Dr, la clinique mobile a été l’un des moyens les plus efficaces dans la sensibilisation de la population, pouvez-vous nous en dire plus sur cette clinique mobile ?
Je souhaite au préalable redéfinir le concept qu’il y a dans la clinique mobile. En fait, c’est une stratégie de santé publique pensée pour adresser les besoins de santé fondamentaux d’une catégorie de personnes que nous appelons les cibles vulnérables. En fait, ces cibles sont souvent des personnes qui sont limitées par l’accessibilité géographique et par l’accessibilité financière. Et quand bien même elles auraient les moyens pour pouvoir payer ce transport et se rendre à la formation sanitaire, payer maintenant l’accès aux soins, proprement dit, poserait encore problème. Donc c’est vraiment une double barrière que cette catégorie vulnérable a à franchir dans le processus de recours aux soins. Et du coup, il fallait donc penser vraiment à cette stratégie qui consiste fondamentalement à rapprocher ce paquet de services minimum vers cette cible-là. Et on voudrait donc qu’ils puissent avoir la bonne information au bon moment pour pouvoir avoir un comportement qui puisse leur permettre vraiment d’éviter des risques d’infection, des risques de dérive et tout cela. Un autre point important qu’il faut savoir dans l’académie mobile intégrée, c’est une stratégie qui est beaucoup plus pertinente en contexte humanitaire.
Que retenons-nous de cette journée mondiale de la population ?
Il a été pensé pertinent de pouvoir déployer également cette stratégie dans le cadre de cette journée mondiale de la population, édition de 2025, afin d’apporter ce paquet de services numéro 1 dont nous parlions tantôt auprès de la population et répondre à leurs besoins, soulager leurs souffrances lorsque cela donc est possible. Il était donc question que des jeunes qui ont été mobilisés et briefés pour la circonstance couvrent des sites, de fréquentation publique pour sensibiliser et référer les patients ou les personnes intéressées par ce paquet de services auprès de la clinique mobile où ils reçoivent les soins. C’était le service de santé sexuelle reproductive à l’exemple de la planification familiale.
Qu’avez obtenu en termes de résultats ?
Les jeunes qui ont été mobilisés pour la circonstance se sont donnés à fond. Donc nous avons sensibilisé au bout de 3000 personnes et 1800 ont bénéficié des services offerts. Des services confondus, santé sexuelle reproductive, soins de santé primaire.
Lorsque vous échangiez avec les jeunes, qu’est-ce qu’il en ressort ?
Le constat qui se dégage, c’est qu’il y a vraiment le besoin dans la communauté. Il y a le besoin dans la communauté parce que les gens, dans la majorité, sont limités par ces deux barrières dont je venais de citer tantôt, l’accessibilité géographique et l’accessibilité financière. Et une occasion comme celle-là est vraiment la bienvenue et ils adhèrent massivement. Et d’ailleurs, une de leurs recommandations était qu’on multiplie cette initiative et qu’on l’étende à échelle, c’est-à-dire que ce ne soit pas seulement lors des événements ponctuels, mais que ce soit pratiquement à une fréquence tellement rapprochée pour pouvoir répondre aux besoins de ces populations vraiment vulnérables. Ça, c’est le retour que nous avons. Maintenant, par rapport à la situation sanitaire des jeunes, il y en a vraiment dans la communauté aussi. Et ça commence d’abord par l’information, la bonne information à la bonne source. Je vous ai dit tantôt qu’il y avait 3 000 personnes et dans ces 3 000 là, il y avait eu beaucoup de cas de counseling qui venaient justement demander l’information. C’était leur principale préoccupation. Il y a le besoin dans la communauté.
Interview menée par Marcus DARE












































































































































































































































































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