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Paludisme : Cette maladie demeure la première cause de consultation et d’hospitalisation

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Le paludisme est responsable de 14% à 17% des décès en milieu hospitalier, avec 4 000 à 6 000 décès rapportés annuellement.

Les enfants de moins de 5 ans constituent la tranche d’âge lourdement affectée, avec 29 décès liés au paludisme pour 100 000 enfants de moins de 5 ans, contre 6 décès pour 100 000 personnes de 5 ans, et 5 décès pour 100 000 personnes de plus de 5 ans, et 5 décès pour 100 000 femmes enceintes.

Ces chiffres ont été révélés lors d’une déclaration de presse prononcée par le ministre de la Santé publique, Malachie MANAOUDA, ce 24 avril 2025, à Yaoundé.

« Sept vies fauchées en un mois ». C’est le cri du cœur de Flore, mère de famille de Yaoundé, dont le témoignage glaçant a résonné comme un uppercut en plein discours du ministre de la Santé Publique, Malachie MANAOUDA, ce 24 avril 2025. En octobre 2022, l’impensable s’est produit : les sept membres de sa famille, enfants et adultes, ont été terrassés par le paludisme en l’espace de quelques semaines seulement. La spirale infernale des traitements coûteux – injections, perfusions à 5 000 FCFA l’unité, sirop pour son bébé de 15 mois – a englouti ses économies, la laissant au bord du gouffre et hantée par la peur de perdre un enfant. Son récit poignant illustre avec une brutalité saisissante le fardeau financier et émotionnel que le paludisme impose à d’innombrables familles camerounaises. Pourtant, au milieu de cette sombre réalité, une lueur d’espoir a percé. L’arrivée du vaccin antipaludique fin 2023 a été accueillie par Flore comme une bouée de sauvetage.

Le témoignage de Flore, loin d’être un cas isolé, met en exergue l’urgence de la situation. Face à ce fléau qui demeure la première cause de consultation et d’hospitalisation dans les formations sanitaires du Cameroun.  En effet, le paludisme est responsable de 14% à 17% des décès en milieu hospitalier, avec 4 000 à 6 000 décès rapportés annuellement. « Les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes sont les plus touchés par cette maladie », a ajouté le Minsanté, mettant en avant la vulnérabilité de ces groupes. C’est pourquoi, il est essentiel de renforcer les efforts de prévention et de prise en charge pour protéger ces populations. Pour cela, le gouvernement camerounais a mis en place plusieurs mesures, notamment la distribution gratuite de moustiquaires imprégnées, les pulvérisations intra-domiciliaires d’insecticides, l’assainissement du milieu et le traitement préventif intermittent pour les femmes enceintes. « Nous avons également amélioré l’accès aux soins en rendant disponibles les tests de dépistage rapide dans tous les centres de santé et en assurant la gratuité des médicaments pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes », a souligné le Ministre.

En outre, le Cameroun a introduit des moustiquaires de nouvelle génération et le vaccin anti-paludisme dans certaines formations sanitaires, dans le but de renforcer les outils de prévention et de traitement. « Ces innovations sont cruciales pour lutter contre le paludisme, car elles nous permettent de mieux cibler les populations à risque et de réduire la transmission de la maladie », a expliqué le Ministre.

Cependant, pour que ces efforts soient couronnés de succès, il est essentiel de mobiliser tous les acteurs de la société. « La lutte contre le paludisme nécessite une approche multisectorielle, impliquant le secteur de la santé, de l’assainissement, de l’éducation, de la recherche, le secteur privé, les collectivités territoriales décentralisées, la société civile et les médias », a insisté le Ministre. En effet, chaque acteur a un rôle à jouer dans la prévention et la prise en charge du paludisme, qu’il s’agisse de sensibiliser les populations, de fournir des services de santé ou de soutenir les efforts de recherche.

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Malheureusement, la suspension temporaire de l’aide financière des États-Unis pourrait avoir un impact négatif sur les programmes de lutte contre le paludisme. « Nous appelons à une mobilisation accrue des ressources nationales pour compenser ce manque et assurer la continuité de nos efforts », a conclu le Ministre. En effet, il est essentiel de maintenir les efforts de prévention et de prise en charge pour protéger les populations contre le paludisme, malgré les défis financiers.

Le paludisme demeure un fléau qui persiste au Cameroun, avec des conséquences graves pour la santé publique. Cependant, avec la mise en place de mesures de prévention et de prise en charge, l’introduction d’innovations et la mobilisation de tous les acteurs de la société, il est possible de réduire la transmission de la maladie et de protéger les populations à risque. « Nous devons réinvestir, réimaginer et raviver nos efforts pour mettre fin au paludisme », a lancé le Ministre, appelant ainsi à une mobilisation générale pour éradiquer cette maladie.

Elvis Serge NSAA

 

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