Lors de l’ouverture du Forum des médias du REMAPSEN, Thoko Elphick-Pooley, directrice adjointe à la Fondation Gates, a livré un message puissant lié à l’élimination des maladies tropicales négligées (MTN) en insistant sur l’apport conséquent de la presse.
L’ouverture du Forum des médias du REMAPSEN à Cotonou, au Bénin, a été marquée par une mobilisation diplomatique et sanitaire de premier plan, réunissant des figures de proue telles que le professeur Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé du Bénin, Michel Sidibé, envoyé spécial de l’Union africaine pour l’Agence africaine du médicament, et le Dr Kouamé Jean Konan de l’OMS. Dans ce cadre prestigieux, Mme Thoko Elphick-Pooley, directrice adjointe du plaidoyer et de la communication à la Fondation Gates, a pris la parole pour souligner l’honneur que représente cette participation à la veille de la Journée mondiale de lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN). Son intervention a mis en lumière l’urgence de s’attaquer à ces pathologies qui touchent plus d’un milliard de personnes, principalement en Afrique, tout en insistant sur le fait que la solution réside autant dans la science que dans la communication stratégique portée par les acteurs de l’information.
Un parterre de haut niveau pour une urgence sanitaire
Le rassemblement de Cotonou témoigne d’une volonté politique africaine de haut niveau, symbolisée par la présence conjointe de décideurs gouvernementaux, de représentants d’organisations internationales et de leaders de la société civile. Mme Elphick-Pooley a rappelé que les MTN ne sont pas une fatalité, mais un fardeau qui pèse lourdement sur les communautés les plus vulnérables du continent, compromettant gravement la santé publique et la stabilité sociale. En présence de Youssouf Bamba, Président du REMAPSEN, et de Mme Yaye Sophietou Diop de Speak Up Africa, elle a martelé que ces maladies freinent la scolarisation des enfants et réduisent la productivité économique, créant ainsi un cycle de pauvreté dont il est difficile de s’extraire sans une action coordonnée. L’enjeu est donc de transformer les succès scientifiques actuels en réalités tangibles pour les populations, en s’appuyant sur des partenaires capables de porter ce plaidoyer au-delà des cercles d’experts.
Le plaidoyer de la Fondation Gates : 3 piliers pour l’action
Briser le cycle de la pauvreté
L’élimination des MTN est présentée par la Fondation Gates comme un impératif qui dépasse le cadre strictement médical pour devenir une question de justice sociale et d’équité humaine. Thoko Elphick-Pooley a expliqué que la persistance de ces maladies au sein des couches les plus pauvres de la société n’est pas tolérable alors que les traitements et les méthodes de prévention existent et sont efficaces. L’action de la fondation vise à briser les barrières qui empêchent l’accès aux soins, en rappelant qu’aucune communauté ne doit être laissée pour compte. En ciblant ces maladies, l’objectif est de restaurer la dignité des patients et de permettre une relance économique à la base, car une population en bonne santé est le moteur indispensable de tout développement durable sur le continent africain.
Le média comme « acteur du changement »
Le rôle des professionnels des médias est désormais perçu comme fondamental et stratégique par la fondation Gates, qui voit en eux des acteurs du changement plutôt que de simples relais. En renforçant les capacités des journalistes à travers des réseaux comme le REMAPSEN, il devient possible de produire un journalisme de qualité, fondé sur des données probantes, capable de mettre en lumière les avancées scientifiques tout en donnant une voix aux personnes affectées. Mme Elphick-Pooley a insisté sur le fait que les médias ont le pouvoir d’interpeller les décideurs, de mobiliser les populations autour des campagnes de santé et, surtout, de lutter contre la désinformation qui fragilise souvent les efforts de terrain. Cette approche transforme le récit médiatique en un levier essentiel pour convertir l’engagement politique en impact sanitaire réel.
Passer du progrès fragile à l’élimination durable
Bien que des progrès remarquables aient été réalisés ces dernières années grâce à l’implication des gouvernements et des chercheurs, la représentante de la fondation Gates a averti que ces acquis demeurent fragiles et nécessitent une vigilance constante. Pour passer d’une gestion de la maladie à une élimination complète, il est crucial de maintenir une volonté politique renouvelée et de favoriser des récits humains et responsables qui amplifient l’espoir d’un avenir sans MTN. La Fondation Gates réaffirme son engagement à travailler aux côtés des organisations régionales et des partenaires techniques pour faire de cette vision une réalité, en s’assurant que chaque action concrète issue de ce Forum soit suivie d’effets durables pour les générations futures.
Un engagement réaffirmé pour l’équité
En conclusion, la participation de la fondation Gates à ce forum souligne une vision de la santé mondiale où l’information juste et accessible est le moteur de l’équité. Mme Thoko Elphick-Pooley a formé le vœu que les échanges de Cotonou inspirent des actions concrètes et renforcent les synergies entre tous les acteurs présents. L’engagement de la fondation reste total pour soutenir les réseaux de médias africains dans leur mission de promotion de la santé publique, afin que l’élimination des maladies tropicales négligées ne soit plus une simple ambition, mais une réussite historique du continent.













































































































































































































































































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