18 millions de personnes souffrent de faim aigue et 5millions de personnes vivent dans une situation d’urgence liée à la faim, selon l’Organisation Mondiale de la Santé.
La guerre dévastatrice qui a entamé son sixième mois au Soudan depuis le 15 Juillet 2024 a causé le déplacement de 10 millions de soudanais dont 8 millions à l’intérieur du pays, d’après le Haut-Commissariat des Réfugiés. Les agriculteurs n’ont pas été épargnés par cette situation puisqu’ils ont été chassés de leur terre, entrainant ainsi une conséquence inévitable : celle de la mise en péril de la récolte des deux saisons précédentes. Depuis cet évènement malheureux, ce pays d’Afrique de l’Ouest ne cesse de vivre dans la crainte de manquer demain ou après-demain de quoi manger.
En effet, après le secteur médical soudanais, les agriculteurs sont les nouvelles victimes des malversations des forces de soutien rapide (FSR) qui se concentrent principalement dans les deux Etats agricoles d’al-Jazirah et de Sennar.
Dans un communiqué rendu publique Dimanche dernier, les jeunes des comités du quartier de la capitale de l’Etat d’al-Jazirah nés en 2019 donnent l’alerte : ils dénoncent les exactions des forces de soutien rapide faites à l’endroit des agriculteurs d’un Etat en plein cœur du Soudan nommé al-Jazeera. Il faut noter que, cet Etat est un espace riche en terrains agricoles, mais qui est malheureusement tombé entre les mains des forces de soutien rapide lors du mois de décembre dernier.
Toujours selon ce communiqué, les forces de soutien rapide ont pillé et saccagé de leur propre volonté les infrastructures, mais aussi les matériels des agriculteurs. Leur but serait alors d’opérer « un changement démographique dans cet état ». De nombreux projets ont succombés à ces actes barbares ; et les plus flagrants concernent les grands espaces agricoles de Al Rahd qui ont également été saccagés, ou encore la première raffinerie de l’usine de sucre inaugurée depuis 1977, qui a dans la même veine, été détruite par ces forces de soutien rapide.
Aussi, les agriculteurs de cette localité, ou encore ceux des villages environnants, à la frontière avec l’Ethiopie, qui sont menacés de se faire frapper ou torturer sans aucune vergogne par les forces de soutien rapide préfèrent largement fuirent leurs terres, prenant ainsi le risque de perdre les toutes prochaines récoltes alors que le Soudan tient sur un fil au bord de la famine.
Charone DONGMO Stg/rfi Afrique











































































































































































































































































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