Le Centre hospitalier régional (CHR) de Ngaoundéré a lancé hier 22 octobre une campagne de chirurgie gratuite de la cataracte au profit des patients démunis. La première journée a été consacrée à la confirmation des cas préalablement enregistrés, les premières opérations.
Portée par la direction de l’établissement, l’initiative vise à redonner le sourire et l’autonomie à des personnes dont la vision s’est progressivement dégradée. Pour beaucoup de patients venus de Ngaoundéré, des régions voisines, des pays voisins, le coût de l’intervention constitue souvent un obstacle majeur. La gratuité des soins ouvre ainsi une perspective concrète de guérison à des ménages qui auraient différé, voire abandonné, leur traitement.
La cataracte se caractérise, selon le personnel médical, par l’opacification progressive du cristallin, la lentille naturelle de l’œil. Elle provoque une baisse de la vision, une sensibilité accrue à la lumière et, à un stade avancé, une cécité fonctionnelle. Bien qu’elle touche principalement les personnes âgées, elle peut également survenir chez des adultes plus jeunes, notamment en cas de diabète, de traumatisme oculaire ou de facteurs héréditaires.
La cataracte demeure la première cause de cécité évitable. Selon des données citées par le ministère de la Santé publique, elle représente environ la moitié des causes de cécité dans le pays. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) rappelle toutefois que la chirurgie de la cataracte est l’une des interventions les plus efficaces et abordables pour prévenir la cécité évitable, permettant à de nombreux patients de recouvrer rapidement la vue.
Durant la campagne, les équipes du CHR avec l’appui du Président de la Société Camerounaise d’Ophtalmologie, Professeur Yannick Bilong, procèdent à un examen ophtalmologique complet afin de confirmer le diagnostic, d’évaluer la maturité de la cataracte et de vérifier l’aptitude du patient à subir l’opération. Les cas retenus sont ensuite orientés vers le bloc opératoire. Cette technique permet, dans la majorité des cas, une récupération visuelle immédiate.
Au-delà de l’acte chirurgical, l’initiative revêt une dimension sociale importante. La perte de la vue plonge souvent les patients dans une dépendance accrue, limite leurs activités génératrices de revenus et fragilise les familles. Redonner la vue, c’est également restaurer la dignité, l’indépendance et la capacité des bénéficiaires à reprendre une vie active.
Plus de 40 personnes prêtes à être opérées le premier jour
Au moment où nous quittions cet établissement hospitalier à 13h, plus de 40 personnes étaient déjà confirmées pour subir l’opération. Selon le docteur Fadimatou Altiné, directrice du Centre Hospitalier Régional, d’ici le 24 octobre, date de clôture de ces interventions, le quota de 100 personnes à opérer gratuitement pourra être largement dépassé. « Nous avons des patients qui viennent de partout des localités voisines de Ngaoundéré, d’autres régions et même des pays voisins. Cette campagne revêt aussi un caractère social, car, par cette campagne, ça va alléger les charges aux familles », indique la directrice du CHR.
Pour les patients, c’est un ouff de soulagement. « Cette campagne est une manne tombée du ciel. J’ai été reçu et j’ai été opéré de l’œil droite. Je vais pouvoir reprendre mes activités normalement », explique un patient, visiblement satisfait.
Cette campagne illustre la volonté de l’établissement de rapprocher les soins spécialisés des populations de l’Adamaoua. Elle constitue également un appel à la mobilisation des partenaires sanitaires, des collectivités et des personnes de bonne volonté pour soutenir la lutte contre la cécité évitable dans la région.
Réactions
« Nous formons l’équipe technique locale à prendre en main ce merveilleux centre et service d’ophtalmologie qui est ici présent, développé pour les populations. Bon, tout commence avant le bloc opératoire »

Donc nous faisons cette campagne de prise en charge de la première cause de cécité curable, c’est-à-dire qu’on ne peut traiter que la cataracte. Nous formons l’équipe technique locale à prendre en main ce merveilleux centre et service d’ophtalmologie qui est ici présent, développé pour les populations. Bon, tout commence avant le bloc opératoire. Donc on le sélectionne, on apprécie, on juge les critères des éléments de réussite de la chirurgie, on sensibilise le patient, on fait un calcul de l’implant artificiel que nous allons introduire dans l’œil une fois que nous allons enlever l’obstacle qui est le cristallin, qui n’est plus transparent et maintenant durant la chirurgie la chirurgie comme vous le voyez c’est des rôles sous anesthésie locaux régional. Le patient est conscient, on peut discuter avec lui, il n’a pas mal d’interventions durant 15, au maximum, en cas de cas spécifique, on peut atteindre les 30 minutes. Et tout se déroule, comme vous le voyez, dans la bonne humeur. Et le patient ressort en ayant vécu une belle expérience. Il n’a pas mal. Le lendemain, nous ouvrons le pansement et nous prodiguons des conseils et des soins. Et aussi, nous profitons pour éduquer la famille. Parce que ce patient doit aller dans la communauté, être un témoin de ce qu’on fait et ce que les services publics peuvent apporter. Après avoir reçu l’opération, déjà respecter tout ce que va dire le médecin, ne pas écouter la famille, même quand on les aime bien. Maintenant, ça va être de mettre régulièrement les médicaments, parce qu’il y a des médicaments à mettre, à des fréquences à respecter. Éviter des endroits poussiéreux pendant un temps, juste quelques jours, et il y a d’autres consignes beaucoup plus techniques sur l’hygiène que l’on procure aux malades pour les tout premiers jours en fait, les deux à trois premiers jours et le suivi en fait va s’étaler sur un mois et demi à des intervalles après une semaine, après une semaine et après un mois. Et c’est au bout d’un mois que totalement que le patient est totalement guéri. C’est une question de guérison de la plaie qui démarre près de moi et de lui pour que tout soit stable et que cet œil devienne vraiment bien solide, comme il était avant, pour que tout soit stable. Parce que l’intervention consiste à ouvrir l’œil et à aller enlever le cristallin et le remplacer. Donc il y a quand même une blessure, mais l’œil est fonctionnel. Dans les 24 à 48 heures, le patient est droit, la vision s’améliore avec le temps. Au bout d’un mois et demi, tout est consolidé. Le patient devra avoir maintenant des lunettes au cas où il peut se l’offrir pour voir de loin ou de près, pour pouvoir lire pour pouvoir lire.
« L’objectif est atteint »

Nous sommes satisfaits des résultats atteints jusque-là. On peut dire que l’objectif est atteint parce que l’engouement, vous avez vu, vous avez pu apprécier tout ce monde présent ici. Et puis, les familles ont beaucoup d’espoir, elles attendent beaucoup de cette campagne parce que, vous savez, un œil réparé, c’est-à-dire un œil qui voit de nouveau, permettra à la personne de vaquer à ses occupations, d’être plus productive et aussi de libérer la personne qui était en charge de les accompagner au quotidien. Donc c’est aussi une satisfaction de voir que les gens sont venus de loin, ils sont venus des zones rurales. Donc, nous avons déjà, on va dire, en train d’être opérés, nous sommes déjà à presque une trentaine. Et le screening continue parce qu’il est question de confirmer ceux qui avaient été dépistés dans les départements, les arrondissements et dans les villes voisines. Les régions voisines également, donc de confirmer le diagnostic, de s’assurer qu’ils sont vraiment éligibles. Et tous ceux qui sont éligibles dans la limite des 100 cas seront opérés ou vont bénéficier de cette intervention qui est gratuite. Et pour ceux qui ne seront pas éligibles, ils bénéficieront au moins d’une consultation, d’une prescription médicale. Et puis, un répertoire est également fait pour les prochaines éditions ou si besoin, les orienter vers d’autres sites de campagne éventuels. Ça, c’est une édition, une première édition du genre, mais on va renouveler ce type d’expérience. Donc là, c’était, on va dire quoi, un essai, bien que les objectifs soient atteints, mais les prochaines fois, on pense pouvoir aller au-delà des 100 cas et puis s’y prendre plus tôt que prévu et peut-être même décentraliser le screening pour que seuls ceux qui sont éligibles puissent faire le déplacement.










































































































































































































































































