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SANTE ANIMALE

Maladie de Newcastle : une menace silencieuse pour l’aviculture

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Cette maladie de la volaille reste l’une des causes de mortalité dans les fermes et dont le taux de léthalité peut atteindre 100%. D’où la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé animale qui préconise la vaccination comme principale moyen de lutte.

La maladie de Newcastle, également connue sous le nom de pseudopeste aviaire, représente un danger majeur pour les élevages de volailles. Selon l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), cette affection virale peut entraîner un taux de mortalité atteignant 100% dans les fermes touchées, en raison de sa virulence extrême. Causée par un paramyxovirus aviaire de type 1 (APMV-1), elle se propage rapidement via les voies respiratoires, digestives ou par contact direct avec des oiseaux infectés, des fientes ou des équipements contaminés.

Les symptômes varient selon la souche du virus, mais les formes les plus graves incluent des signes respiratoires comme la toux, les éternuements et les râles, des troubles nerveux tels que tremblements, paralysies et torticolis, ainsi que des diarrhées verdâtres. Chez les pondeuses par exemple, la production d’œufs chute drastiquement, avec des anomalies de forme, de couleur ou de coquille. Dans les pays en développement, où l’aviculture villageoise est cruciale pour la sécurité alimentaire, les épidémies provoquent des pertes économiques dévastatrices, affectant particulièrement les petits éleveurs.

Vaccination

Selon l’OMSA, la vaccination prophylactique reste le meilleur moyen de lutte. Pratiquée dans la plupart des pays producteurs, elle utilise des vaccins vivants ou inactivés, administrés par voie oculaire, nasale ou en eau de boisson, pour protéger les troupeaux sensibles.

Risques dans la région de l’Adamaoua

Dans l’Adamaoua, bien qu’aucun cas officiel n’ait été signalé récemment, la maladie plane comme une menace latente pour l’aviculture en pleine expansion. De plus en plus de résidents de Ngaoundéré et environs se lancent dans l’élevage de volailles, par passion ou pour en faire une activité professionnelle génératrice de revenus. Cette dynamique, dopée par la demande locale en viande et œufs, expose les fermes à un risque accru si le virus est introduit par des oiseaux sauvages ou des marchés informels. Une vigilance accrue, couplée à des campagnes de vaccination accessibles, s’impose pour sauvegarder ce secteur vital.

Jean BESANE MANGAM

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