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Hôpital Régional de Ngaoundéré : le paludisme, première cause de consultation au premier semestre 2025.

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Ces chiffres sont du docteur Gaya Hamza, directeur de cette formation sanitaire. Ces chiffres démontrent la présence de cette maladie malgré les efforts du programme national de lutte contre le paludisme.

A l’Hôpital régional de Ngaoundéré comme dans bien des structures sanitaires de la région, le paludisme continue d’être l’une des premières causes de consultation. A l’Hôpital régional, au cours des six premiers mois de l’année 2025, cette maladie qui touche en grande partie les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes occupe la tête du classement des consultations avec 13% des cas. Le paludisme est suivi de près par les accidents de la voie publique qui viennent en deuxième position avec 7% et les pathologies liées à la santé de la femme.

Faible implication des populations

Le paludisme continue de sévir alors que le gouvernement avec ses partenaires multiplie les stratégies de lutte contre cette maladie, comme en témoigne la dernière campagne de distribution des Moustiquaires Imprégnées d’Insecticide à Longue Durée d’Action (MILDA) et l’introduction de la vaccination.  Les moustiquaires distribuées finissent parfois comme outils de pêche ou même des enclos sur les cultures en saison des pluies. Ce qui laisse prospérer les moustiques dans les chambres. « Avec le paludisme qui continue de faire des dégâts, je pense qu’il faut qu’on pense à des sanctions pour ceux qui seraient pris en flagrant délit de détournement de l’utilisation premier des moustiquaires », propose Joseph Mouafo, habitant de Ngaoundéré. Que dire de la vaccination. Ici, certains parents estiment qu’il y a trop de vaccins à administrer aux enfants ignorant les bienfaits de la vaccination. « Nous pensons que les radios communautaires ont leur rôle à jouer dans l’acceptation des programmes de santé, notamment la vaccination », estime Raoul Doba, animateur radio. Les conditions d’hygiène autour des concessions en saison des pluies dans certains quartiers laissent à désirer. Ce qui accentue la présence des moustiques dans les maisons et accentue la présence du paludisme.

Pendant que les pouvoirs publics mènent le combat contre le paludisme, les populations quant à elles, ne comprennent pas toujours l’importance de cette lutte, d’où la cause de consultations dans presque tous les structures de santé de la région, dont l’Hôpital régional de Ngaoundéré.

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Jean Besane Mangam qui cumule plus de 5 ans d’expérience. Titulaire d’un Master en Histoire et d’un certificat en documentation et archivistique, et correspondant de Echos Santé dans l’Adamaoua depuis 2020. Il a à son actif plusieurs certifiants en journalisme et le fact-checking dont Africa Fact Checking fellowship, Desinfox Afrique Cameroun, Code for Africa et Internews (vaccins et grands singes). Boursier de la Thomson Reuters Foundation / Fonds Mondial, Dakar 2024 mais aussi lauréat de plusieurs prix, Banque Mondiale en 2018, CDC/ Épicentre/CCOUSP en 2021 et Victoria International Media Merit Award en 2022.

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