Entre poussière et chaleur intense, ils sont exposés à divers risques sanitaires parfois invisibles qui affectent leur santé, leurs conditions de travail, ainsi que leurs marchandises.
Il est 10 heures du matin lorsque Solène installe son comptoir de fruits au carrefour Nsam dans la ville de Yaoundé. Elle exerce cette activité depuis quelques années déjà et comme chaque saison, elle fait face aux difficultés liées aux variations du climat. « Durant la saison sèche, les oranges n’ont pas de jus. Elles sont certes sucrées mais elles manquent d’eau. Ce qui fait perdre des clients, seuls ceux qui en connaissent les valeurs nutritives me font encore la recette » explique-t-elle. Elle est également affectée sur le plan sanitaire. « Je suis tout le temps déshydratée, ma peau perd de son éclat et j’ai constamment des violents maux de tête, » se plaint-elle. Et son cas n’est pas isolé. Moussa nous confie : « À cause de la poussière durant la saison sèche, je souffre de déshydratation et j’ai très souvent la grippe. »
Toutefois, ces commerçants sédentaires disent se tourner vers des vendeurs de médicaments pour se soigner parce que selon eux, le climat bien qu’il ne soit pas favorable, ne devrait pas les empêcher de poursuivre leurs activités.
Onella Zanga/Stg












































































































































































































































































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