C’est ce qui ressort de la conférence donnée à Yaoundé, par le ministère de la Santé publique, à travers la Division de la recherche opérationnelle en santé (DROS) et en partenariat avec la Elisabeth Glasser Pediatric AIDS Foundation ( EGPAF), visant à intégrer et à promouvoir l’utilisation des tests, de médicaments et de schémas de prise en charge innovants pour le diagnostic et le traitement de la tuberculose.
Des résultats qui visent à améliorer la prise en charge de la tuberculose pédiatrique au Cameroun. Cette conférence avait pour but de dissiper les études sur la tuberculose infantile, des résultats de deux interventions de recherche sur la lutte contre cette maladie. Il s’agit de deux études ont été menées dans le cadre d’un projet de lutte contre cette maladie tueuse des enfants financé par Unitaid et nommée Catalyzing pediatric tuberculosis innovations CaT-TB.
L’approche « INPUT » et l’approche « CONTACT » sont les deux études qui viennent combler les principales lacunes observées dans la prise en charge de la tuberculose pédiatrique au Cameroun. ‹‹ Les enfants atteints de tuberculose doivent être rapidement identifiés et mis sous traitement avant qu’ils ne deviennent extrêmement malades. Ceux affectés en particulier par le VIH ou qui ont moins de 05 ans sont plus susceptibles de développer une tuberculose active. Il s’agit d’un grand pas, car sans diagnostic, de nombreux enfants atteints de cette maladie risquent de mourir ››, indique Dr Léonie Simo, responsable de la mise en œuvre du projet CaP-TB au Cameroun.
Les résultats de l’approche INPUT ont révélés une pratique prometteuse pour lutter contre cette pathologie, qui bien que traitable continue de représenter une menace pour de nombreux enfants, à travers la multiplication par 10 du nombre d’enfants diagnostiqués et traités pour la tuberculose lorsque les services sont intégrés dans les unités pédiatre des soins déjà existants.
En effet, dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, les services de diagnostic et de traitement de la tuberculose pour les enfants ne sont souvent disponibles que lorsque ce dernier fait déjà la maladie. Dans les unités de soins spécialisées, l’étude INPUT a démontré que l’offre de service antituberculeux sous forme d’un ensemble de services de soins infantile, améliore l’identification et la prise en charge des enfants malades. Malgré la difficulté du diagnostic de la tuberculose chez les enfants, cette étude a également montré qu’il est possible d’augmenter son nombre en offrant au personnel soignant un renforcement des capacités et de supervisions de suivi. 9 enfants sur 10 diagnostiqués avec une tuberculose l’ont été cliniquement dans CaP-TB. Ce qui participe à renforcer l’importance d’assurer des diagnostics cliniques de qualité afin d’identifier plus d’enfants souffrants de la maladie, afin de les mettre sous traitement. ‹‹ Suivant une des études liées audit projet, « INPUT » notamment, l’intégration des services de prise en charge de la TB et du VIH dans toutes les unités de soins destinées aux enfants dans les formations sanitaires, faciliterait l’identification et la prise en charge des enfants atteints de cette maladie. Par ailleurs, le renforcement des capacités et des supervisions de suivi du personnel soignant, permet d’augmenter le nombre d’enfants diagnostiqués de la tuberculose››, Indique le Pr Anne Cécile Bisseck.
Quant à l’étude « CONTACT’’, elle confirme qu’un modèle communautaire pour identifier, dépister et offrir un traitement préventif aux enfants exposés à la tuberculose au sein des ménages est bien acceptée et peut être efficace pour garantir que les contacts pédiatriques reçoivent un traitement préventif et le complète. Elle démontre également que le schéma préventif le plus court de 03 mois est très bien toléré chez les jeunes enfants contacts, soutenant son utilisation en routine pour raccourcir le traitement préventif de la TB, et la possibilité de le dispenser par des agents de santé communautaires formés et supervisé. En plus, cette étude a aussi montré que le dépistage du VIH peut être intégré aux activités de dépistage de la tuberculose au niveau communautaire. Ce qui facilitera l’identification des personnes qui vivent avec le VIH et par la même occasion leur accès aux soins, pour les contacts adultes en particulier.
Par ailleurs, ces deux études ont été menées entre octobre 2019 et 2022, dans 09 districts de santé des régions du centre et du Littoral. 5 117 cas contact on été déclarés par les patients atteints de la maladie parmi lesquels 1 645 enfants.
Les résultats ont été présentés lors du symposium de restitution organisé au Djeuga Palace hôtel de Yaoundé, les 06 et 07 juillet 2022. Des travaux placés sous le haut patronage du Ministère de la Santé Publique, et dirigés par le Chef de la Division de la Recherche Opérationnelle en Santé (DROS), Pr Anne Cécile BISSECK.
Divine KANANYET












































































































































































































































































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