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Profession médico-sanitaire : 50 000 professionnels de santé en quête de reconnaissance légale

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L’Association nationale des institutions privées d’enseignement supérieur (ANIPES) et l’Association nationale du personnel médico-sanitaire de l’enseignement supérieur (PMS-SUP) appellent à une écoute bienveillante et à un dialogue constructif pour débloquer cette situation et permettre à cette génération de soignants de mettre enfin son expertise au service de la population.

À l’occasion d’une réunion de son Bureau Exécutif, l’association PMS-SUP a affûté ses stratégies pour l’année 2026, avec un objectif clair : faire reconnaître les droits de ses membres

« Une société qui ne reconnaît pas ses compétences se prive de sa propre vitalité. » Cette maxime trouve un écho amer dans le destin des près de 50 000 professionnels médico-sanitaires formés par les établissements privés d’enseignement supérieur au Cameroun, aujourd’hui empêchés d’exercer légalement. Alors que le système de santé camerounais manque cruellement de bras qualifiés, une génération entière de talents se retrouve dans un angle mort administratif. Pour sortir de cette impasse, l’Association Nationale du Personnel Médico-Sanitaire de l’Enseignement Supérieur (PMS-SUP) se structure, avec le soutien de l’Association Nationale des Institutions Privées d’Enseignement Supérieur (ANIPES), pour porter un plaidoyer fort et urgent.

Une union face à une « double impasse »

À l’occasion d’une réunion de son Bureau Exécutif, l’association PMS-SUP a affûté ses stratégies pour l’année 2026, avec un objectif clair : faire reconnaître les droits de ses membres. « Ces jeunes font face à une double impasse : ils ne peuvent pas exercer légalement et ne sont pas admis à l’ordre professionnel compétent. Pourtant, rien dans la loi ne les en empêche », alerte Gabriel Djankou Nkuissi, Secrétaire exécutif national de l’ANIPES. Pour ces formateurs, l’accompagnement de cette jeunesse diplômée relève d’une « obligation morale ». L’ANIPES promet un soutien en conseils, logistique et financements pour aider l’association à mener son combat dans un cadre républicain et légal.

50 000 voix pour une seule cause : l’intégration

Face à ce gâchis national, la réponse s’organise autour d’une mobilisation massive. « Nous sommes 50 000 professionnels qui ne peuvent pas rester en marge. Nous devons faire partie du débat et de la solution », affirme Dzermo Mark, Coordonnateur national du PMS-SUP**. Leur argument est imparable : alors que les hôpitaux publics souffrent d’une pénurie criarde de personnel, des dizaines de milliers de compétences certifiées sont tenues à l’écart, bloquées par une exigence d’adhésion à un ordre professionnel qui les rejette.

La stratégie repose sur l’unité et le dialogue. « La première chose, c’est l’union. […] Nous pourrons, d’une seule voix, dialoguer avec le gouvernement, avec l’Ordre, et avec le ministère de la Santé », explique Dzermo Mark. Cette unité transcende les clivages entre public et privé, visant à présenter un front commun pour une cause d’intérêt national.

Promouvoir, défendre et valoriser un métier

La mission de l’association, portée par ses membres comme Longtsi Statua Ariane, son Secrétaire Général, est triple : « encourager les jeunes diplômés à intégrer l’association pour défendre et valoriser nos droits », promouvoir la profession et créer une solidarité entre les acteurs. Il s’agit de transformer un statut précaire en une force collective capable de négocier et de faire évoluer les textes.

L’enjeu dépasse la simple insertion professionnelle. Il touche à l’efficacité du système de santé camerounais et à la justice sociale pour des milliers de familles ayant investi dans des formations. En cette année 2026, le dialogue que ces associations souhaitent instaurer avec les pouvoirs publics sera un test crucial de la capacité du Cameroun à valoriser l’ensemble de son capital humain pour relever ses défis sanitaires.

E.S.N

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