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« Chaque seconde compte en cas d’accident ou de malaise, il est impératif de réagir promptement et de manière adéquate afin de sauver des vies »

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Pierre-Hervé Mayack, titulaire d’une attestation de formation des premiers secours délivrée par le ministère de la Défense de la France et signée par le président de la Croix-Rouge française organise dans quelques jours un atelier sur les gestes de premiers secours à Douala. Dans cet entretien, il donne les raisons de l’organisation d’une telle rencontre au Cameroun.

Vous organisez samedi 8 novembre 2025 à Douala, un grand atelier sur les gestes de premiers secours. Quelles sont vos motivations ?

En effet, j’organise le samedi 08 novembre 2025  un grand atelier à Douala sur les gestes de premiers secours. Cette problématique me tient particulièrement à cœur car la vie de ma mère a été sauvée par un parfait inconnu, qui a pratiqué les gestes de premiers secours sur ma mère lorsqu’elle a fait un malaise en pleine rue et s’était évanouie. La prompte intervention de ce jeune homme a permis de sauver la vie de ma mère ! De fait, sa réactivité et sa maîtrise des gestes qui sauvent ont permis aux sapeurs-pompiers et au Samu de venir prendre en charge ma mère à temps,  et de l’emmener dans un établissement hospitalier. Vous savez,  chaque seconde compte en cas d’accident ou de malaise,  il est impératif de réagir promptement et de manière adéquate afin de sauver des vies. En conséquence, ma motivation première est de jouer ma petite partition à mon niveau (par l’apprentissage des gestes de premiers secours gratuitement au plus grand nombre) afin de sauver une vie, de sauver des vies et de réduire le taux de mortalité ! Tous ensembles, nous pouvons y arriver !

Quels sont les objectifs visés par cet événement organisé en partenariat avec l’association des kinésithérapeutes du Cameroun ?

Très bonne question ! Comme je l’ai dit précédemment, l’objectif premier est d’apprendre au plus grand nombre et de gratuitement les gestes de premiers secours afin de sauver une vie! De fait, une vie humaine n’a pas de prix ! Un autre objectif est de sensibiliser au maximum la société camerounaise sur cette problématique, à mon sens qui est une problématique majeure, d’utilité publique et salutaire car ça concerne la vie humaine.  Mon dernier objectif au travers de cet atelier est de réveiller la morale endormie de beaucoup de praticiens de la santé. Je suis conscient que ce que je vais dire ne va pas plaire à beaucoup de monde, mais je me dois de dire ce que je vois et les constats que j’ai pu faire sur cette problématique.  De fait, tout praticien dans le domaine médical exerce sous l’autorité et l’impulsion du code de déontologie qu’est le serment d’Hippocrate ; aussi appelé communément bible des médecins.

Ce serment  a été institutionnalisé en 1948 à l’Onu et amendé dans sa dernière révision en octobre 2020 sous le nom de ” Serment de Genève ou Déclaration de Genève”. Je tiens à rappeler que chaque profession, chaque ordre est régis généralement par un code de déontologie. Or, le serment d’Hippocrate dans sa version révisée en Octobre  2020 dit explicitement je cite: « En qualité de membre de la profession médicale,  je prends l’engagement solennel de consacrer ma vie au service de l’humanité,  je considérerai la santé  et le bien être de mon patient comme ma priorité ! Je ne permettrai pas que des considérations (…) de statut social ou tout autre facteur s’interposent entre mon devoir et mon patient ».

À la lecture de ce petit extrait, vous voyez bien l’emphase que le serment d’Hippocrate mets sur le fait que le praticien médical doit soigner tous les patients, même les plus démunis, sans discrimination sociale.  De fait, les pauvres n’ont pas souvent l’argent pour payer, et le devoir du praticien est en priorité de le soigner  selon le serment d’Hippocrate. Or, dans les faits ce n’est pas le cas! Tu es riche, tu es pris en charge rapidement ! Tu es pauvre, tu es pris en charge seulement quand tout l’argent sera réuni ! Et cela va à l’encontre du Droit International manifesté dans le serment de Genève ! J’en appelle à la responsabilité morale de chaque praticien médical. Sur ce point précis, je n’ai nullement l’outrecuidance de me poser en donneur de leçon, mais en tant que citoyen, je me dois de sonner l’alarme sur ce point précis. L’enjeu majeur de cet événement est la sensibilisation du grand public sur cette thématique et j’espère que cet atelier fera boule de neige et que plusieurs initiatives personnelles feront la même chose! Je souhaite susciter une prise de conscience générale, voire nationale sur la problématique des gestes qui sauvent!

Quelle appréciation faites-vous du domaine de la Kiné  en Afrique en général et au Cameroun en particulier ?

Il est important de vous dire que j’ai découvert les bienfaits de la Kinésithérapie de manière fortuite suite à un événement malheureux dans ma famille. De fait, il y a quelques années, mon père a été victime d’un violent AVC, et sans l’expertise de kinésithérapeute,  mon père serait passé de vie à trépas. Je veux notamment rendre un vibrant hommage à monsieur Binzouli Sylvio,  qui est un excellent kinésithérapeute,  avec la prestigieuse certification internationale World Physio. Il a fait des merveilles dans la santé de mon père, notamment la restauration de sa mobilité ! Par conséquent,  je crois fermement qu’il y a de très bons kinésithérapeutes en Afrique,  au Cameroun,  sauf que selon moi, ils ne bénéficient pas d’une exposition médiatique. Pour ma part, je suis en train de mettre en place un partenariat opérationnel et stratégique entre kinésithérapeute et praticien en médecine du bien-être car il y a une complémentarité dans ces 02 expertises pour le rétablissement des patients. Et l’emphase sera mise sur cette synergie lors du programme du 08 Novembre 2025. Vous aurez l’occasion de découvrir une excellente praticienne de la médecine du bien-être, madame Duchesse Kegam,  qui exerce dans son domaine d’activité depuis 09 années maintenant et dont les résultats sont plus que dignes d’admiration ! Vous aurez l’occasion de la découvrir !

On a parfois l’impression que tout le monde joue ce rôle ? (Infirmière, tradi-praticien, etc.) Pourquoi ?

Une impression est du domaine de l’abstrait et non du concret ! Hors en Afrique,  de manière générale,  l’expertise n’est pas mise en exergue en priorité, mais c’est la débrouillardise qui prime, même dans le domaine médical.  A titre d’exemple combien d’écoles d’infirmières de haut vol il y a-t-il en Afrique ? Vous avez parlé des tradi-praticiens, ceux-ci ont pignon sur rue du fait du fort arrière-plan animiste que l’Afrique a hérité.  Ne parle-t-on généralement pas des mystères africains? Or, comme je l’ai dit tantôt, tout cela est du domaine de l’abstrait et non du domaine scientifique.  Or, pour soigner efficacement un patient, il faut avoir un pré-requis scientifique,  et non animiste ! De fait, la connaissance de l’anatomie humaine est capitale pour tout praticien médical afin de prodiguer les premiers soins. Par ce programme, je veux mettre l’accent sur le professionnalisme médical avec une reconnaissance internationale via la certification internationale World Physio avec mention très bien de monsieur Binzouli, ainsi que l’attestation d’assistante kinésithérapeute et la grande expérience dans le domaine de la médecine du bien-être de madame Duchesse Kegam alias mère bio. Par conséquent, mon équipe et moi, nous nous démarquons par notre professionnalisme et notre reconnaissance internationale dans le domaine médical.

Qui sont ciblés au cours de cet atelier ?

Au cours de cet atelier, nous ciblons tout le monde du plus petit au plus grand, du plus pauvre au plus riche. Nous ciblons toute la population, toute personne désirant apprendre les gestes de premiers secours. Par conséquent, venez nombreux apprendre comment sauver des vies!

Quelles sont vos attentes ?

Pour ma part, je souhaite qu’un maximum de personnes vienne pour se former et apprendre les gestes de premiers secours pour sauver des vies. Ma deuxième attente est que chacun puisse être responsable en cas d’accident et ne plus forcément filmer les personnes accidentées et agonisantes. Respectons la vie humaine, je vous en prie. Et le dernier point, est d’interpeller les professionnels de la santé à ne plus être attirés par l’appât du gain au détriment de sauver les vies gratuitement !

Beaucoup de gens pensent encore que consulter un Kiné coûte cher. Que pensez-vous de cette assertion ?

Vous avez tout à fait raison, consulter un kiné coûte cher, entre 15000 Fcfa et 20000 Fcfa la consultation, ce qui n’est pas forcément à la portée de tous, à la bourse de tous. Lors de ce programme, il y aura des consultations de kinésithérapeute gratuites et la distribution gratuite de kit de santé pour les récipiendaires. Suite à cela, si des personnes veulent être suivies personnellement, nous nous organiserons pour le faire à prix plus que raisonnable. Par contre, nous mettrons en place des consultations en présentiel et en ligne payante mais accessible à la bourse de chacun (moins de 5000 Fcfa). Outre cela, mon équipe et moi, nous allons lancer une plateforme de formation diplômante en ligne pour être formé sur les gestes de premiers secours, pour être assistant de kinésithérapeute ou rééducation. Par conséquent, avec LGS Corp,  saisir un kiné est à la portée de toutes les bourses car nous ne voulons pas qu’une personne soit privée de notre grande expertise internationale faute de moyens financiers.

Entretien mené par Ghislaine DEUDJUI 

 

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