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Paludisme : les défis de la lutte contre le paludisme malgré les contraintes financières.

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Le Cameroun a observé le 25 avril dernier, la journée mondiale de lutte contre cette maladie. Dans l’Adamaoua, l’on maintient le déploiement en dépit des difficultés financières.

Dans les formations sanitaires de la région de l’Adamaoua, le paludisme est de loin la première cause de consultation et d’hospitalisation, surtout les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. A l’Hôpital régional de Ngaoundéré par exemple, au premier semestre de l’année 2025, le paludisme représentait 13% des cas de consultations. Ce qui le place en tête des cas, car ses poursuivants enregistrent 7%. Il s’agit notamment des accidents de la voie publique et des pathologies liées à la santé de la femme. Cet état de chose fait du paludisme la maladie la plus endémique dans cette partie du pays.

Il y a deux ans, le Programme Elargi de Vaccination (Pev) a introduit le vaccin contre le paludisme dans son calendrier. Dans l’Adamaoua, 4 districts étaient concernés, Djohong, Meiganga, Ngaoundal et Tibati. Selon le coordonnateur régional du Programme national de lutte contre le paludisme dans la région, docteur Nadine Fando, ce choix a été justifié par l’incidence de cette maladie dans ces districts. De nos jours, malgré cette introduction, le paludisme continue de menacer la vie des populations, surtout celle des femmes enceintes et des enfants de moins de 5 ans. Depuis cette introduction, la région a continué de notifié des cas. « L’année dernière, le paludisme a constitué 36% des motifs de consultation dans les formations sanitaires de la région de l’Adamaoua. En termes d’incidence, on a pu rapporter 107 cas de paludisme pour 1 000 habitants et 9 décès pour 100 000 habitants en ce qui concerne la mortalité. De façon générale, le taux d’incidence est resté stable. On peut même dire qu’il a légèrement diminué par rapport à l’année 2024, où nous étions à 112 cas de paludisme pour 1 000 habitants», explique-t-elle, avant se féliciter des résultats obtenus. « Mais nous avons connu une réduction de l’ordre de 45% des cas de décès. Jusqu’à l’année dernière, nous étions à 18 cas de décès. Cette année au premier trimestre, nous sommes à 9 cas ».

Défis dans un contexte de rareté de financement.            

Depuis le retrait de l’aide américaine aux programmes de lutte contre le vih/sida, la tuberculose et le paludisme, la lutte contre cette maladie connait des difficultés. Sur le terrain, moins d’activités sont organisées dans les regions, comme c’est le cas pour cette edition de la journée mondiale de cette maladie. Les agents de santé communautaire qui, à travers les Visites à Domicile (VAD) contribuent énormément à la lutte. Malheureusement, ces derniers font régulièrement face à des retards de paiement. Ce qui compromet parfois l’atteinte des objectifs et des indicateurs de santé. Le docteur Nadine Fando reste optimiste tout en tendant la main  de nouveaux partenaires pour cette lutte.

En dehors de la vaccination, l’autre challenge de la lutte contre le paludisme est l’appropriation pour les populations de la region, de l’utilisation correcte des Moustiqaires et surtout l’hygiène environnementale.

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Jean Besane Mangam qui cumule plus de 5 ans d’expérience. Titulaire d’un Master en Histoire et d’un certificat en documentation et archivistique, et correspondant de Echos Santé dans l’Adamaoua depuis 2020. Il a à son actif plusieurs certifiants en journalisme et le fact-checking dont Africa Fact Checking fellowship, Desinfox Afrique Cameroun, Code for Africa et Internews (vaccins et grands singes). Boursier de la Thomson Reuters Foundation / Fonds Mondial, Dakar 2024 mais aussi lauréat de plusieurs prix, Banque Mondiale en 2018, CDC/ Épicentre/CCOUSP en 2021 et Victoria International Media Merit Award en 2022.

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