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Lutte contre la tuberculose au Cameroun : le MINSANTE appelle à une mobilisation nationale accrue

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Face à la presse, à la veille de la 33ᵉJournée mondiale de lutte contre la tuberculose, le ministre de la Santé Publique, Dr Manaouda Malachie, a dressé un état des lieux sans complaisance de la maladie au Cameroun. Si des progrès technologiques sont notables, le pays fait face à un défi de taille : la sous-notification des cas.

 « Oui ! Nous pouvons mettre fin à la tuberculose ! » Ce cri de ralliement, thème de l’édition 2026 de la Journée mondiale, a résonné avec une force particulière le 19 mars à Yaoundé. Face à la presse, le Dr Manaouda Malachie a dévoilé les chiffres cruciaux de l’année écoulée. Le verdict est sans appel : 26 924 cas de tuberculose, toutes formes confondues, ont été notifiés sur l’ensemble du territoire camerounais en 2025.

Un fossé entre détection et réalité épidémiologique

Bien que ce chiffre témoigne de l’activité intense des services de santé, il cache une réalité plus complexe. Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le taux d’incidence dans le pays est de 132 nouveaux cas pour 100 000 habitants, ce qui porterait le nombre théorique de malades à environ 36 466.

Il manque donc à l’appel près de 10 000 patients qui ignorent leur statut ou échappent au système de santé. Cette « sous-notification » est le cheval de bataille du gouvernement. La mortalité, quant à elle, reste préoccupante avec 17 décès pour 100 000 habitants.

Des avancées technologiques et communautaires

Le rapport 2025 met en lumière des points de satisfaction réels. Premièrement, un diagnostic de pointe. En effet, le Cameroun dispose désormais d’un maillage solide avec 340 centres de microscopie, 75 plateformes GeneXpert et 56 dispositifs TB-LAMP. Deuxièmement une implication locale où les activités communautaires ont généré 14,7 % de la détection, prouvant que les acteurs de terrain sont essentiels pour débusquer la maladie au cœur des quartiers. Enfin, la co-infection TB/VIH en recul car elle est tombée à 15 %, avec un taux de mise sous traitement antirétroviral exemplaire de 98 %. Toutefois, la vigilance reste de mise pour les 170 cas de formes multirésistantes et la situation en milieu carcéral, où 732 cas ont été pris en charge l’an dernier.

Les défis de l’horizon 2035

Pour le Dr Manaouda Malachie, l’ambition est claire : éradiquer la maladie d’ici 2035. Mais pour transformer ce vœu en réalité, le système de santé doit encore lever plusieurs verrous. La maintenance des équipements de pointe, la fluidité du transport des échantillons biologiques et l’implication plus poussée du secteur privé sont identifiées comme des priorités absolues. Le ministre a réitéré un message fondamental : le diagnostic et le traitement de la tuberculose sont gratuits au Cameroun. Il a exhorté les professionnels des médias à devenir des « ambassadeurs de la santé » pour briser les stigmates et encourager le dépistage précoce.

L’appel est lancé à la solidarité internationale et au renforcement des investissements nationaux. Car, si les chiffres de 2025 montrent la résilience du système, la fin de l’épidémie ne sera possible qu’avec une mobilisation collective sans faille.

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Junior NTEPPE KASSI, 33 ans, est un journaliste scientifique camerounais au Groupe Échos Santé. Spécialiste de la médecine du sport, il met sa passion au service de l'information médicale de pointe.

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