Une décision prise au cours d’un atelier de cinq jours (6 au 11 avril 2026), organisé sous l’initiative du Comité Nationale de Lutte contre la Drogue(CNLD), du Ministère de la santé Publique à Ebolowa, avec le financement de Care International Cameroun
Réunis à Ebolowa, le Comité National de lutte contre la Drogue, Le MINSANTE ont tenu un atelier avait pour objectif la validation des livrables de l’assistance technique internationale sur la réduction des risques liés à l’usage de drogues.
En effet, face à la consommation de drogue qui gangrène les communautés et qui devient un véritable problème de santé publique au Cameroun, les autorités sont alertes. Selon le CNLD, le Cameroun compte 74,4% des usagers de Drogues (UD), dont 8,7% sont infectés par le VIH. Et de manière spécifique, 25,5 % ont été identifiés comme usagers de Drogues par Injection (UDI), dont 18, 7% sont infectés au VIH.
En outre, le danger ne se limite plus à l’addiction. Il est aujourd’hui viral. Chez les usagers de drogues par injection (UDI), le taux de prévalence du VIH atteint le seuil critique de 18,7 %. Cette corrélation étroite entre pratiques de consommation et propagation des maladies (VIH, Hépatites B et C, Tuberculose) place certaines zones en première ligne. C’est notamment le cas de la région du Sud qui, par sa position stratégique de zone « aux trois frontières », cristallise toutes les vulnérabilités géographiques et sociales ; donc le choix de cette région n’est pas fortuit.
Au regard de cela, l’urgence a opté pour le programme RdR (Réduction des Risques) chez les usagers, qui n’est pas la promotion de la drogue, mais une stratégie de santé publique pour limiter les dégâts. C’est une stratégie ciblée, à l’endroit des populations vulnérables, en vue de limiter la consommation de drogue. D’où la nécessité du plan opérationnel de ce programme qui s’inscrit dans l’implémentation des politiques publiques, de lutte contre les drogues et de riposte contre le VIH/SIDA au Cameroun. Il vise quatre piliers : premièrement La baisse de la mortalité liée aux overdoses et aux pathologies associées ; deuxièmement, le contrôle des infections par un meilleur encadrement des modes de consommation ; troisièmement, le changement de comportement via un accompagnement pédagogique plutôt que la stigmatisation ; et quatrièmement, l’harmonisation des interventions sur l’ensemble du territoire national.
Par ailleurs, l’un des défis majeurs identifiés réside dans la diversité des modes de consommation. Inhalation, sniffage, ingestion ou injection ; chacune de ces pratiques nécessite une réponse spécifique. Pour ce faire, l’Etat déploie une panoplie de nouveaux outils techniques tels les Procédures Opérationnelles Standards (SOP), les modules de formation renforcés et outils de suivi-évaluation. L’innovation majeure repose également sur l’aspect médico-social , à travers le déploiement des travailleurs sociaux au sein des CSAPA (Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie) et l’administration préventive d’antirétroviraux (ARV) marquent un tournant décisif.
Ouvert par M. le Délégué Régional de la Santé Publique pour le Sud, Charles Yopndoi, qui a tenue à marquer sa satisfaction, cet atelier était l’occasion pour le Cabinet International Africa Synergy Plus, d’élaborer un Plan Stratégique National sur les RdR, face à la situation qui prévaut. L’enjeu de ce plan 2026-2030 est donc de, restaurer un tissu communautaire fragilisé et offrir une chance de réinsertion à des milliers de citoyens, tout en protégeant la santé globale de la nation.













































































































































































































































































Comments are closed