D’après le Prof Pierre Joseph Fouda, la prise en charge des parturientes sans exiger les frais à l’avance en situation d’urgence, la disponibilité des kits d’accouchement et de césarienne ainsi que la présence des spécialistes à toutes heures à la maternité principale, favorisent la sollicitation de la maternité de cet hôpital. Les statiques du Ministère de la Santé publique révèlent d’ailleurs que cette formation hospitalière de 2ème catégorie, fait partir des hôpitaux où les femmes accouchent le plus au Cameroun.
Ce mercredi 08 septembre 2021, à la maternité de l’Hôpital central de Yaoundé (Hcy), Audrey Mabou, âgée de 24 ans a donné naissance à une jolie petite fille, aux premières heures de la matinée. « Nous sommes arrivés à l’hôpital, le 05 septembre vers 23 heures après de longues heures de contractions. Suite à une consultation en urgence et au vu de l’échographie, le Gynécologue a décidé de m’opérer en urgence. J’ai accouché par césarienne. Bref, j’ai été bien prise en charge et c’est trois jours après, que j’ai régler ma facture qui s’élève à 301 500 Fcfa », confie-t-elle avec le sourire aux lèvres.
Cet hôpital se présente de nos jours comme le dernier et meilleur recours pour les familles qui veulent accoucher sans stress. « Je suis de Batchenga, dans le département de la Lékié, région du Centre. Avant d’arrivée à l’Hôpital Central de Yaoundé, j’ai d’abord fait le tour des centres de santé qui sont dans mon village. C’est quand ils ont su qu’ils n’avaient pas un bon plateau technique, qu’ils m’ont référé à l’Hôpital central de Yaoundé. Quand je suis arrivée ici je n’avais plus d’argent, mais j’ai été surprise qu’on me prenne en charge sans me demander l’argent. C’est deux jours après mon accouchement qu’on m’a servi une facture qui s’élève à 61 210Fcfa », raconte la paysanne qui est à sa quatrième maternité.
Tout comme elle une vingtaine de femmes arrivent chaque jour au service de la maternité A et B de l’Hôpital central de Yaoundé, pour donner naissance. A en croire le Dr Félix Essiben, gynécologue-obstétricien, « c’est pratiquement le même nombre de femmes qui accouchent dans cet hôpital chaque jour ». Aujourd’hui, nous assistons à l’accouchement des femmes qui viennent de partout. Elles n’ont pas d’argent, mais, elles sont prises en charge. « Le vendredi ici, c’est comme le marché Mokolo. Les hôpitaux se débarrassent de leurs malades et toutes viennent à la maternité de l’Hôpital central de Yaoundé, parce qu’elles savent qu’elles seront prises en charge même si, elles n’ont pas d’argent. On nous a référé un cas de Nguelmedouga département du haut nyong région de l’Est. Et quand elles arrivent ici, elles n’ont plus d’argent. Elles ont déjà dépensé dans les petits centres de santé du quartier », regrette une infirmière à la maternité centrale.
Un hôpital social
Du fait de l’absence de Couverture Santé universelle, le Directeur de l’Hôpital central de Yaoundé (Hcy), le Pr. Pierre Joseph Fouda est constamment face à des dilemmes : les patientes de la maternité sont prises en charge et n’ont pas les moyens. Le Directeur de (Hcy) mobilise chaque jour, des cartons de médicaments pour sauver la vie des femmes enceintes. « Quand un cas grave arrive je me dirige vers lui, quand il me voit, il sort le carton de médicament prépayé, il me donne », confie la majore de la maternité. L’Hôpital central de la ville aux sept collines enregistre chaque année 4000 accouchements, avoue le Pr. Pierre Joseph Fouda, Directeur de l’Hôpital central de Yaoundé. Dans cette formation sanitaire, l’accouchement est accessible à tous.
Les prix accessibles
L’accouchement normal coûte 33 500Fcfa, avec les actes d’infirmiers, la facture monte à 43 700Fcfa. Par contre un accouchement par césarienne s’élève à 131 800Fcfa à l’Hôpital Central de Yaoundé. Il y a également un kit d’accouchement. Mais le kit d’accouchement s’achète à la pharmacie. En ce qui concerne les accouchements normaux, il n’y a généralement pas de problème. Les améliorations du taux de mortalité chez les nourrissons et les enfants de moins de 5 ans sont les principaux facteurs qui contribuent à l’allongement de l’espérance de vie dans le monde en développement.
Pour subvention de l’accouchement
L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) déclare que la couverture santé universelle consiste à veiller à ce que l’ensemble de la population ait accès aux services préventifs, curatifs, palliatifs, de réadaptation et de promotion de la santé dont elle a besoin et à ce que ces services soit de qualité suffisante pour être efficaces, sans que leur coût n’entraîne des difficultés financières pour les usagers. Cette définition contient trois objectifs de la couverture universelle, liés entre eux: l’accès équitable aux services de santé tous ceux qui ont besoin des services de santé, quels que soient leurs moyens financiers, doivent pouvoir y accéder; la qualité les services de santé doivent être d’une qualité suffisante pour améliorer la santé de ceux qui en bénéficient; la protection financière le coût des soins ne doit pas exposer les usagers à des difficultés financières.
Elvis Serge NSAA












































































































































































































































































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