A l’occasion de la Journée mondiale des enfants en situation de rue, célébrée le 12 avril, les initiatives en faveur de la protection et la réinsertion de ces jeunes vulnérables ont été mises en lumière au Cameroun. A Yaoundé comme à Douala, associations, centres d’accueil et organisations de la société civil multiplient les actions pour répondre à un phénomène toujours préoccupant dans les grandes villes.
Dans les principales villes du pays, de nombreux enfants vivent encore dans la rue ou en situation de grande précarité. Les causes sont multiples : pauvreté des ménages, violences intra-familiales, abandon scolaire, décès ou séparation des parents, ou encore migrations internes sans accompagnement. Ces enfants, souvent livrés à eux-mêmes, sont exposés à des risques importants tels que l’exploitation, la délinquance, les maladies ou encore l’absence de suivi scolaire et administratif.
Face à cette réalité, plusieurs structures jouent un rôle clé dans la prise en charge et la réinsertion de ces enfants. Le Centre Edimar, actif notamment à Yaoundé, se consacre au retrait des enfants de la rue et à leur accompagnement global. Il propose un encadrement incluant la scolarisation, le suivi médical, le soutien psychosocial ainsi que la formation professionnelle. L’objectif est de redonner à chaque enfant une chance de reconstruire un projet de vie stable et durable.
De son côté, le Foyer de l’Espérance constitue l’un des acteurs historiques de la protection de l’enfance au Cameroun. Depuis plusieurs décennies, cette institution accueille des enfants en difficulté, assure leur prise en charge éducative et mène des actions de médiation familiale. Des équipes d’éducateurs travaillent également directement sur le terrain afin de maintenir le contact avec les enfants vivant encore dans la rue et de favoriser progressivement leur retour vers des structures adaptées.
Au-delà de l’action sociale, la sensibilisation reste un pilier essentiel. Des conférences-débats, campagnes de plaidoyers et activités éducatives sont régulièrement organisées dans les universités, notamment à l’ESSTIC, avec la participation d’associations comme l’AJADD. Ces initiatives visent à interpeller l’opinion publique sur les causes profondes du phénomène et sur la nécessité des solutions durables et coordonnées.
Par ailleurs, les organisations soulignent la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention, notamment à travers l’éducation, le soutien aux familles vulnérables et l’accès au services sociaux de base. La réinsertion familiale reste un objectif central, bien que parfois complexe en raison des ruptures sociales.
Alors que les initiatives se multiplient, les acteurs appellent à une mobilisation plus forte et concertée de l’Etat, des ONG et des communautés locales afin d’offrir à ces enfants non seulement une protection immédiate, mais aussi de réelles perspectives d’avenir.












































































































































































































































































