dans le calendrier liturgique ; elle répondait à un besoin profond de spiritualité au sein d’un lieu où la vie et la souffrance se côtoient quotidiennement. Après la procession solennelle du clergé et les rites d’ouverture, la dimension humaine et sociale de l’événement a pris tout son sens. Le Directeur du CHR, dans un discours empreint d’une vive émotion, a rappelé que cette journée, instituée en 1992 par le Pape Jean-Paul II, est une injonction à replacer l’humain au centre du système de santé. Pour le top management de l’hôpital, cette célébration vient compléter l’œuvre de l’État : après « l’onction administrative » reçue lors de l’inauguration par le Premier Ministre, le Dr Joseph Dion Ngute, il était essentiel que l’hôpital reçoive cette « onction religieuse » pour fortifier ses fondations morales.

Une vision humaniste du soin médical
Au cœur de cette célébration, le message porté par les autorités hospitalières et ecclésiastiques a convergé vers une même idée : la médecine ne peut se réduire à la technique. Le Directeur du CHR a insisté sur le refus de voir le patient comme une simple pathologie, un numéro de dossier ou une statistique froide. Cette approche humaniste, partagée avec émotion par l’aumônier de la santé, souligne l’importance de l’accompagnement par l’amour, la dignité et la compassion. Pour le personnel soignant, souvent soumis à une pression psychologique intense, cette messe a agi comme un baume réparateur, rappelant que leur mission est autant sacerdotale que professionnelle. Les lectures liturgiques, tirées d’Isaïe et de l’apôtre Jean, sont venues renforcer cette thématique de la charité active, érigeant la solidarité envers les souffrants en pilier fondamental de la vie communautaire. La présence de l’Archevêque aux côtés des blouses blanches a ainsi symbolisé une alliance sacrée pour la vie.

La foi et la charité au chevet des lits
Le point culminant de la cérémonie fut sans conteste l’homélie de Monseigneur Atanga, dont les paroles de foi et de compassion ont trouvé un écho particulier dans l’assemblée. Sa prédication, véritable message d’espérance, visait à donner un sens à l’épreuve de la maladie et à encourager la résilience des patients. Mais la célébration ne s’est pas limitée aux mots ; elle s’est traduite par des actes concrets de partage. La présentation des offrandes a été suivie d’une remise officielle de dons destinés aux malades hospitalisés, transformant la liturgie en un élan de générosité tangible. Après la bénédiction finale, une prière spéciale a été dite sur les malades, créant une atmosphère de solidarité palpable qui a ému l’assistance aux larmes. En quittant le CHR, Monseigneur Atanga laisse derrière lui une institution fortifiée, où le soin du corps est désormais soutenu par une force spirituelle renouvelée, faisant de cet établissement non seulement un lieu de guérison, mais aussi un havre de paix et de réconfort humain.













































































































































































































































































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