Les candidats aux concours et les autres usagers sont éprouvés.
Ce lundi 06 décembre 2021, il est 13 heures quand Moïse se dirige à la caisse de l’Hôpital de district d’Efoulan, dans le troisième arrondissement de la ville de Yaoundé. Après les renseignements, le vigile lui demande de se diriger vers la caisse pour acheter l’imprimé du certificat médical. A sa surprise désagréable, la caissière lui dit que les imprimés sont finis. « Il faut repasser demain matin. C’est fini ! Les gens lancent les concours, mais ils ne veulent pas tirer les imprimés. Les enfants vont faire comment ! Nous même, nous attendons ça depuis. Si tu es pressé va te renseigner au trésor où à l’imprimerie nationale », murmure un personnel soignant de passage qui a écouté nos échanges. Le lendemain matin, c’est-à-dire, Mardi, il s’est dirigé cette fois-ci, au Centre hospitalier universitaire de Yaoundé (Chu).
Dès son entrée, le vigile l’informe que les imprimés sont finis. Après moult-réflexion, Il prend la direction de l’Hôpital central de Yaoundé. Là-bas, le vigile de cette formation sanitaire l’informe également que les imprimés sont en rupture de stock. Au Centre des urgences de Yaoundé (Cury), les imprimés ne sont pas aussi disponibles. Effectivement la caissière de service lui dit qu’il y a pénurie. Mais, comble de déception, point d’imprimé à l’Hôpital central de Yaoundé et au Cury. La dame en charge au Cury affirme que seuls les imprimés pour les plaintes sont disponibles. « Nous avons informé la Trésorerie générale de Yaoundé. Nous attendons », dit-elle. La Trésorerie générale de Yaoundé est le fournisseur des hôpitaux de la région du Centre. Si Loïc Bella, candidate au concours de la Police ne mesure pas encore l’ampleur du problème, Michèle Mbana lui, commence à se décourager. Il postule pour un recrutement dans une multinationale. Il voit sa chance lui filer au bout des doigts. Il a déjà parcouru toute la ville. « Je suis allé jusqu’à la Cité-verte après avoir parcouru les hôpitaux de district d’Efoulan, Nkolndongo, Biyem-Assi, le Chu, etc. », déclare le jeune homme qui cache mal sa déprime.
Les responsables des Hôpitaux semblent minimiser la pénurie. « C’est un dysfonctionnement passager. Les choses rentreront incessamment dans l’ordre », rassure l’un des responsables. Pourtant, le mal semble plus profond. L’un des responsables de la Trésorerie de Yaoundé qui a requis l’anonymat ne comprend rien à cette pénurie. Son collaborateur est sentencieux : « il n’y a plus rien au magasin. Le dernier approvisionnement de l’imprimerie nationale remonte à deux semaines. Ces approvisionnements n’ont pas duré deux jours », regrette-t-il avant d’ajouter : « Les demandes sont pressantes de la part des hôpitaux. Mon téléphone explose de coups de fil pour les commandes ». Son patron, fondé de pouvoir N°1, confie que les commandes passées à l’Imprimerie nationale pouvaient couvrir toute l’année. « Ces commandes ont été entièrement payées, mais même la moitié n’a guère été livrée », se désole-t-il. En attendant, des dizaines de candidats aux concours échouent à l’étape de constitution de dossier, faute de certificat médical. Pour d’autres usagers, les dossiers au tribunal attendent si ce ne sont des dossiers administratifs divers. Le mardi 07 décembre 2021, les imprimés étaient disponibles à la Croix-Rouge camerounaise.
Elvis Serge NSAA












































































































































































































































































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