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PANORAMA

Ngaoundéré : lorsque des patients abandonnent les soins

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Au service de santé mentale de l’Hôpital régional de Ngaoundéré, des cas d’abandon de protocole de soins sont réguliers. Selon le chef du service, le nom respect du protocole de soins est à l’origine des complications dans la prise en charge.

Au service de santé mentale et addictologie de l’hôpital régional de Ngaoundéré, le non-respect des protocoles de soins par les patients pose un défi majeur. Ce qui pousse parfois le soignant à prendre des décisions drastiques et contraignantes vis-à-vis du patient. L’objectif étant sa guérison. Selon le chef de ce service, madame Simen Woumbuwou Edwige épouse Ngouh, une grande proportion des malades abandonne prématurément leur traitement, compromettant sérieusement leurs chances de récupération.

Les causes de ces abandons sont multiples. Le stigma persistant autour de la santé mentale dissuade de nombreux patients de poursuivre leur suivi. « Il m’arrive de m’emporter face à des malades qui ne respectent pas le traitement et les rendez-vous », explique le chef de service. Pourtant, les spécialistes en santé mentale sont rares dans la région. « Les familles n’accompagnent pas assez les personnes souffrantes des maladies mentales. Parfois on associe cela à de la sorcellerie. Ce qui fait que très peu de personnes admettent que les troubles mentaux puissent se soigner à l’hôpital », commente Landry, étudiant en psychologie.

Entre-temps, en milieu jeune, bon nombre d’entre eux se livrent à la consommation des produits psychotropes. Chose que dénonce la société civile. « L’accès facile aux drogues et autres breuvages est l’origine de la consommation accrue de ces derniers. Des actions de sensibilisation de masse auprès des jeunes non scolarisés doivent accompagner ce que font les enseignants dans les lycées et collèges », estime Abd-El Salami, pair éducateur.

Les conséquences sont dramatiques. Les risques de rechute sont légion et la durée des hospitalisations se trouve être prolongée. « Cela complique non seulement la récupération individuelle, mais surcharge aussi nos services déjà sous-dotés », insiste le Docteur Palaï, en service dans le même hôpital.

En dehors de l’abandon des soins et du non-respect des protocoles, les idées reçues et les stéréotypes autour de la santé mentale persistent et constituent une réelle menace pour la récupération des malades déjà sous soin.

Une situation que regrette le personnel soignant qui se dit disposé alors que les patients eux, prennent le large. En attendant une meilleure thérapie, la question d’abandon de soin et du non-respect du protocole continue de menacer les chances de guérison des malades au service de santé mentale et d’addictologie de l’Hôpital régional de Ngaoundéré.

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Jean Besane Mangam qui cumule plus de 5 ans d’expérience. Titulaire d’un Master en Histoire et d’un certificat en documentation et archivistique, et correspondant de Echos Santé dans l’Adamaoua depuis 2020. Il a à son actif plusieurs certifiants en journalisme et le fact-checking dont Africa Fact Checking fellowship, Desinfox Afrique Cameroun, Code for Africa et Internews (vaccins et grands singes). Boursier de la Thomson Reuters Foundation / Fonds Mondial, Dakar 2024 mais aussi lauréat de plusieurs prix, Banque Mondiale en 2018, CDC/ Épicentre/CCOUSP en 2021 et Victoria International Media Merit Award en 2022.

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