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41ème Journée internationale de la femme : Le top 30 des femmes leaders en santé au Cameroun en 2026

Email : 296

1-Dre Chantal Tankoua Sunou : la dentiste qui a réinventé le sourire du Cameroun

La Dre Chantal Tankoua Sunou vient d’être sacrée « Femme de l’Année en Santé ».

Dre Chantal Tankoua Sunou, Présidente de l’Ordre National des Chirurgiens-Dentistes du Cameroun (ONCDC).

Il y a des vies qui ressemblent à des romans d’apprentissage. Celle de la Dre Chantal Tankoua Sunou commence à Douala le 27 juin 1960, aux premières lueurs de l’indépendance camerounaise. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, son nom s’inscrit en lettres d’or dans le panthéon des grandes dames de la santé africaine. Distinguée « Femme de l’Année en Santé » quelques semaines avant ce 8 mars, elle incarne un leadership féminin d’exception.

Dans les années 1980, Chantal Tankoua traverse la Méditerranée pour intégrer la prestigieuse Faculté de Médecine de Montpellier. À l’issue de son cursus, elle est sacrée Major de sa promotion, un exploit pour une étudiante étrangère. Diplômes en poche, elle choisit délibérément de rentrer au pays. L’année 2000 marque un tournant avec la création du Cabinet Dentaire de Bastos, devenu une institution rayonnant bien au-delà des frontières camerounaises.

Spécialisée dans la réhabilitation maxillo-faciale complexe, elle a introduit au Cameroun des techniques de pointe comme la planification numérique et la chirurgie guidée. Pionnière, elle s’est appropriée l’hydro-climatologie médicale, exploitant les propriétés thérapeutiques des eaux pour traiter les parodontopathies sévères. Depuis sa première élection à la présidence de l’Ordre National des Chirurgiens-Dentistes du Cameroun en 2014, elle n’a cessé de réformer. Sa réélection triomphale en 2023 témoigne de la confiance de ses pairs.

Son combat emblématique ? La lutte contre l’exercice illégal de la dentisterie. Elle a instauré la formation continue obligatoire et œuvré pour l’intégration de la santé bucco-dentaire dans la Couverture Santé Universelle. Son ambition dépasse les frontières : elle est une cheville ouvrière du Prix Africain du Leadership en Santé. Consciente des barrières financières, elle a initié des cliniques mobiles offrant des soins gratuits aux populations vulnérables.

Femme, épouse, mère de famille, cheffe d’entreprise, elle incarne une force tranquille qui rassure et inspire. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, le Cameroun dit merci à celle qui répare les sourires et bâtit l’avenir. Le sacre de la Dre Chantal Tankoua Sunou transcende la distinction honorifique : il consacre un modèle de leadership où l’expertise, l’éthique et l’humanisme s’allient pour bâtir une santé plus juste.

2-Dr. Francisca Hongla Biaka : A Leading Woman in Healthcare and Education

Grand Officer of the Order of Valour, Vice Chancellor of Biaka University, and CEO of PAN ELECTRIC, she embodies African women’s leadership.

Dr.  Hongla Francisca Biaka is a Cameroonian businesswoman, entrepreneur, and leader with a long and distinguished career in both the private and public sectors. 

As the world celebrates International Women’s Day on March 8, 2026, one Cameroonian woman stands tall among the giants of leadership and social impact. Dr. Francisca Hongla Biaka, Vice Chancellor of Biaka University Institute of Buea (BUIB) and Chairman/CEO of PAN ELECTRIC ENTERPRISES LTD, embodies the very essence of this celebration. From London’s oil trading floors to the hills of Buea where she shapes young minds, her journey is a testament to what African women can achieve.

Born in Limbe in the early sixties, Dr. Biaka has built a distinguished career spanning healthcare, education, energy, and business administration. The year 2025 brought one of the most significant recognitions in her illustrious career. On May 20, 2025, during the National Day celebrations in Buea, she was elevated to the dignity of Grand Officer of the Order of Valour, one of the highest civilian honors in Cameroon. This elevation culminated years of distinguished service previously recognized with the Knight, Officer, and Commander of the Order of Valour, the Gold Labour medal, and an Honorary Doctorate from the University of Essex.

Her entrepreneurial spirit was forged in international finance. Her early career with Trafigura Ltd and Marc Rich Investment Ltd in London, where she handled oil trading volumes exceeding US$60 million, honed her negotiation skills. This global exposure now serves her as CEO of PAN ELECTRIC ENTERPRISES LTD, which has contributed significantly to Cameroon’s infrastructure development, including the electrical installation of the Credit Foncier du Cameroun building.

Her passion for education led her to establish BUIB in 2016. Guided by the slogan “The Audacity To Be Different,” BUIB has grown into one of the largest schools for healthcare professionals over 25. The year 2025 was landmark: BUIB was crowned Best Higher Institute in the South West Region at the CENPA Awards and Best Nursing Training Institution at the African Health Leadership Awards. Historic partnerships were signed with CHUY and the institution now hosts a Fulbright Scholar.

On February 4, 2026, Dr. Biaka led the Dr. Biaka Memorial Foundation in commemorating World Cancer Day at BUIB, demonstrating her unwavering commitment to community health. As Cameroon celebrates International Women’s Day 2026, Dr. Francisca Hongla Biaka stands as an inspiration: a Grand Officer, an entrepreneur, an educator, and a woman whose life’s work continues to transform her nation.

3-Dre Marie Solange Ndom Ebongue : La cardiologue qui a brisé le plafond de verre de l’Hôpital Laquintinie

Depuis le 31 décembre 2024, la Dre Marie Solange Ndom Ebongue est la première femme à diriger l’Hôpital Laquintinie de Douala

La Dre Marie Solange Ndom Ebongue, Directrice Générale de l’Hôpital Laquintinie de Douala.

Il y a des destins qui semblent écrits pour bousculer les certitudes. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, la Dre Marie Solange Ndom Ebongue incarne avec éclat cette conquête silencieuse de l’égalité. Depuis le 31 décembre 2024, elle est la première femme à diriger l’Hôpital Laquintinie de Douala depuis sa création en 1931. Quatre-vingt-treize ans d’histoire, dix-sept directeurs successifs, tous des hommes. Puis est venue elle.

Née le 30 octobre 1980 à Yaoundé, originaire de Yingui, elle intègre la prestigieuse Faculté de Médecine de Yaoundé I où elle décroche son doctorat. Elle obtient une bourse pour le Maroc et rejoint le CHU de Rabat pour un Diplôme d’Études Spécialisées en cardiologie. De retour au Cameroun, elle poursuit sa quête d’excellence avec un Diplôme Inter-Universitaire en biostatistique.

C’est en 2014 qu’elle pose ses valises à l’Hôpital Laquintinie. Pendant dix ans, elle gravit tous les échelons : Chef de service de cardiologie, puis Conseiller médical. Parallèlement, elle est Chargée de cours à l’Université de Douala. L’année 2020 marque un tournant. Pendant la pandémie de Covid-19, elle est Chef de centre adjoint du Centre Spécialisé de Prise en Charge à Douala. Sa conduite héroïque lui vaut le “Prix du Courage Féminin” décerné par la Chambre Américaine du Commerce.

Le 31 décembre 2024, un décret du Premier ministre la nomme Directrice de l’Hôpital Laquintinie. Elle officialise sa prise de fonctions le 13 janvier 2025. L’année 2025 est placée sous le signe des réformes : modernisation des services de cardiologie, digitalisation des processus, formation continue du personnel. Au-delà de ses responsabilités, elle préside l’association Médecins du Cameroun

4-Dre HAMAN née NGAKO PAMEN Joelle Nounouce : l’économiste de la santé qui veille sur le patrimoine du Minsanté

Distinguée meilleur directeur de l’administration centrale aux Cameroon Healthcare Awards 2024, la Dre Bouba Haman incarne l’excellence discrète.

Dre HAMAN née NGAKO PAMEN Joelle Nounouce, Directrice des Ressources Financières et du Patrimoine au ministère de la Santé publique.

Il y a celles qui dirigent, et celles qui transforment. La Dre Bouba Haman appartient à cette seconde catégorie. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé met à l’honneur cette Directrice des Ressources Financières et du Patrimoine au ministère de la Santé publique, distinguée meilleur directeur de l’administration centrale aux Cameroon Healthcare Awards 2024.

Rien ne prédestinait la jeune Joëlle Nounouce Ngako Pamen à devenir l’une des hautes responsables les plus respectées du MINSANTE. Après des études secondaires brillantes, elle s’oriente vers les sciences économiques, comprenant que la santé des populations dépend aussi de ceux qui savent optimiser les ressources rares. Elle décroche un PhD en santé publique, option économie de la santé, à la Faculté de médecine de Yaoundé I.

Sa thèse, “Le fardeau du paludisme au Cameroun : une analyse épidémiologique et économique”, est fondamentale dans un pays où le paludisme reste une première cause de mortalité. Ce travail, salué par ses pairs, constitue un apport significatif à la lutte contre le paludisme en Afrique centrale, démontrant que l’économie de la santé est un outil essentiel pour sauver des vies.

Forte de cette double compétence, elle intègre le ministère et est nommée Directrice des Ressources Financières et du Patrimoine. Sa mission : veiller à la gestion optimale des ressources financières et du patrimoine de l’institution sanitaire la plus stratégique du pays. Elle modernise les procédures, digitalise les processus, sécurise les dépenses.

Le 20 novembre 2024, au Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé, lors des Cameroon Healthcare Awards, elle est sacrée meilleur directeur de l’administration centrale. Cette distinction consacre plusieurs années de travail acharné. Derrière une apparente discrétion, ses collègues découvrent une femme d’une intelligence et d’une efficacité redoutables. Son dynamisme a permis de moderniser la gestion du patrimoine du ministère.

En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, le parcours de la Dre Bouba Haman résonne comme un message d’espoir pour toutes les jeunes Camerounaises aspirant à des carrières scientifiques et administratives. Derrière l’élégance se cache une travailleuse acharnée, une intellectuelle rigoureuse. En ce 8 mars 2026, rendons hommage à celle qui veille avec brio sur le patrimoine du Minsanté.

5-

Pre Rose Ngono Mballa Epse ABONDO

 La sentinelle camerounaise qui protège la santé des populations

La Pre Rose Ngono Mballa épouse Abondo, Directrice générale du LANACOME, est la gardienne de l’intégrité pharmaceutique du Cameroun.

Pre Rose Ngono Mballa épouse ABONDO, Directrice générale du LANACOME.

Elles ne se voient pas, ne se touchent pas, mais leurs conséquences peuvent être mortelles. Les faux médicaments, fléau silencieux, ont trouvé une adversaire à la mesure du péril. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé met en lumière la Pre Rose Ngono Mballa, épouse ABONDO, Directrice générale du Laboratoire National de Contrôle des Médicaments et des Produits Alimentaires (LANACOME), gardienne de l’intégrité pharmaceutique du Cameroun.

Tout commence par une vocation précoce. Née au Cameroun, Rose Ngono Mballa traverse la Méditerranée pour parfaire sa formation. En 1988, elle décroche son doctorat en pharmacie à la Faculté de pharmacie de Marseille. Sa thèse sur l’érythropoïétine pose les jalons d’une carrière dédiée à la rigueur scientifique. De retour au pays, elle obtient en 1993 un doctorat de 3e cycle en biochimie, puis son PhD en 2021, avant d’être habilitée Maître de Conférences en 2023.

Avant de prendre les rênes du LANACOME en 2015, elle a gravi tous les échelons. De 1995 à 1998, elle est Directeur de la pharmacie au ministère de la Santé publique. Son expertise est sollicitée par l’OMS, où elle officie comme conseillère pour l’Afrique de 1999 à 2011. De retour au pays, elle est nommée Inspecteur de santé publique avant de diriger le LANACOME. Parallèlement, elle mène une carrière académique brillante, devenant en 2017 Chef du Département de Pharmacologie et de Médecine traditionnelle.

Sous sa direction, le LANACOME devient un acteur central de la sécurité sanitaire. En 2025, elle signe des accords majeurs avec la Direction Européenne de la Qualité du Médicament et l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament française. En 2018, elle est lauréate du Prix de la pharmacienne francophone décerné par l’Académie nationale de pharmacie de France. En 2021, elle figure parmi les “80 femmes influentes du Cameroun”.

Au-delà des hautes fonctions, la Pre Rose Ngono Mballa, épouse Abondo reste une enseignante dans l’âme, formant des générations de jeunes pharmaciens. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, le Cameroun s’enorgueillit de compter parmi ses filles cette scientifique d’exception. La sentinelle veille. Et grâce à elle, des millions de Camerounais peuvent avoir confiance dans les médicaments qu’ils consomment.

6-Professeure Dora Mbanya : La dame de fer qui a fait du sang son combat pour la vie

La Pre Dora Mbanya, Directrice générale du Centre National de Transfusion Sanguine, est une figure internationale de l’hématologie.

La Pre Dora Mbanya, Directrice générale du Centre National de Transfusion Sanguine.

Le sang, c’est la vie. Cette évidence, au Cameroun, se heurte encore à des réalités culturelles tenaces. Chaque année, les hôpitaux ont besoin de 400 000 poches de sang pour faire face aux urgences. Face à ce défi titanesque, une femme se dresse depuis des décennies. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, la Professeure Dora Mbanya, Directrice générale du Centre National de Transfusion Sanguine, incarne l’excellence féminine au service de la santé publique.

Née Dora Ngum Shu le 13 décembre 1956 dans le Nord-Ouest, elle grandit dans un environnement où l’éducation est érigée en valeur suprême. Après le prestigieux lycée Saker Baptist College de Limbe, elle intègre le Centre Universitaire des Sciences de la Santé de Yaoundé. En 1982, elle est diplômée Docteur en Médecine. Sa soif d’apprendre la mène à l’Université de Newcastle upon Tyne, où elle décroche un PhD en Médecine/Hématologie. Elle se perfectionne ensuite en Médecine Transfusionnelle en Côte d’Ivoire.

De retour au Cameroun, elle gravit tous les échelons, devenant Professeure titulaire d’Hématologie à la Faculté de Médecine de Yaoundé I. Elle crée le Centre de Traitement de l’Hémophilie de Yaoundé, une révolution pour les patients atteints de cette maladie rare. En 2020, elle est élue Fellow de la Royal College of Pathologists du Royaume-Uni et membre de l’Académie Africaine des Sciences.

Le 3 juillet 2020, elle est nommée Directrice Générale du CNTS. À son arrivée, le Cameroun ne collectait qu’environ 100 000 poches de sang par an. Elle engage une politique volontariste de sensibilisation. En 2026, le CNTS bénéficie de partenariats majeurs avec l’OMS et l’Agence Française de Développement à travers le projet PADOC. Ses travaux de recherche ont identifié un nouveau sous-génotype du virus de l’hépatite B et mis en évidence la diversité génétique du VIH-1 au Cameroun, avec plus de 140 publications internationales.

Présidente de la Société Africaine de Transfusion Sanguine, elle porte la voix du continent. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, la Professeure Dora Mbanya lance un appel à la solidarité nationale. Son combat pour le sang est un combat pour la vie. Le sang, c’est la vie, et elle en est la plus haute gardienne.

7-Pre Gloria Ashutantang : Une pionnière de la néphrologie au Cameroun

Doyenne de la Faculté des sciences de la santé à l’Université de Bamenda, présidente de l’Association africaine de néphrologie, la Pre Gloria Ashutantang a formé des générations de médecins

Professeure Gloria Ashutantang, Doyenne de la Faculté des sciences de la santé à l’Université de Bamenda.

La Professeure Gloria Ashutantang est une figure emblématique de la médecine camerounaise, reconnue pour son expertise en néphrologie et son dévouement à l’amélioration des soins de santé en Afrique. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, le groupe média Échos Santé rend hommage à cette pionnière dont le parcours exceptionnel a transformé la prise en charge des maladies rénales au Cameroun.

Femme de tête et de cœur, la Professeure Ashutantang est actuellement Doyenne de la Faculté des sciences de la santé à l’Université de Bamenda et Vice-Doyenne honoraire de la Faculté de médecine et des sciences biomédicales de Yaoundé. Sa carrière est édifiante, avec plus de 52 publications scientifiques à son actif, et elle est considérée comme l’une des pionnières en matière de néphrologie au Cameroun, ayant contribué à poser les premières pierres de cette spécialité essentielle.

Son parcours commence comme consultante néphrologue à l’Hôpital Général de Yaoundé et professeur de médecine à l’Université de Yaoundé I. Elle réussit l’exploit d’être parmi les premiers spécialistes en néphrologie du pays, et son principal domaine de recherche est l’insuffisance rénale en Afrique subsaharienne, un sujet qui lui tient particulièrement à cœur. Consciente des défis immenses liés à cette pathologie sur le continent, elle a contribué à la mise en place de centres de dialyse, formé de nombreux médecins et sensibilisé le public à l’importance du dépistage précoce.

Au-delà de son expertise clinique, la Professeure Ashutantang est un véritable mentor qui suscite l’engagement de ses collègues pour renforcer le plaidoyer en faveur de la santé rénale tant au niveau national qu’international. Présidente de l’Association africaine de néphrologie et de plusieurs autres associations scientifiques, elle contribue à relever la qualité de la formation des jeunes néphrologues à travers le monitorat et l’encadrement.

Réservée, dynamique et ambitieuse, elle est considérée comme l’un des modèles par ses pairs et ses patients. Son dévouement, son expertise et son engagement en faveur de l’amélioration des soins de santé en Afrique sont un témoignage de la puissance de la médecine africaine. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue le parcours exceptionnel de cette pionnière qui a ouvert la voie à des générations de néphrologues africains. Son travail acharné et son dévouement à la cause de la santé publique en font un exemple à suivre pour les jeunes scientifiques du continent.

8-Dre Linda Esso Endale : Aux commandes de la lutte contre les épidémies

La Dre Linda Esso Endale, Directrice de la Lutte contre les Épidémies, formée aux CDC d’Atlanta, est une sentinelle invisible.

Dre Linda Esso Endale, Directrice de la Lutte contre la Maladie, les Épidémies et les Pandémies au ministère de la Santé publique.

Elles ne portent pas de cape, ne volent pas au-dessus des villes, mais leur combat quotidien préserve des millions de vies. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, le Cameroun met à l’honneur une figure discrète mais essentielle de la santé publique. La Dre Linda Esso Endale, Directrice de la Lutte contre la Maladie, les Épidémies et les Pandémies au ministère de la Santé publique, est l’une de ces sentinelles invisibles dont la vigilance et l’expertise constituent le rempart contre les menaces sanitaires les plus redoutables. Tout commence par un prénom qui annonce déjà la destinée : Linda Lovet Augustine Julia Esso Endale. Dès ses premières années d’études, la jeune Linda se distingue par sa discipline et sa rigueur intellectuelle. Elle intègre la prestigieuse Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I, où elle fait partie de la 31e promotion des médecins camerounais. En 2012, elle décroche un Diplôme d’Études Spécialisées en Santé Publique.

Convaincue que la santé publique se gagne sur le terrain, elle s’engage dans le Cameroon Field Epidemiology Training Program (CAFETP). En 2017, elle obtient un Master en épidémiologie de terrain de l’Université de Buea et, surtout, une certification du prestigieux Centers for Disease Control and Prevention (CDC) d’Atlanta, l’agence de référence mondiale en matière de lutte contre les maladies.

Forte de cette expertise unique, elle gravit méthodiquement les échelons au ministère de la Santé publique. En juin 2019, elle est nommée Sous-Directrice de la lutte contre les épidémies et les pandémies. Lorsque la Covid-19 frappe en 2020, elle est projetée en première ligne comme Gestionnaire adjointe de l’incident au sein du Centre de Coordination des Opérations d’Urgences de Santé Publique (CCOUSP). Son leadership calme mais déterminé contribue significativement à la riposte camerounaise.

En octobre 2025, elle est nommée Directrice de la Lutte contre la Maladie, les Épidémies et les Pandémies et Coordonnatrice du CCOUSP. Chevalier de l’Ordre du Mérite Camerounais en 2023, deux fois désignée Meilleure Sous-Directrice, elle poursuit un doctorat en santé globale à l’Université Karolinska de Stockholm. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue cette femme calme, rigoureuse et déterminée, dont le travail quotidien sauve des vies et construit un avenir plus sûr pour tous les Camerounais.

9-Dre Inna Rakya : une Gynécologue-Obstétricienne chevronnée au service de la santé des femmes

Gynécologue-obstétricienne, Directrice du Centre Hospitalier Régional de Garoua, elle consacre sa vie à la santé des femmes.

Dre Inna Rakya, Directrice du Centre Hospitalier Régional de Garoua.

En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, le groupe média Échos Santé met à l’honneur une figure incontournable de la gynécologie-obstétrique au Cameroun. La Dre Inna Rakya, dont le parcours professionnel impressionnant témoigne d’un engagement indéfectible envers la santé des femmes, incarne l’excellence médicale au féminin. De Libreville à Paris, de Douala à Garoua, retour sur le destin d’une femme passionnée qui consacre sa vie à donner la vie dans les meilleures conditions. Tout commence à l’Université des sciences de la santé de Libreville au Gabon, où elle obtient son Diplôme d’État de Docteur en Médecine en 2008.

Mais la jeune médecin ne compte pas s’arrêter là. Attirée par la spécialité la plus féminine qui soit, elle se lance dans un long parcours de spécialisation en gynécologie-obstétrique. Elle obtient d’abord un Diplôme de Formation Médicale Spécialisée en Côte d’Ivoire, puis rejoint la prestigieuse Université Paris Descartes où elle parfait sa formation en 2012. Une double culture médicale franco-africaine qui forge son expertise et sa rigueur clinique.

De retour au Cameroun, son parcours l’amène à la Faculté de Médecine et de Sciences Biomédicales de Garoua, où elle occupe le poste d’assistante avant de devenir chargée de cours, transmettant sa passion aux jeunes générations de médecins. Parallèlement à ses activités d’enseignement, elle exerce pendant six ans comme gynécologue-obstétricienne à l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Douala, l’une des plus grandes maternités du pays. Elle y assume également la coordination des blocs opératoires, démontrant d’indéniables compétences en gestion et en organisation.

En 2022, une nouvelle étape décisive : elle est nommée Directrice du Centre Hospitalier Régional de Garoua, une fonction stratégique qui témoigne de la confiance placée en ses capacités de leadership. À ce poste, elle imprime sa marque, modernisant les services et améliorant la prise en charge des patientes du septentrion.

La Dre Inna Rakya s’est toujours efforcée d’approfondir ses connaissances. Elle a suivi de nombreuses formations complémentaires : un Master Professionnel en Chirurgie Laparoscopique à l’Université Libre de Bruxelles, un Diplôme Universitaire en Colposcopie à l’Université d’Angers, et a participé au prestigieux TCH/BCM Obstetric Fistula Training Program du Baylor College of Medicine aux États-Unis. Membre de l’Ordre National des Médecins et de la Société de Gynécologie-obstétrique du Cameroun, elle participe activement aux congrès de la SOGOC et de la SAGO. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue le parcours de cette femme accomplie, passionnée par son métier et animée par un désir constant de progresser pour mieux soigner les femmes.

10-Dre Justine Laure Menguene : l’ange gardien des âmes en peine au Cameroun

 La Dre Justine Laure Menguene, psychiatre passionnée, a transformé le visage de la santé mentale au Cameroun.

La Dre Justine Laure Menguene, psychiatre, sous directrice de la santé mentale.

Distraite, certes, mais d’une détermination sans faille, la Dre Justine Laure Menguene, psychiatre passionnée, a transformé le visage de la santé mentale au Cameroun. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, le groupe média Échos Santé met en lumière cette femme au cœur immense qui a redonné espoir aux personnes atteintes de maladies mentales et aux âmes errantes, offrant une nouvelle dignité à ceux qui en avaient tant besoin. La Dre Laure Menguene est une figure emblématique de la psychiatrie au Cameroun. Son parcours est marqué par une passion inébranlable pour la santé mentale et un dévouement sans faille envers les plus vulnérables. En tant que Sous-directrice de la santé mentale au ministère de la Santé publique, elle est engagée à réduire les souffrances des personnes atteintes de maladies mentales et à promouvoir la santé mentale dans tout le pays.

Sa carrière commence en 2003 à l’Hôpital Jamot de Yaoundé, où elle travaille sous la direction du regretté Dr Mbassa Menick, une référence en psychiatrie au Cameroun. En 2008, elle poursuit ses études à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal, où elle obtient sa spécialisation en psychiatrie. Depuis son retour au Cameroun en 2011, elle a occupé plusieurs postes, notamment celui de Chef de service de psychiatrie B à l’Hôpital Jamot de Yaoundé.

Militante de la santé mentale, elle a organisé de nombreuses campagnes de sensibilisation, notamment un symposium à la Faculté de médecine de Yaoundé I sur la prévention du suicide, en prélude à la Journée mondiale de la santé mentale. Elle a également mené des campagnes dans plusieurs établissements scolaires sur la consommation des produits psychoactifs et les drogues en milieu éducatif.

Sous sa direction, le comité d’organisation de la prise en charge des personnes atteintes de maladies mentales et errantes (PAMME) a déjà réinséré 350 personnes dans les 7 arrondissements de la ville de Yaoundé en deux ans. Un résultat concret qui montre l’engagement et la détermination de la Dre Menguene. Présidente de ce comité, elle a été primée par le groupe Échos Santé dans le cadre du Prix de l’excellence du leadership féminin en santé au Cameroun. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé rend hommage à cette psychiatre au cœur d’ange, dont les efforts et les résultats concrets font d’elle une figure emblématique de la santé mentale au Cameroun. Grâce à une collaboration fructueuse avec la Communauté Urbaine de Yaoundé et le Ministère de la Santé Publique, elle a tissé un réseau de solidarité et d’amour.

11-Pre Vicky Jocelyne Ama Moor : la dame de fer de la biochimie camerounaise

Major de sa promotion à l’agrégation du CAMES en 2018, elle a dirigé 107 travaux de recherche et formé des générations de biologistes camerounais.

Pre Vicky Jocelyne Ama Moor, Présidente de la Société Camerounaise de Biologie Clinique et Directeur médical du CHU de Yaoundé.

Elle est née un 5 juin 1977 à Yaoundé, mais son nom résonne aujourd’hui bien au-delà des frontières camerounaises. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, le groupe média Échos Santé met à l’honneur la Pre Vicky Jocelyne Ama Moor, épouse Nkegoum, Professeur Titulaire de Biochimie, Directeur médical du Centre Hospitalier Universitaire de Yaoundé et Chef de service du laboratoire de Biochimie. Derrière le charisme et l’élégance naturelle de cette femme de tête se cache un parcours scientifique hors norme, jalonné de premières places et de distinctions, qui force l’admiration et inspire toute une génération.

Tout commence en 1995 avec un baccalauréat scientifique, puis l’entrée à la Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I. En 2002, elle décroche son Doctorat en Médecine. Mais la médecine générale ne suffit pas à celle qui veut comprendre le corps humain dans ses mécanismes les plus profonds. Elle se spécialise en biologie clinique, obtient son diplôme en 2009, avant d’enchaîner avec un Master en Biochimie option Biotechnologie et développement en 2013. La même année, elle décroche le LAFMA Biochimie à Ndjamena, au Tchad.

2018 est une année charnière. Elle soutient son PhD en Biochimie, option Sciences alimentaires et Nutrition, et se présente au concours d’Agrégation du CAMES à Libreville, au Gabon. Elle en sort Major de sa promotion. Une consécration qui la propulse sur le devant de la scène académique africaine. En juillet 2022, elle est titularisée Professeur Titulaire de Biochimie lors du concours de Conakry, en Guinée.

La Pre Ama Moor, c’est d’abord une œuvre scientifique monumentale. Avec 98 publications indexées à son actif, elle est l’une des chercheuses les plus prolifiques du Cameroun. Ses travaux couvrent des domaines aussi variés que le paludisme, le diabète, la drépanocytose, les maladies cardiovasculaires, le VIH, la nutrition et la COVID-19. Ses recherches sur les plantes médicinales camerounaises, notamment sur les propriétés antioxydantes et antisiclémiantes d’espèces comme Zanthoxyllum heitzii, Spirulina platensis ou Hypodaphnis zenkeri, font autorité. Elle explore également les marqueurs biologiques du risque cardiovasculaire chez différentes populations, contribuant à une meilleure compréhension des spécificités du patient africain.

Ses collaborations s’étendent à travers le continent et au-delà : avec les Pr Ngou Milama et Ovono Félix au Gabon, avec les Pr Sess Daniel et Aka Monde Absalom en Côte d’Ivoire, avec les Pr Meissa Toure, Fatou Diallo Agne et Fatou Cissé au Sénégal. Une reconnaissance qui dépasse largement les frontières nationales.

Aujourd’hui, la Pre Ama Moor cumule des fonctions stratégiques qui font d’elle un pilier du système de santé camerounais. Médecin biologiste et Chef de service du laboratoire de Biochimie au CHU de Yaoundé, elle a été promue Directeur médical du CHU, une responsabilité majeure qui témoigne de la confiance placée en elle. Sur le plan académique, elle coordonne le cycle de spécialisation en biologie clinique à la Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales, formant ainsi la relève des biologistes camerounais. Elle encadre thèses et mémoires avec une générosité rare : à ce jour, 64 thèses de médecine, 15 mémoires de spécialisation en biologie clinique, 20 masters de biochimie médicale, sans compter les cycles d’endocrinologie et d’hépato-gastro-entérologie. Plus de 107 travaux dirigés ou co-dirigés.

Présidente de la Société Camerounaise de Biologie Clinique, membre du comité national de vérification et d’élimination de la rougeole, représentante nationale du CRESAC, elle porte la voix de l’Afrique au sein de la Fédération Internationale Francophone de Biologie Clinique et de l’International Federation of Clinical Chemistry. Francophone parlant l’anglais, elle consacre ses loisirs à la lecture, la marche et la natation, trouvant dans ces activités l’équilibre nécessaire à une carrière aussi exigeante.

Au-delà des titres et des publications, la Pre Ama Moor incarne une certaine idée de l’engagement. Celui d’une femme qui consacre sa vie à faire progresser la science et la médecine dans son pays. Celui d’une enseignante qui forme avec passion les générations futures. Celui d’une clinicienne qui veille à la qualité des soins prodigués aux patients. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, le groupe média Échos Santé est fier de saluer la trajectoire exceptionnelle de la Pre Vicky Jocelyne Ama Moor. Une femme qui, des laboratoires de biochimie aux instances internationales, des salles de cours aux comités scientifiques, porte haut les couleurs de la science camerounaise. Une leader qui prouve, par son exemple, que l’excellence n’a pas de genre, mais qu’elle a un visage : celui du travail, de la rigueur et de la passion.

12-Pre Martine Claude  Etoa Ndzie Etoga: Pionnière de l’endocrinologie camerounaise

De Bondy à Yaoundé, retour sur le parcours de la première femme camerounaise agrégée en endocrinologie, qui ouvre la voie à des générations de médecins.

Pre Martine Claude Etoa Ndzieépse Etoga, Pionnière de l’endocrinologie camerounaise.

En 2024, la Pre Martine Claude Etoa Ndzie a inscrit son nom dans l’histoire de la médecine camerounaise en devenant la première femme du pays agrégée en endocrinologie. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, le groupe média Échos Santé met en lumière le parcours de cette pionnière qui ouvre la voie à des générations de femmes médecins. C’est une annonce officielle qui a marqué l’histoire académique du Cameroun. En 2024, le nom de la Pre Martine Claude Etoa Ndzie est apparu dans les résultats du prestigieux concours d’agrégation du CAMES. Son succès dans la section « Endocrinologie, Métabolisme, Nutrition » n’est pas un simple fait divers. Il consacre une carrière exceptionnelle et ouvre une nouvelle page : la Pre Etoa devient ainsi la première femme de l’histoire du pays à accéder au grade d’Agrégé dans cette spécialité médicale.

Née à Bondy, en France, le 27 février 1984, Martine Claude Etoa a choisi de bâtir sa vie professionnelle au Cameroun. Après des études de médecine, son orientation vers l’endocrinologie-diabétologie n’était pas un choix hasardeux, mais une réponse à un besoin sanitaire crucial. « Lorsque nous commencions les études médicales spécialisées en endocrinologie, il n’y avait pas beaucoup d’endocrinologues à Yaoundé », rappelle-t-elle. Cette conscience des lacunes du système a guidé sa trajectoire.

Aujourd’hui, elle incarne la triple mission du médecin universitaire. En tant que Maître de Conférences Agrégée, elle enseigne à la Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I. En parallèle, elle exerce en clinique à l’Hôpital Central de Yaoundé, où sa réputation d’écoute attentive et d’empathie est solidement établie. Elle complète ce triptyque par un engagement associatif vigoureux, occupant le poste de Secrétaire Générale de la Société Camerounaise d’Endocrinologie, Diabétologie et Métabolisme (SOCEDIAMN).

Le parcours de la Pre Etoa se distingue par une synthèse rare entre l’humanisme clinique et la rigueur scientifique. Son approche patiente trouve son origine dans une vocation précoce, née, selon ses dires, d’un simple jouet d’enfance : une boîte de jeu contenant un stéthoscope. Cette sensibilité se double d’une productivité académique remarquable, avec près de 50 publications scientifiques à son actif et une participation active à plusieurs sociétés savantes africaines et européennes.

Quant à son statut de pionnière, elle l’aborde avec une humilité caractéristique, mettant en avant le travail et la préparation plutôt que le talent. Sa vision de la place des femmes en médecine est tout aussi pragmatique : « Pour moi, il s’agit d’une question de compétence. Si quelqu’un est compétent, il faut le mettre à son niveau de compétence. »

Loin des projecteurs médiatiques, la Pre Martine Claude Etoa construit, par son engagement quotidien, son excellence académique et son leadership discret, l’avenir de la médecine spécialisée au Cameroun. Son agrégation n’est pas une fin, mais un nouveau commencement pour cette femme qui démontre que les plus grandes avancées peuvent naître d’un travail silencieux et d’une écoute profonde. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue cette pionnière qui inspire toute une génération.

13-Dre Amalia Ariane Owona Ngandebe : La science du cœur, la force de la discrétion

Cardiologue émérite et Directeur Médical Adjoint de l’Hôpital Général de Yaoundé, la Dre Amalia Ariane Owona Ngandebe incarne la nouvelle génération de leaders discrets mais efficaces.

Dre Amalia Ariane Owona Ngandebe, Cardiologue émérite et Directrice médicale adjointe de l’Hôpital Général de Yaoundé.

Il est des silhouettes qui traversent les couloirs des hôpitaux avec la discrétion de l’évidence. À l’Hôpital Général de Yaoundé, la Dre Amalia Ariane Owona Ngandebe est de celles-là. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé dresse le portrait de cette cardiologue émérite et Directeur Médical et de la Recherche Adjoint, dont le travail silencieux transforme l’un des plus grands hôpitaux du Cameroun. Cardiologue de formation, la Dre Owona Ngandebe s’est imposée comme un pilier opérationnel de l’HGY. Aux côtés du Directeur Général, le Pr Noel Emmanuel Essomba, elle œuvre pour métamorphoser l’établissement. Sous son impulsion, la rénovation des services et le déploiement d’équipements de pointe hissent les standards de prise en charge au niveau des exigences internationales. Son objectif : faire de l’HGY un hub d’excellence où le patient trouve une réponse digne de sa souffrance.

Mais la Dre Owona Ngandebe ne se contente pas d’administrer. La recherche clinique est l’autre pilier de son engagement. Membre active de la Cameroon Cardiac Society, elle contribue significativement à la production de connaissances sur les pathologies cardiovasculaires qui frappent le continent. Ses travaux, publiés dans des revues internationales, portent sur l’insuffisance cardiaque et l’hypertension gestationnelle. En 2024, elle a participé à une étude majeure sur la restauration ventriculaire chez l’adulte, une technique complexe visant à traiter des anévrismes cardiaques congénitaux, publiée dans le Pan African Medical Journal.

Réservée, la Dre Amalia Owona préfère l’efficacité du résultat aux effets de manche. Ce professionnalisme, salué par ses pairs, lui confère une autorité naturelle qui dépasse les clivages hiérarchiques. En alliant la rigueur du management à la précision du scalpel, elle prouve que la modernisation d’un système de santé passe par l’engagement intègre et quotidien de ceux qui le dirigent.

En plaçant l’humain au centre de sa pratique, la Dre Owona Ngandebe ne construit pas seulement une carrière prometteuse ; elle participe à poser une pierre angulaire dans l’édifice de la santé publique camerounaise. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue cette femme de l’ombre devenue, presque malgré elle, l’un des visages les plus respectés de la modernisation hospitalière au Cameroun. Une femme, un cœur, et une volonté de fer.

14-Dre Clarisse Kingue-Ekollo: Une vie à tisser des ponts sanitaires entre la France et le Cameroun

La Dre Clarisse Kingue-Ekollo, présidente de MEDCAM France, œuvre sans relâche pour sauver des vies de mères et d’enfants.

Dre Clarisse Kingue-Ekollo, présidente de MEDCAM France et fondatrice de l’AFCASAME.

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars 2026, le groupe média Échos Santé met à l’honneur une femme dont le parcours force l’admiration. La Dre Clarisse Kingue-Ekollo, gynécologue-obstétricienne, présidente de l’Association des Médecins et Professionnels de Santé Camerounais de France (MEDCAM France) et fondatrice de l’AFCASAME, a consacré sa vie à rapprocher les systèmes de santé français et camerounais. Retour sur le destin exceptionnel d’une bâtisseuse qui œuvre sans relâche pour sauver des vies de mères et d’enfants. Elle est née sous le ciel de Paris, a grandi entre les bancs du Lycée Molière et les amphithéâtres de la prestigieuse Faculté de Médecine Paris V René Descartes. Pourtant, rien n’a jamais pu couper la Dre Clarisse Kingue-Ekollo de ses racines camerounaises. Fille du Cameroun formée aux meilleures écoles françaises, elle a choisi de consacrer sa vie à tisser des liens entre deux rives que tout semblait séparer, mais que son engagement rapproche chaque jour un peu plus.

Diplômée Docteur en Médecine en 1980 de l’Université Paris V, elle se spécialise en Gynécologie Obstétrique, tout en décrochant une Maîtrise ès Sciences à Jussieu. Pendant 19 ans, elle exerce comme Praticien Hospitalier Chirurgien des Hôpitaux, avec des fonctions de Cheffe de Service de Gynécologie Obstétrique au Centre Hospitalier de Clermont de l’Oise. Une carrière hospitalière française exemplaire, couronnée par une retraite de la Fonction Publique Hospitalière, même si aujourd’hui encore elle continue de consulter au Centre Municipal de Santé de Goussainville.

En 2006, la Dre Kingue-Ekollo franchit un cap décisif. Elle fonde l’Association Franco-Camerounaise pour la Santé de la Mère et de l’Enfant (AFCASAME), avec un concept novateur : un bureau et des membres actifs dans les deux pays. L’objectif : réunir les expériences professionnelles des spécialistes de la santé maternelle en France et au Cameroun pour contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et infantile. En 2010, lors du deuxième congrès à Yaoundé, une annonce historique est faite : le ministère de la Santé publique proclame l’ouverture des écoles de sages-femmes dans les différentes régions du Cameroun.

En 2013, elle cofonde l’association des Médecins et Professionnels de Santé d’origine camerounaise en France (MEDCAM France), dont elle devient présidente en avril 2023. En octobre 2022, elle orchestre une campagne de dépistage du cancer du col de l’utérus et du sein dans plusieurs hôpitaux de Douala. L’innovation est de taille : pour la première fois, les techniques occidentales sont déployées au Cameroun, et les laboratoires de Laquintinie et de l’HGOPED sont équipés pour traiter les prélèvements sur place.

En 2018, elle initie un projet de coopération inter-hospitalière entre l’hôpital de Clermont de l’Oise et l’hôpital de Nkongsamba. À Goussainville, elle est vice-présidente fondatrice de l’association franco-camerounaise locale et participe activement aux campagnes de dépistage et d’information dans les collèges. Chevalier de l’Ordre du Mérite Camerounais en 2015, puis de l’Ordre de la Valeur en 2019, elle a été élevée à la dignité d’Officier de l’Ordre du Mérite Camerounais en mai 2024.

En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue le parcours d’une femme qui, des blocs opératoires de l’Oise aux formations sanitaires du Littoral, a consacré sa vie à tisser des liens. Des liens qui sauvent des vies, des liens qui forment des générations de soignants. Parce qu’au fond, le plus beau des ponts qu’elle aura construits, c’est celui de la solidarité humaine, par-dessus les océans et les différences.

15-Dre Thérèse Azoumbou Mefant : la radiologue qui éclaire la santé publique au Centre

La Dre Thérèse Azoumbou Mefant, Déléguée Régionale de la Santé Publique pour le Centre, pilote la santé de millions de Camerounais.

Dre Thérèse Azoumbou Mefant, Déléguée Régionale de la Santé Publique pour le Centre.

Du noir et blanc des clichés radiologiques à la lumière crue des urgences sanitaires, son parcours force le respect. À l’occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars 2026, le groupe média Échos Santé dresse le portrait d’une femme de science et de terrain, la Dre Thérèse Azoumbou Mefant, Déléguée Régionale de la Santé Publique pour le Centre, dont le leadership silencieux mais efficace pilote la santé de millions de Camerounais.

Elle aurait pu passer sa carrière à scruter l’invisible, à traquer dans l’ombre des clichés les pathologies silencieuses. Radiologue de formation, la Dre Thérèse Azoumbou Mefant connaît la valeur des diagnostics précis. Mais depuis 2023, c’est un autre tableau clinique qu’elle doit décrypter : celui, bien plus vaste et complexe, de la santé publique dans la région la plus peuplée du Cameroun.

Nommée à la tête de la Délégation Régionale de la Santé Publique du Centre, cette femme médecin n’a pas découvert l’administration en arrivant à ce poste. Elle avait auparavant occupé les fonctions de Sous-Directeur de l’Organisation des Soins, une expérience précieuse pour appréhender les rouages d’un système souvent confronté à des défis colossaux. Mais c’est à l’Hôpital Jamot de Yaoundé, en tant que Chef du service de la radiologie et de l’imagerie médicale, qu’elle a forgé son âme de manager et sa rigueur scientifique. Un passage qui lui a également permis de cultiver sa passion pour la recherche, collaborant à des études sur la tuberculose ou encore la ronchopathie, prouvant que le clinicien ne dort jamais sous l’administrateur.

À la manœuvre depuis près de trois ans, la Dre Azoumbou Mefant a dû affronter son lot de tempêtes sanitaires. La région du Centre, épicentre épidémiologique du pays, a connu des résurgences de choléra ayant nécessité des campagnes de vaccination réactives d’envergure. En février 2023, elle était en première ligne pour organiser la riposte dans les districts de Djoungolo, Ntui et Ebebda, mobilisant les équipes pour une campagne de vaccination orale contre cette maladie diarrhéique qui tue en silence. Une gestion de crise qui exigeait sang-froid et sens de l’organisation, des qualités que cette native de l’appareil médical public a démontrées.

Mais son action ne se limite pas à la gestion des urgences. Femme de terrain, elle a très tôt compris l’importance des partenariats. Dès sa nomination, elle a tendu la main à la société civile. Sa rencontre avec la CAMNAFAW, une ONG active dans la santé sexuelle et reproductive, illustre sa vision pragmatique et inclusive. Loin des discours convenus, elle a sollicité une intervention concrète : une descente de sensibilisation à l’éducation complète à la sexualité auprès des mineurs de la Prison Centrale de Yaoundé, une population parmi les plus vulnérables et les plus oubliées. Une initiative qui en dit long sur sa conception d’une santé publique qui n’oublie personne.

En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, alors que le monde célèbre les avancées féminines, la Dre Thérèse Azoumbou Mefant incarne une figure de leader sobre mais déterminée. Elle n’est pas de celles qui cherchent la lumière. Elle préfère l’éclairer, pour guider les politiques sanitaires et protéger les populations. De la radiologie à la délégation régionale, elle a gardé le même regard : un regard qui scrute, analyse et agit, pour que dans la région du Centre, la santé ne soit jamais une zone d’ombre.

16-Dre Danielle Likeng Tang : De ses blessures, elle a fait un tremplin

Survivante, conférencière, auteure, la Dre Danielle Likeng Tang incarne une vision intégrative de la santé.

Dre Danielle Likeng Tang, pharmacienne biologiste, directrice médicale du laboratoire PRIMA SARL à Yaoundé.

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars 2026, le groupe média Échos Santé met en lumière un parcours hors du commun. La Dre Danielle Likeng Tang, pharmacienne biologiste, directrice médicale du laboratoire PRIMA SARL à Yaoundé, est de celles qui ont fait de leurs blessures un tremplin. Survivante du cancer, conférencière, auteure, elle incarne une vision intégrative de la santé où la science rencontre l’âme. Il y a des vies qui semblent écrites d’avance. La sienne était tracée avec la rigueur des sciences exactes. Docteur en Pharmacie, spécialiste en Biologie Médicale, un Diplôme Universitaire en Biologie de la Reproduction décroché à la prestigieuse Sorbonne Université. Le parcours classique d’une excellente, promise à une carrière brillante dans l’ombre feutrée des laboratoires d’analyses.

Et puis la vie a décidé de bousculer le scénario. C’était en 2020. Un mot, un seul, a suffi à faire vaciller toutes les certitudes. Cancer. Ce diagnostic, tombé comme un couperet, aurait pu briser n’importe qui. Mais la Dre Danielle Likeng Tang est de cette trempe rare qui transforme le plomb en or. Elle a choisi de voir dans cette épreuve non pas une fin, mais un commencement. Cette année-là, elle publie “Un cancer pour être restaurée”. Un livre manifeste d’une femme qui, au fond du gouffre, a compris que la médecine soigne les corps mais que seule une approche globale peut restaurer les êtres. Aujourd’hui, quand elle parle de son métier de Directrice Médicale du Laboratoire PRIMA SARL à Yaoundé, ses mots ont une densité particulière. La biologie clinique polyvalente, la biologie de la reproduction, le management de laboratoire : elle maîtrise ces sujets avec l’assurance de celle qui a passé des années à se perfectionner. Mais il y a quelque chose en plus. Une profondeur nouvelle. Celle qui a traversé l’épreuve du feu ne regarde plus les patients comme de simples numéros de dossiers. Elle voit des personnes, des histoires, des douleurs, des espoirs.

Présidente de l’association Rapha Warriors, conférencière recherchée sur les questions de diagnostic et de médecine de laboratoire, elle parcourt désormais le Cameroun pour porter un message qui lui est cher : la prévention des maladies chroniques, la sensibilisation, l’accompagnement vers une restauration holistique. Son leadership, elle le veut “spirituel, serviteur et transformationnel”. Des mots qui résonnent comme une évidence, parce qu’elle les a éprouvés dans sa chair.

Sa vision de la santé est intégrative, presque révolutionnaire. “La science soigne, mais une approche globale restaure véritablement l’être humain”, martèle-t-elle. Physique, émotionnel, spirituel : pour elle, ces dimensions sont indissociables. Cette philosophie, elle la met en pratique au quotidien au laboratoire PRIMA SARL, où elle dirige une équipe avec la double exigence de la rigueur scientifique et de l’attention humaine.

En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, la Dre Danielle Likeng Tang incarne une figure nouvelle de leadership féminin. Non pas celle qui a réussi malgré les obstacles, mais celle qui a transformé les obstacles en tremplins. Elle est la preuve vivante que l’on peut être une scientifique rigoureuse, formée aux meilleures écoles, et garder le cœur ouvert. Son combat aujourd’hui ? Bâtir des structures de santé solides au Cameroun et en Afrique. Parce qu’au fond, le plus beau laboratoire qu’elle ait jamais dirigé, c’est celui de sa propre vie. Et les résultats sont là, éclatants : une femme debout, une vocation renouvelée, un message d’espoir pour toutes celles et ceux qui traversent l’épreuve.

17-Dre Briand K. Joséphine : une chercheuse camerounaise à la pointe de la santé alternative

La Dre Briand K. Joséphine, chercheuse indépendante, a développé Drepano-Stop et ViroGreen.

Dre Briand K. Joséphine, chercheuse indépendante au Ministère de la recherche scientifique et de l’innovation.

Elle maîtrise 32 médecines alternatives du monde, a développé des traitements contre le COVID-19 et la drépanocytose, et son nom résonne bien au-delà des frontières camerounaises. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, le groupe média Échos Santé met en lumière le parcours fascinant de la Dre Briand K. Joséphine, chercheuse indépendante au Ministère de la recherche scientifique et de l’innovation, dont les contributions scientifiques et cliniques sont reconnues en Europe et en Afrique.

Le curriculum vitae de cette femme d’exception donne le vertige. Spécialiste des médecines holistiques, alternatives, complémentaires et naturelles, elle est experte en naturopathie clinique, docteur en historique des relations internationales de l’Université de Yaoundé I, maître en droit option sciences politiques de l’Université de Yaoundé II, licenciée en allemand avec option lettres bilingues, et titulaire d’un PhD en naturopathie clinique. Un parcours académique hors norme qui témoigne d’une soif inextinguible de connaissances et d’une capacité rare à naviguer entre les disciplines.

Sa spécialisation couvre un spectre impressionnant : Ayurveda indien, phytothérapie occidentale, médecine traditionnelle chinoise, massothérapie clinique, hydrothérapie, ostéopathie, chiropraxie, physiothérapie, nanotechnologie, aromathérapie. Elle est également esthéticienne et cosmétique, et a suivi plusieurs formations complémentaires en nutrithérapie et détox. Une polyvalence qui fait d’elle une référence incontournable dans le domaine de la santé alternative au Cameroun.

Lorsque la pandémie de COVID-19 a frappé le monde en 2020, la Dre Briand K. Joséphine ne reste pas les bras croisés. Pendant un mois et demi, elle mène des recherches intensives dans les laboratoires ALTACIMA avec une équipe de spécialistes chevronnées. Le résultat : ViroGreen, un pack préventif et curatif contre le COVID-19 proposé au gouvernement camerounais, qui a déjà été utilisé avec succès pour traiter des milliers de personnes au Cameroun et à l’étranger.

Mais sa contribution la plus marquante reste sans doute Drepano-Stop, un traitement contre la drépanocytose qui a déjà permis de guérir plus de 2600 patients camerounais, dont 87 % sont des enfants âgés entre 0 et 13 ans. Ce traitement a également été utilisé avec succès au Gabon et au Tchad, offrant un espoir concret à des milliers de familles confrontées à cette maladie génétique douloureuse.

En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue le parcours de cette chercheuse audacieuse qui explore des voies novatrices pour soulager les souffrances. La Dre Briand K. Joséphine incarne cette Afrique qui innove, qui cherche, qui trouve des solutions endogènes aux défis sanitaires du continent. Une femme dont le génie discret mais puissant contribue à écrire une nouvelle page de la médecine africaine.

18-Denise Ngatchou : Vingt ans au combat pour les droits des femmes

Denise Ngatchou, Directrice Exécutive d’Horizons Femmes, a déjà obtenu près de 300 titres fonciers pour des femmes dépossédées.

Denise Ngatchou, Directrice Exécutive de l’association Horizons Femmes.

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars 2026, le groupe média Échos Santé rend hommage à une femme d’exception dont l’engagement discret mais déterminé a changé la vie de centaines de Camerounaises. Denise Ngatchou, Directrice Exécutive de l’association Horizons Femmes depuis avril 2025, consacre sa vie à défendre les plus vulnérables. Des veuves spoliées aux femmes exposées aux inégalités d’accès aux soins et à la justice, elle est devenue, en vingt ans de militantisme, une figure incontournable de la lutte pour l’équité foncière et les droits humains au Cameroun.

Il y a des combats qui ne se voient pas, qui se mènent dans l’ombre des préfectures, dans la poussière des villages reculés, dans le silence des veuves dépossédées. Denise Ngatchou, Epse Touko, a fait de ces combats silencieux sa raison d’être. Depuis plus de deux décennies, cette femme discrète mais infatigable œuvre pour que les droits des femmes cessent d’être une simple clause de style dans les textes de loi pour devenir une réalité tangible.

Le 25 avril 2025, suite à l’assemblée générale du 20 mars, Denise Ngatchou a été nommée Directrice Exécutive de l’association Horizons Femmes. Une consécration logique pour celle qui, depuis des années, portait déjà sur ses épaules les espoirs de milliers de femmes vulnérables. Sous son leadership, Horizons Femmes s’est positionnée comme une référence dans la promotion du droit à la santé des populations clés, y compris des femmes impliquées dans le travail du sexe. Membre du Comité de coordination nationale du Fonds mondial, active au sein de plusieurs réseaux internationaux de défense des droits humains, elle a tissé des alliances stratégiques pour amplifier l’impact de ses actions.

Mais le combat qui lui tient le plus à cœur est celui pour les droits fonciers des femmes et des veuves. Dans nos sociétés africaines, la terre est bien plus qu’un bien matériel : elle est le symbole de l’appartenance, de la dignité, de la survie. Madame veuve Eyebe Angeline, 70 ans, pourrait en témoigner. Après le décès de son mari, cette septuagénaire a vu son terrain confisqué par sa belle-famille. Menaces de mort, violences, intimidation : elle a tout subi. C’est grâce à la formation « Femme à l’école du foncier », initiée par Horizons Femmes, qu’elle a appris à défendre ses droits. Aujourd’hui, elle a retrouvé son bien et son sourire.

Le projet « Mobilisation communautaire et plaidoyer pour la sauvegarde des droits fonciers des femmes et veuves », mené dans les régions de l’Ouest, du Centre et du Littoral avec l’appui financier de l’African Women’s Development Fund, affiche des résultats impressionnants. Plus de 100 femmes et veuves ont obtenu leurs titres fonciers. À ce jour, ce sont près de 300 titres déjà disponibles, auxquels s’ajoutent plus de 300 autres en cours d’acquisition.

Le 19 août 2025, à Douala, un atelier départemental de plaidoyer a réuni associations féminines, autorités administratives, chefs traditionnels et magistrats. Le message était clair : l’accès des femmes à la terre n’est pas une faveur, c’est un droit. Denise Ngatchou est de celles qui préfèrent les résultats aux discours. En vingt ans d’engagement, elle a vu les mentalités évoluer. En 2008, il fallait convaincre les femmes d’accepter l’assistance. Aujourd’hui, ce sont elles qui frappent à la porte.

En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue le parcours exceptionnel de Denise Ngatchou. Une femme qui prouve que le changement est possible quand on allie conviction, persévérance et amour des siens. Parce qu’au fond, le plus beau des titres fonciers qu’elle aura contribué à obtenir, c’est celui de la dignité retrouvée.

19-Pre Metogo Mbengono Junette Arlette : la plus jeune agrégée du Cameroun

La Pre Metogo Mbengono Junette Arlette est devenue, à seulement 33 ans, la plus jeune agrégée en médecine du pays.

 Pre Metogo Mbengono Junette Arlette, Cheffe service de réanimation médico-chirurgicale de l’Hôpital Général de Douala.

À 33 ans, elle a inscrit son nom en lettres d’or dans l’histoire de la médecine camerounaise. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, le groupe média Échos Santé met à l’honneur la Pre Metogo Mbengono Junette Arlette, devenue la plus jeune agrégée en médecine du Cameroun, une consécration qui couronne un parcours académique exemplaire en anesthésie-réanimation et qui inspire toute une génération. Dans le monde souvent feutré et hiérarchique de la médecine académique, un événement a fait souffler un vent nouveau et porteur d’optimisme. En 2022, la Pre Metogo Mbengono Junette Arlette a réussi l’exploit de décrocher le prestigieux titre d’agrégée du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) à seulement 33 ans, devenant ainsi la plus jeune femme à atteindre ce grade dans l’histoire médicale du Cameroun. Spécialiste en anesthésie-réanimation, diplômée de la Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales (FMSB) de l’Université de Yaoundé I, son parcours fulgurant s’impose comme un symbole fort pour une jeunesse en quête de repères.

Le titre d’agrégé du CAMES est l’un des plus prestigieux et des plus exigeants du système universitaire africain. Il ne s’obtient qu’après un doctorat, plusieurs années de pratique hospitalo-universitaire, des publications scientifiques de qualité et la réussite à un concours d’une exigence redoutable. En atteignant ce sommet à un âge aussi précoce, la Pre Metogo Mbengono démontre qu’avec un talent précoce et un travail acharné, les plus hautes marches de l’excellence académique sont accessibles, y compris pour la nouvelle génération.

Aujourd’hui, elle exerce au service de réanimation médico-chirurgicale de l’Hôpital Général de Douala, l’un des hôpitaux de référence du pays, où sa réputation d’excellence clinique n’est plus à faire. Mais son profil ne se limite pas à une brillante carrière hospitalière. Elle est avant tout une clinicienne et chercheuse engagée, ayant activement contribué à de nombreuses recherches scientifiques. Ses travaux portent sur des domaines critiques de la santé publique, notamment les intoxications aiguës, la douleur aiguë, les complications de la prééclampsie sévère et les urgences neurologiques chez l’enfant. Ces problématiques représentent des causes majeures de morbidité et de mortalité en Afrique subsaharienne, et son expertise se positionne à l’intersection stratégique de l’anesthésie, de la réanimation et des soins critiques, apportant une contribution vitale à l’amélioration des prises en charge pour les populations les plus vulnérables.

En tant que professeur à l’Université de Douala, elle contribue également à la formation des futures générations de médecins, transmettant son savoir et son exigence avec une générosité rare. Cette consécration arrive à point nommé dans un contexte où la jeunesse camerounaise, diplômée et ambitieuse, cherche des modèles de réussite ancrés dans le mérite et le travail. Le parcours de la Pre Metogo Mbengono répond à cette attente. Elle incarne la preuve vivante que l’excellence académique camerounaise peut rayonner précocement et que les femmes ont toute leur place aux plus hauts niveaux de la recherche et de l’enseignement médical.

En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue le parcours exceptionnel de cette pionnière. Son agrégation à 33 ans n’est pas seulement un record d’âge ; c’est un message d’encouragement puissant adressé à tous les jeunes étudiants et professionnels de la santé. Elle montre que les limites peuvent être repoussées et que le Cameroun peut compter sur sa jeunesse féminine pour porter haut les couleurs de la science et de la médecine. Son avenir s’annonce prometteur, et son parcours devient désormais une référence inspirante pour l’avenir de la médecine camerounaise.

20-Dre Adelaïde Kouinche Matagne : Du microscope à l’entrepreneuriat médical

La Dre Adelaïde Kouinche Matagne, biologiste clinique de renom et promotrice de cette structure ultramoderne, consacre sa vie à moderniser la biologie médicale.

La Dre Adelaïde Kouinche Matagne, biologiste clinique de renom et promotrice du Centre Médical-GT à Yaoundé.

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars 2026, le groupe média Échos Santé met en lumière une scientifique d’exception dont l’engagement discret élève chaque jour la qualité des soins au Cameroun. La Dre Adelaïde Kouinche Matagne, biologiste clinique de renom et promotrice du Centre Médical-GT à Yaoundé, consacre sa vie à moderniser la biologie médicale et à rendre accessibles des soins de pointe à tous les Camerounais.

Derrière les murs immaculés du Centre Médical-GT, au carrefour Camp Sic Tsinga à Yaoundé, se cache une visionnaire. La Dre Adelaïde Kouinche Matagne n’est pas seulement une femme d’exception : elle est une bâtisseuse qui a transformé son rêve d’une médecine de qualité en une réalité tangible pour des milliers de Camerounais.

Tout commence en 2019, lorsqu’elle décide de franchir le pas de l’entrepreneuriat médical. Après des années d’exercice et d’expertise, elle fonde le Centre Médical-GT, une structure privée ultramoderne qui ouvrira officiellement ses portes en février 2021, autorisée par l’arrêté N°0708/A/MINSANTE/SG/DOSTS. Son ambition ? Offrir une prise en charge globale, efficace et efficiente dans un cadre agréable et accessible à tous, y compris aux personnes à mobilité réduite. Laboratoire d’analyses associé à GT-Labo, imagerie médicale, consultations en gynécologie-obstétrique, fertilité, neuropsychiatrie et kinésithérapie : le centre devient rapidement une référence dans la capitale.

Mais la Dre Kouinche Matagne ne se contente pas de diriger son établissement. Reconnue pour son expertise en biologie clinique, elle est élue présidente de la Société camerounaise de biologie clinique (SCBC), une fonction stratégique qu’elle assume avec passion et détermination. En mai 2023, elle orchestre les deuxièmes Journées camerounaises de biologie clinique à Yaoundé, réunissant plus de 350 experts et étudiants venus de toutes les régions du pays . Son objectif est clair : faire de la biologie médicale une discipline reconnue et respectée au Cameroun.

Son plaidoyer est sans concession. Elle milite pour l’automatisation des laboratoires, dénonçant des techniques parfois obsolètes qui entravent la qualité des diagnostics. « Avant, les biologistes utilisaient des techniques manuelles, puis semi-automatiques. Aujourd’hui, il existe des appareils qui font le travail automatiquement. Nous voulons lancer un plaidoyer pour que chaque hôpital soit équipé », martèle-t-elle. Elle appelle également à l’harmonisation des formations des biologistes, confrontée à une multiplicité de curriculums issus des instituts privés d’enseignement supérieur, tous différents les uns des autres.

Sa voix porte bien au-delà des frontières. Reconnue par des institutions prestigieuses comme le Centre Pasteur du Cameroun, elle participe activement aux réflexions nationales sur l’amélioration de la qualité des soins et des analyses biomédicales. En septembre 2025, elle est aux côtés de ses pairs lors des troisièmes Journées camerounaises de biologie clinique à Douala, poursuivant inlassablement son combat pour l’excellence.

En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue le parcours d’une scientifique engagée, d’une entrepreneure audacieuse et d’une leader éclairée. La Dre Adelaïde Kouinche Matagne incarne cette génération de femmes qui, par leur compétence et leur détermination, élèvent chaque jour le niveau de la santé publique au Cameroun. Du laboratoire au cabinet ministériel, des amphithéâtres aux plateaux techniques, elle tisse la toile d’un système de santé plus juste, plus moderne, plus humain. Parce qu’au fond, la plus belle des analyses qu’elle aura contribué à affiner, c’est celle de l’excellence camerounaise.

21-Dre Appolonie Noah Owona : de l’inspection médicale à la lutte antituberculeuse

La Dre Appolonie Noah Owona, nommée à la tête du Programme national de lutte contre la tuberculose, incarne une constance rare.

Dre Owona Manga Appolonie Tecla Cristelle, secrétaire permanente du Programme national de lutte contre la tuberculose (PNLT).

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars 2026, le groupe média Échos Santé dresse le portrait d’une médecin biologiste qui, après avoir exercé des fonctions stratégiques d’inspection, se consacre désormais à l’éradication d’un fléau millénaire. La Dre Owona Manga Appolonie Tecla Cristelle, nommée à la tête du Programme national de lutte contre la tuberculose (PNLT) en mars 2025, incarne une constance rare dans l’univers souvent mouvant de l’administration sanitaire.

Elle aurait pu se contenter de scruter l’invisible au fond d’un microscope, de traquer les bacilles dans l’ombre feutrée d’un laboratoire. Mais la science, chez elle, n’a jamais été une tour d’ivoire. Inscrite à l’Ordre National des Médecins du Cameroun sous le matricule 4379/01, cette spécialiste en médecine biologique exerce à l’Hôpital Central de Yaoundé, l’un des berceaux de la médecine camerounaise. Mais son parcours ne s’arrête pas aux portes des laboratoires. Très tôt, elle comprend que la santé publique se gagne aussi sur le terrain des organisations et des systèmes.

Avant d’accéder à la tête du PNLT, la Dre Owona a forgé son expérience administrative comme Inspecteur des Services Médicaux et Paramédicaux n°4, un poste stratégique qui lui a permis de plonger au cœur des rouages du système sanitaire national. Cette mission d’inspection lui a enseigné que la santé publique ne se décrète pas : elle se construit, pas à pas, avec les acteurs de terrain, dans une quête permanente de qualité et d’équité.

Le 28 mars 2025, le ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie, lui confie les rênes du Programme National de Lutte contre la Tuberculose. Un secteur stratégique dans un pays où la tuberculose continue de faire des victimes, souvent parmi les plus démunis. Avec une incidence estimée à 174 nouveaux cas pour 100 000 habitants, le Cameroun fait face à un défi sanitaire majeur. En prenant ses fonctions, la Dre Owona a trouvé un programme solide mais confronté à des défis multiples : diagnostic tardif, tuberculose pédiatrique préoccupante avec seulement 5,7 % des cas notifiés chez les enfants, tuberculose multirésistante nécessitant des protocoles spécifiques.

Pour atteindre l’objectif ambitieux d’un Cameroun sans tuberculose d’ici 2030, la Dre Owona mise sur une approche communautaire renforcée et l’utilisation de technologies innovantes. L’outil numérique OneImpact, déployé pour lever les barrières d’accès aux soins, illustre cette volonté de modernisation. Elle entend également accélérer la mise en œuvre de projets ciblés comme TB_PEC@2.0, spécifiquement dédié à l’amélioration de la détection de la tuberculose pédiatrique. Car c’est souvent chez les plus vulnérables – les enfants, les personnes vivant avec le VIH, les populations défavorisées – que la maladie frappe le plus durement.

Consciente que la lutte contre la tuberculose se gagne d’abord par la détection, elle a fait du dépistage précoce l’une de ses priorités. La recherche active des cas, l’implication des relais communautaires et la sensibilisation de proximité sont autant de leviers actionnés. La formation du personnel de santé constitue également un axe stratégique. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue la constance et l’intégrité d’une médecin qui, des missions d’inspection aux programmes nationaux les plus exigeants, n’a jamais cessé de servir. Parce qu’au fond, de l’inspection des services à la lutte antituberculeuse, le combat est le même : un combat pour que chaque vie, aussi fragile soit-elle, ait une chance d’être sauvée.

22-Dre Myriam Hemes Njimegne Nkwa : le pont sanitaire entre science, société et diplomatie

Médecin épidémiologiste, diplômée des CDC d’Atlanta, et première présidente du Conseil pour le Suivi des Recommandations du Nouveau Sommet Afrique-France.

Dre Myriam Hemes Njimegne Nkwa

Forte de son expertise contre la désinformation sanitaire et de son action associative, la Dre Myriam Hemes Njimegne Nkwa incarne une nouvelle génération de leaders qui veulent ancrer les partenariats internationaux dans l’action concrète et la souveraineté sanitaire des populations. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, le groupe média Échos Santé dresse le portrait de cette jeune femme de 32 ans, première présidente du Conseil pour le Suivi des Recommandations du Nouveau Sommet Afrique-France.

C’est au cœur de l’espace diplomatique camerounais qu’une page de l’histoire des relations Afrique-France s’est tournée. Sous les auspices de l’ambassadeur de France, Thierry Marchand, la Dre Myriam Hemes Njimegne Nkwa a été officiellement installée à la présidence du Conseil-NSAF. Cette nomination fait d’elle la première femme à occuper ce poste stratégique, symbole fort d’une coopération en quête de rajeunissement et de parité. Son mandat de deux ans (2024-2026) s’annonce comme le terrain d’expression d’une vision renouvelée.

Médecin épidémiologiste de formation, titulaire d’un doctorat en médecine et d’un master en épidémiologie de terrain obtenu en collaboration avec les CDC d’Atlanta, elle a très tôt élargi son champ d’action. Un autre master en coopération internationale et développement durable l’a armée pour penser les politiques de santé dans un cadre global. Sa compréhension des crises sanitaires est autant technique que politique et sociale.

Cette expertise, elle l’a mise au service du plus grand nombre à travers l’association YOHEDA (Youth for Health and Development of Africa), qu’elle a fondée en 2018. Son combat contre la désinformation sanitaire, particulièrement virulent pendant la pandémie de Covid-19, lui a valu d’être sacrée meilleure fact-checkeuse spécialisée au Cameroun. Son parcours est celui d’une bâtisseuse de ponts : entre la clinique et le terrain, entre la science et le grand public, entre le local et l’international.

À la tête du Conseil-NSAF, la Dre Nkwa hérite d’une mission de premier ordre : veiller à la mise en œuvre concrète des engagements pris lors du Nouveau Sommet Afrique-France. Ses priorités sont calquées sur les grands enjeux contemporains : souveraineté sanitaire, transition écologique, formation de la jeunesse et innovation. Sa conférence organisée en octobre 2024 à Yaoundé, avec le soutien de l’Agence Science-Presse Canada et de l’Organisation Internationale de la Francophonie, visant à lutter contre la désinformation scientifique en Afrique Centrale, montre qu’elle entend apporter une approche pragmatique.

En tant que jeune femme de 32 ans, elle incarne l’émergence d’une nouvelle garde de leaders africains, formés, connectés et déterminés à peser sur les décisions qui concernent leur avenir. Son profil hybride – médecin, humanitaire, blogueuse et diplomate – reflète la complexité des défis actuels. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue cette bâtisseuse de ponts dont la vision renouvelle la coopération sanitaire entre l’Afrique et la France.

23-Dre MEKOUI Suzanne Nathalie : Une femme leader dévouée à la santé publique dans la région de l’Est

La Dre MEKOUI Suzanne Nathalie, médecin polyvalente, incarne le dévouement aux populations éloignées.

Dre. MEKOUI, Médecin Chef à la CMA de Bagofit et au Centre de Vaccination Internationale de Bertoua.

Dans l’immensité verte de la région de l’Est du Cameroun, une femme se lève chaque jour pour soigner, organiser et protéger. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, le groupe média Échos Santé met en lumière le parcours inspirant de la Dre MEKOUI Suzanne Nathalie, dont l’engagement profond envers l’amélioration de la santé des populations fait d’elle un exemple de leadership féminin dans le secteur de la santé publique.

Tout commence par une vocation précoce et des études brillantes. En 2017, elle obtient son Doctorat en médecine générale de l’Institut Supérieur de Technologie Médicale (ISTM), posant les premières pierres d’un édifice professionnel qui ne cessera de s’élever. Mais la jeune médecin ne compte pas s’arrêter aux diplômes. Très rapidement, elle prouve ses qualités de leader en assumant des responsabilités importantes sur le terrain.

Sa capacité d’adaptation et sa polyvalence sont impressionnantes. Elle tour à tour Médecin Chef à la CMA de Bagofit, puis au Centre de Vaccination Internationale de Bertoua, démontrant une maîtrise des enjeux administratifs aussi solide que ses compétences cliniques. Lorsque la pandémie de COVID-19 frappe le Cameroun, elle est en première ligne comme clinicienne, affrontant l’urgence avec courage et détermination.

Son engagement ne connaît pas de frontières géographiques ni de spécialités. Elle soigne les populations de Belabo et Bagofit en tant que médecin traitant, prend en charge les patientes du service de gynécologie de l’hôpital régional de Bertoua, et assume des rôles d’administrateur et de gestionnaire hospitalier à la CMA de Belabo. Partout où elle passe, elle imprime sa marque : professionnalisme, dévouement, et une attention constante portée aux plus vulnérables.

La Dre MEKOUI Suzanne Nathalie incarne cette nouvelle génération de médecins camerounais qui ne se contentent pas d’exercer leur art dans le confort des grandes villes, mais choisissent de servir dans des régions parfois éloignées, là où les besoins sont les plus criants. Son parcours, jalonné de succès et d’engagements, est une source d’inspiration pour les jeunes générations.

En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue le parcours de cette femme leader dévouée à la santé publique dans la région de l’Est. La Dre MEKOUI Suzanne Nathalie témoigne de l’impact considérable que les femmes peuvent avoir dans l’amélioration de la santé publique, et prouve que le leadership féminin est un atout majeur pour le développement sanitaire du Cameroun.

24-Dre NDEME Bénédicte Solange: de la médecine humanitaire à l’excellence managériale

La Dre NDEME Bénédicte Solange, triple primée pour son management à Odza, incarne la rigueur scientifique et l’engagement humanitaire.

Dre NDEME Bénédicte Solange, médecin dermatologue-vénérologue,Chef de District de santé de Nkoafamba.

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars 2026, le groupe média Échos Santé met en lumière un parcours singulier, tissé entre la Côte d’Ivoire et le Cameroun. La Dre NDEME Bénédicte Solange, médecin dermatologue-vénérologue, ancienne Médecin Chef du Centre Médical d’Arrondissement d’Odza, incarne une génération de femmes médecins alliant rigueur scientifique, vision managériale et engagement humanitaire.

Elle est née un 3 juillet 1977 à Sa’a, dans le département de la Lékié. Rien ne prédestinait cette petite fille du Cameroun profond à traverser les frontières pour aller chercher ailleurs le savoir qui ferait d’elle une médecin d’exception. Mais Bénédicte Solange NDEME avait cette flamme dans les yeux que les grands destins allument très tôt.

C’est à Abidjan que tout commence. De 1996 à 2006, elle fréquente l’Université FELIX-HOUPHOUËT BOIGNY. En 2006, elle soutient sa thèse de Doctorat d’Etat en Médecine sur “Les pathologies psychiatriques observées chez les migrants à propos de 223 cas colligés à l’hôpital psychiatrique de BINGERVILLE”. Mention Très Honorable, Félicitations du Jury. Déjà, le lien entre santé mentale et migration s’imposait comme une évidence. Parallèlement, elle décroche un Diplôme d’études spécialisées en gestion de projets. Cette double compétence – médicale et managériale – allait devenir sa marque de fabrique.

De 2007 à 2008, elle exerce comme Consultante Junior en Gestion de projets de Santé à Abidjan. En 2009, elle rentre définitivement au Cameroun. Elle exerce comme médecin vacataire à l’Hôpital de District de BIYEM ASSI, puis à l’Hôpital Central de Yaoundé. En décembre 2012, elle repart à Abidjan pour y suivre un Certificat d’étude spécialisé en Dermatologie-Vénérologie, obtenu en mars 2016. La même année, elle ajoute un Diplôme interuniversitaire en Dermatologie Pédiatrique décroché à l’Université de Nice.

En décembre 2016, elle est nommée Médecin Chef du Centre Médical d’Arrondissement d’Odza, où elle restera jusqu’en septembre 2019. Trois années intenses où elle va révéler des talents insoupçonnés de manager. En mars 2017, elle reçoit un Diplôme d’Excellence pour l’éthique et la gestion rationnelle des finances publiques. En juillet de la même année, elle est à nouveau distinguée pour l’excellence managériale. En novembre 2017, une “Spéciale distinction honorifique” vient couronner son travail. Trois diplômes d’excellence en moins d’un an. Sous sa direction, le modeste CMA d’Odza se transforme, se structure, pose les bases de ce qui deviendra plus tard l’Hôpital de District d’Odza.

Jamais rassasiée de savoir, elle obtient en avril 2017 un Certificat en épidémiologie de terrain. En juillet 2018, elle décroche deux certifications à l’Institut Supérieur de Management de Dakar : Management des organisations de santé et Leadership. Des compétences pointues en épidémiologie, en gestion de crise, en management stratégique.

Aujourd’hui dermatologue-vénérologue, elle n’a jamais perdu de vue cette dimension humaine de la médecine. Mère de deux enfants, elle jongle avec aisance entre vie familiale et obligations professionnelles. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue le parcours d’une femme discrète mais déterminée, d’une médecin qui a choisi d’exercer son art avec la double exigence du soin et du management. Parce qu’au fond, la plus belle distinction qu’elle ait jamais reçue, c’est celle que personne ne voit : la gratitude silencieuse des patients qu’elle a soignés, écoutés, guéris.

25-Wendeline Ngondo Lambe épse Ndive Musenjer : la visionnaire qui révolutionne l’accès aux soins des plus démunis

Wendeline Ngondo Lambe, Administrateur du Fonds régional pour la promotion de la santé du Sud-Ouest, transforme l’accès aux soins des plus démunis.

Wendeline Ngondo Lambe épse Ndive Musenjer, Administrateur du Fonds régional pour la promotion de la santé du Sud-Ouest (FRPS-SO).

Dans une région confrontée à l’instabilité et à l’enclavement de nombreuses localités, maintenir un système de santé fonctionnel et équitable relève du défi quotidien. Pourtant, le Fonds régional pour la promotion de la santé du Sud-Ouest (FRPS-SO) non seulement tient bon, mais affiche des résultats exceptionnels. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé met en lumière Wendeline Ngondo Lambe Epse Ndive Musenjer, Administrateur du FRPS-SO, dont le leadership transforme l’accès aux soins dans une région complexe.

Public Health Manager de formation, Wendeline Ngondo Lambe explique que son orientation vers la santé publique est guidée par une profonde conviction. « Mon désir d’assister les populations sous-privilégiées m’a fortement motivée à embrasser le domaine de la santé publique, car la santé est avant tout une responsabilité sociale », confie-t-elle. Une philosophie qui transparaît dans les actions du Fonds qu’elle dirige.

Sous son administration, l’institution a réussi à toucher l’ensemble des structures sanitaires publiques de la région, couvrant les 21 districts de santé. « La performance du Fonds a été satisfaisante, car nous avons pu accéder à toutes les formations sanitaires publiques de la région », souligne-t-elle. Consciente de la nécessité de consolider ces acquis, elle a mis en place trois axes stratégiques de développement pour assurer la durabilité des opérations et contribuer à l’amélioration continue de la qualité des soins.

En matière de Couverture Santé Universelle, le Fonds assure la vérification des factures des formations sanitaires et mène des campagnes de sensibilisation. La gestion et la distribution des médicaments constituent un autre pilier majeur, avec un laboratoire fonctionnel de contrôle qualité et des livraisons trimestrielles d’intrants essentiels. Engagé dans la lutte contre les faux médicaments, le Fonds apporte un appui technique et financier à la destruction des produits pharmaceutiques périmés ou saisis.

Les résultats sont éloquents : en 2024, plus de 150 formations sanitaires concernées, environ 50 000 enfants ayant bénéficié de consultations gratuites, plus de 11 000 séances d’hémodialyse réalisées et 31 000 tests de charge virale effectués. Malgré ces avancées, la prolifération des médicaments de la rue demeure une préoccupation majeure. Wendeline Ngondo Lambe lance un appel aux formations sanitaires : « Le Fonds dispose de médicaments essentiels et de produits de diagnostic de qualité, à des coûts abordables. » En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue cette femme dont le leadership rapproche les populations du Sud-Ouest d’un système de santé plus juste et plus accessible.

26-Dre Victorine NKONGO: le parcours inspirant d’une battante au service de la santé maternelle

Gynécologue-obstétricienne de formation, titulaire d’un master en santé publique, la Dre Victorine NKONGO, incarne la résilience, la compétence et le leadership au féminin.

Dre Victorine NKONGO, directrice de l’hôpital de district de Mbalmayo.

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars 2026, le groupe média Échos Santé met en lumière le parcours exceptionnel d’une femme médecin qui marque son temps. Du fin fond du département de la Haute-Sanaga à la tête de l’Hôpital de District de Mbalmayo, la Dre Victorine NKONGO incarne la résilience, la compétence et le leadership au féminin. Elle est née là où les chemins de terre croisent parfois ceux de l’espoir. Un 16 octobre 1980, à ETOG-NANG, un village perdu dans l’arrondissement de Nanga-Eboko. À cette époque, personne n’aurait parié que la petite Victorine deviendrait un jour médecin, encore moins qu’elle dirigerait des hôpitaux. Mais elle avait cette lumière dans les yeux que les grands destins arborent en secret. Au Lycée de Nanga-Eboko, elle trace sa route sans bruit, décrochant son Baccalauréat D en 2001. Des années plus tard, quand on lui demande le secret de sa réussite, elle répond simplement : « Je travaillais, parce que je savais que personne ne le ferait à ma place. »

2001, marque son admission au prestigieux concours de première année de médecine à la Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de Yaoundé I. Commence alors un long parcours de sept années, ponctué de nuits blanches et de sacrifices. En 2008, elle décroche son Doctorat en Médecine, devenant ainsi l’une des rares femmes médecins issues de son village natal. Mais pour celle qui refuse de s’arrêter en si bon chemin, ce n’est qu’une étape. En 2010, elle réussit le concours d’entrée en spécialisation de Gynécologie-Obstétrique. Quatre années plus tard, en 2014, elle obtient son diplôme de spécialiste.

Son parcours professionnel est un modèle de progression continue. Des urgences de l’Hôpital Central de Yaoundé, où elle officie comme médecin généraliste de 2008 à 2010, aux salles d’accouchement des plus grandes structures du pays, elle apprend, observe et se forge une expérience inestimable. En 2016, elle accepte un défi de taille : exercer à l’Hôpital de District d’Efoulan, où elle endosse également les rôles de Conseiller médical et de Présidente du Comité de lutte contre la corruption. C’est là qu’elle révèle ses talents d’organisatrice, notamment en 2015 en initiant une campagne de dépistage du cancer du col de l’utérus.

Jamais rassasiée de savoir, elle reprend le chemin de l’Université Catholique d’Afrique Centrale pour y décrocher, en 2022, un Master en Santé Publique option Épidémiologie. La même année, elle participe au prestigieux congrès international de chirurgie endoscopique gynécologique, avant d’ajouter en 2023 un Diplôme Universitaire en Sénologie.

Nommée Directeur de l’Hôpital de District d’Odza en 2023, elle y imprime sa marque avec détermination. Le 13 janvier 2026, elle reçoit des mains du Directeur général des Aéroports du Cameroun, un important don de matériel médical : bistouris électriques, microscopes, dopplers obstétricaux. Ce geste citoyen renforce le plateau technique de l’établissement et témoigne de sa capacité à mobiliser des ressources. Sa philosophie de gestion, centrée sur l’amélioration de la qualité des soins, lui vaut d’être nommée en février 2026 à la tête de l’Hôpital de District de Mbalmayo.

Mère célibataire de trois enfants, la Dre NKONGO Victorine prouve chaque jour que la maternité n’est pas un frein à l’ambition, mais un moteur supplémentaire. Membre actif de plusieurs associations scientifiques, polyglotte maniant aussi bien le français que l’anglais, elle est de ces femmes qui ne comptent pas leurs heures. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue le parcours d’une battante qui, des sentiers poussiéreux de Nanga-Eboko aux couloirs des hôpitaux de référence, trace la voie à toutes celles qui rêvent de soigner, de guérir et de diriger.

27-Olivia Ngou : Une femme de fer dans la lutte contre le paludisme

Olivia Ngou, présidente d’Impact Santé Afrique, est une figure de proue de la lutte contre le paludisme

Olivia Ngou, présidente d’Impact Santé Afrique.

Dynamique, talentueuse et infatigable, Olivia Ngou est une figure de proue de la lutte contre le paludisme en Afrique. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, le groupe média Échos Santé dresse le portrait de cette leader incontournable dont le téléphone est l’arme, le bureau le continent, et la mission de sauver des vies. À travers Impact Santé Afrique, elle orchestre des partenariats avec un savoir-faire et un savoir-être qui font d’elle une référence panafricaine. Olivia Ngou est de ces femmes qui ne passent pas inaperçues. Son énergie communicative et son dévouement à la cause de la santé en Afrique en font une personnalité hors du commun. Originaire de la région de l’Ouest du Cameroun, elle est titulaire d’une maîtrise en Santé publique et a forgé son expertise pendant dix ans comme directrice exécutive de Malaria No More Cameroun, où elle a mené des efforts soutenus pour combattre le paludisme dans le pays.

Aujourd’hui, elle préside Impact Santé Afrique (ISA), une organisation non gouvernementale panafricaine basée au Cameroun dont l’objectif principal est de contribuer à la lutte contre le paludisme sur le continent, avec un accent particulier sur les pays d’Afrique francophone, les plus touchés par cette maladie. Sa conviction profonde : les jeunes femmes et les enfants de moins de cinq ans, qui représentent 70 % des personnes touchées par le paludisme, doivent être au cœur des efforts de lutte.

Son expertise est reconnue à l’échelle continentale. Elle maîtrise les enjeux, les défis et les solutions, et sait mobiliser les acteurs pour atteindre les objectifs. Membre actif de plusieurs instances internationales, elle siège au Conseil d’administration d’UNITAID, représente les communautés au Fonds mondial, et participe au comité de pilotage Roll Back Malaria. Elle est également membre du Global Fund Advocates Network (GFAN) Africa.

Grâce à son action, Impact Santé Afrique a obtenu des résultats concrets. Des milliers de vies ont été sauvées, des communautés sensibilisées, des systèmes de santé renforcés. Ses efforts lui ont valu de nombreuses distinctions, notamment le prestigieux prix Reach (Recognizing Excellence Around Champions of Health) lors du forum Reaching the Last Mile organisé par la Fondation Bill et Melinda Gates en 2019, ainsi que le prix de l’Excellence du leadership féminin en santé au Cameroun. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue cette femme de fer qui démontre que la passion, le travail et la détermination peuvent faire la différence dans la lutte contre l’un des fléaux les plus meurtriers d’Afrique.

28-Pre Calixte Ida Penda: un modèle d’excellence au service de la santé mère-enfant au Cameroun

Pédiatre éminente, enseignante-chercheure de renom, Directrice Générale Adjointe de l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Douala.

Pre Calixte Ida Penda, Directrice Générale Adjointe de l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Douala

En cette Journée Internationale des Droits de la Femme, le 8 mars 2026, le Cameroun met à l’honneur celles qui, par leur détermination et leur excellence, transforment la société. Parmi ces figures inspirantes, la Professeure Calixte Ida Penda occupe une place de choix. Pédiatre éminente, enseignante-chercheure de renom et manager chevronnée, elle incarne la réussite féminine au sommet de l’expertise médicale et hospitalière.

Son parcours, jalonné de défis relevés avec brio, force l’admiration. Diplômée du Centre Universitaire des Sciences de la Santé de Yaoundé, elle s’est très tôt spécialisée en pédiatrie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, avant de parfaire sa vision de la santé publique par un Master à l’Institut de Santé Publique de Bordeaux. Forte de 36 années d’expérience, elle a gravi tous les échelons, de ses débuts comme chef de service de santé d’arrondissement à ses fonctions actuelles de Directrice Générale Adjointe de l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Douala, un poste stratégique auquel elle a été nommée par décret présidentiel en 2024.

La Pre Penda ne se contente pas de soigner ; elle innove, forme et publie. Experte internationalement reconnue dans la prise en charge du VIH pédiatrique et de la prévention de la transmission mère-enfant, elle est l’auteure de plus de 120 publications scientifiques et pilote de nombreux projets de recherche majeurs. Son engagement pour la santé de la mère et de l’enfant est total.

Aujourd’hui, aux côtés du Pr Émile Mboudou, elle met son expertise au service de l’un des hôpitaux les plus importants du pays. Le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, soulignait lors de son installation sa loyauté et sa capacité à manager. La Pre Penda est plus qu’une clinicienne ou une chercheuse ; elle est un repère. Pour les jeunes filles qui aspirent à des carrières scientifiques, pour les femmes médecins, elle prouve que l’excellence et le leadership féminin sont des piliers essentiels du développement du Cameroun. En cette journée du 8 mars, son parcours est un message d’espoir et un appel à poursuivre la marche vers l’égalité et la reconnaissance du talent sans distinction de genre.

29-Pre Christiane Judith Ngo Pambe Rissia: Pionnière de l’anatomie pathologique, de la cancérologie au décanat

Première femme camerounaise agrégée en anatomie pathologique, récemment nommée vice-doyenne à l’Université de Garoua, la Pre Christiane Judith Ngo Pambe Rissia cumule les distinctions.

Pre Christiane Judith Ngo Pambe Rissia, pionnière de l’anatomie pathologique.

Dans le vaste récit de l’enseignement supérieur camerounais, certains chapitres s’écrivent avec une encre particulière. Le nom de la Pre Christiane Judith Ngo Pambe Rissia vient d’y être inscrit en lettres d’or. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, le groupe média Échos Santé met en lumière le parcours de cette chercheuse et clinicienne d’exception, récemment élevée aux fonctions de vice-doyenne à la Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Garoua.

Cette nomination prestigieuse s’ajoute à un accomplissement historique : elle est la première femme camerounaise à avoir obtenu l’agrégation en anatomie pathologique à la 22e session du concours du CAMES. Cette double distinction est le point d’orgue d’une carrière forgée par l’excellence et l’engagement sur trois fronts : la recherche, la clinique et l’enseignement.

La Pre Ngo Pambe s’est imposée comme une chercheuse majeure dans le domaine de la pathologie cancérologique. Auteur ou co-auteur de près de vingt publications scientifiques référencées, ses travaux portent sur des pathologies cruciales pour la santé publique en Afrique. Elle a notamment étudié les sarcomes de Kaposi, les cancers du sein et du col de l’utérus, tout en s’intéressant à la recherche translationnelle avec des travaux sur les propriétés anticancéreuses de plantes locales. Son expertise lui a valu de présenter ses recherches lors de congrès internationaux d’envergure, comme le congrès de l’AORTIC au Cap.

Médecin Pathologiste en exercice, elle a successivement occupé des postes de responsabilité au Centre Pasteur du Cameroun et à l’Hôpital Central de Yaoundé, avant de rejoindre l’Hôpital Général de Garoua en 2022. Son arrivée dans le septentrion du pays constitue un engagement fort pour l’équité de l’accès aux soins de pointe, notamment le diagnostic anatomopathologique essentiel en oncologie.

Sa carrière hospitalo-universitaire a connu une ascension rapide à la FMSB de Garoua. Assistante en 2019, Chargée de Cours en 2021, Maître-Assistant en 2022, elle obtient son agrégation avant d’être nommée vice-doyenne. Sa nouvelle mission l’amène à piloter des enjeux centraux pour la vie étudiante dans une faculté qui accueille plus de 15 000 étudiants. Sa maîtrise de six langues symbolise l’ouverture et la capacité à communiquer au cœur de sa mission. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue cette pionnière qui démontre qu’avec la rigueur et la passion, les barrières peuvent être brisées.

30-Pre Liliane MFEUKEU KUATE: La dame de fer au cœur d’or qui répare les cœurs

La Pre Liliane Mfeukeu Kuate, cheffe de service de cardiologie à l’Hôpital Central de Yaoundé et Fellow de la Société Européenne de Cardiologie, est devenue une référence incontournable en Afrique centrale.

LPre Liliane Mfeukeu Kuate, cheffe de service de cardiologie à l’Hôpital Central de Yaoundé et Fellow de la Société Européenne de Cardiologie

.Elle aurait pu se contenter d’exercer dans le confort feutré des hôpitaux italiens où elle s’est formée. Elle a choisi de revenir. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, la Professeure Liliane MFEUKEU KUATE incarne cette femme africaine qui ne subit pas le monde mais le construit. Cheffe de service de cardiologie à l’Hôpital Central de Yaoundé, Fellow de la Société Européenne de Cardiologie, elle est devenue la référence incontournable de la cardiologie en Afrique centrale.

Dès que l’on franchit le seuil du service qu’elle dirige, l’atmosphère est frappante. Loin de l’austérité hospitalière, un calme studieux règne. La Pre MFEUKEU KUATE transcende la simple consultation médicale pour incarner une véritable artisane de la guérison. Son expertise technique hors pair s’allie à une approche résolument humaine. Son sourire bienveillant est l’expression d’un respect profond pour le patient, instaurant une relation thérapeutique où compétence et humanité deviennent indissociables.

L’excellence de la Pre MFEUKEU KUATE ne connaît pas de frontières. Son expertise sur la pathologie cardiovasculaire en Afrique est saluée par de multiples publications internationales. Co-investigatrice principale d’essais cliniques majeurs (ANRS0392s ELDORADO sur le VIH, ANRS 0388s ACCESS+ sur l’hépatite C), elle est une force vive de la recherche. Son bureau, véritable “maison des trophées”, témoigne de ce rayonnement, culminant en 2024 avec son élection au titre prestigieux de Fellow of the European Society of Cardiology (FESC).

Son impact sur la formation des futurs médecins est fondamental. À la Faculté de Médecine de Yaoundé I, elle encadre avec générosité : plus de 43 thèses de doctorat, 20 mémoires de spécialité, 4 masters de recherche. Pour elle, la formation est un héritage. Elle perpétue le cycle vertueux de transmission initié par sa propre mentore. Son parcours, du bac à Douala en 1994 au Doctorat en Médecine à l’Université de Modène en 2004, puis à la spécialisation en Cardiologie en 2012, est une quête d’excellence sans relâche. Décorée Chevalier de l’Ordre du Mérite Camerounais en 2024, elle incarne une synthèse rare : rigueur scientifique et humanisme tangible. En cette Journée internationale des droits des femmes 2026, Échos Santé salue cette architecte du soin moderne dont le cœur bat pour l’avenir de la santé en Afrique.

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📰 Dernière parution : Echos santé n°1388 du vendredi 17 avril 2026

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