Une session de formation sur : « L’incompatibilité materno-Fœtale », s’est clôturée, ce 7 janvier à l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé (HGOPY), par la remise solennelle d’attestations aux participantes. Cette démarche, portée par l’ASFAC et son partenaire BSV, concrétise l’engagement vers une pratique actualisée et standardisée, où chaque certificat valide l’acquisition de protocoles vitaux pour prévenir la maladie hémolytique du nouveau-né.
L’amphithéâtre de l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé (HGOPY) était silencieux, captivé. Ce mercredi 7 janvier, des centaines de sages-femmes, l’attention aiguisée, absorbaient chaque mot du Dr Bekono Alain Jean Calvin. Le sujet était : « incompatibilité materno-Fœtale », mais l’enjeu, lui, était vital : prévenir la maladie hémolytique du nouveau-né, une pathologie sévère et pourtant évitable. Cette scène, loin d’être un simple séminaire, incarnait le nouveau cap que veut donner l’ASFAC à la profession au Cameroun : une pratique fondée sur une expertise scientifiquement mise à jour et rigoureusement appliquée. « Cette attestation n’est pas un simple papier. C’est la preuve que nous nous engageons à hisser notre pratique au niveau des standards qui sauvent des vies », a déclaré avec fermeté Annie Hortense Atchoumi, présidente nationale de l’ASFAC, en remettant les certificats de fin de formation. Son propos résume la philosophie d’action de l’association : transformer chaque formation en un outil concret d’amélioration des soins.
Ce terme, central dans la vision de la présidente, désigne un processus double. Il s’agit d’abord d’ancrer les pratiques dans les preuves scientifiques les plus récentes, en rupture avec une transmission parfois trop empirique. La session sur le Rhésus en est un archétype. « Le protocole enseigné, en parfaite adéquation avec les recommandations internationales de la FIGO et de l’ICM, n’est pas négociable », explique-t-elle. Il détaille avec précision l’administration d’une dose d’immunoglobuline anti-D entre la 28e et la 34e semaine de grossesse, puis une seconde dans les 72 heures post-accouchement si nécessaire. « Maîtriser ces délais, c’est maîtriser le sort de nombreux nouveau-nés. La science nous donne un cadre ; notre devoir est de l’appliquer avec exactitude. »
Ensuite, la formation continue passe par la systématisation et la multiplication des sessions de formation continues ciblées. L’ASFAC ne vise plus l’organisation ponctuelle de colloques, mais l’instauration d’un écosystème d’apprentissage permanent. Des partenariats stratégiques, comme celui noué avec le laboratoire BSV pour cette formation, sont développés pour garantir la qualité du contenu et la disponibilité des ressources. Chaque thème – de la prévention des hémorragies du post-partum à la prise en charge des urgences néonatales – est décortiqué, standardisé et diffusé à l’échelle nationale pour homogénéiser et élever le niveau de pratique partout sur le territoire.
Pour les sages-femmes sur le terrain, cette dynamique est une bouffée d’oxygène et une reconnaissance. « Nous sommes les premières sentinelles, les interlocutrices de premier recours. Pouvoir actualiser nos connaissances de façon aussi concrète nous redonne du pouvoir d’agir et de la légitimité », témoigne une participante. L’évaluation finale et la remise solennelle d’attestations, loin d’être une formalité, valident cette acquisition de compétences et renforcent le sentiment d’appartenance à une communauté professionnelle en marche vers l’excellence.
Le chemin est encore long, mais la direction est tracée. En faisant de la formation continue l’épine dorsale de son action, l’ASFAC, sous le leadership visionnaire d’Annie Hortense Atchoumi, ne se contente pas de former des praticiennes. Elle construit les fondations d’une maïeutique camerounaise modernisée, plus sûre, plus fiable et entièrement dédiée à la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Chaque session, chaque protocole maîtrisé, est un pas de plus vers cet horizon où chaque naissance sera entourée de l’expertise scientifique la plus aboutie.
Elvis Serge NSAA












































































































































































































































































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