Cette déclaration a été faite le 26 décembre 2025, par le maire de la commune d’arrondissement de Ngaoundéré 3ème au cours de la session du Conseil municipal consacrée au vote et à l’adoption du budget de l’année 2026. Ces centres seront construits à Manwi et Saltaka .
En 2020, le maire de la Commune d’arrondissement de Ngaoundéré 3ème hérite d’une commune qui ne disposait que de peu de centres de santé. Ses plaidoyers ont permis d’obtenir un district de santé autonome en 2021 qui, en plus de la Commune d’arrondissement de Ngaoundéré 3ème, touche d’autres communes comme Ngan-Ha et Martap. Sur le territoire de la Commune d’arrondissement de Ngaoundéré 3ème, en dehors du Centre médical d’arrondissement, il n’existait pas assez de formations sanitaires. Ce qui rendait difficile l’accès aux soins primaires. « Quand nous arrivions en 2020, il n’y avait pas assez de centres de santé. Nous avons fait des plaidoyers et obtenu la création et la construction d’un centre de santé de Tchabbal Djalingo aujourd’hui équipé et fonctionnel », précise Mohamadou Bassirou. Et de poursuivre, « Nous avons sollicité également la création d’un autre centre de santé à Saltaka et à Manwi. Saltaka est déjà créé. Nous avons sollicité du ministère de la Santé la mise à disposition des ressources. Ce qui a été fait, 50 millions ont été mis à notre disposition. Nous allons donc cette année passer le centre de santé de Saltaka à autour de 50 millions pour le bien de ces populations qui sont éloignées du centre-ville ». Ces infrastructures sanitaires annoncées viennent renforcer l’accès aux soins de santé.
Pour les populations des zones rurales qui attendent ces formations sanitaires, la traduction dans les faits de cette annonce est une véritable bouffée d’oxygène. « Imaginez-vous une mère qui doit accoucher, s’il fallait la transporter de Tchabbal pour l’hôpital de district c’est au moins 15km et avec quels moyens de transport ? Et aujourd’hui le centre de santé intégré du village nous aide énormément. Si celui de Saltaka voit rapidement le jour, je pense personnellement que nous aurons moins de problèmes pour être pris en charge », se projette Bello, habitant de Tchabbal.
Depuis son arrivée à la tête de la commune, Mohamadou Bassirou a fait de la santé des populations l’une de ses priorités. Ce qui justifie l’allocation chaque année d’une enveloppe budgétaire à ce secteur sensible. Des actions qui s’inscrivent en droite ligne des prescriptions de l’article 160 du code général des collectivités territoriales décentralisées qui stipule que les élus locaux, les maires en l’occurrence ont compétence pour « la création, l’équipement, la gestion et l’entretien des centres de santé à intérêt communal, conformément à la carte sanitaire ; le recrutement et la gestion du personnel infirmier et paramédical des centres de santé intégrés et des centres médicaux d’arrondissement et l’assistance aux formations sanitaires et établissements sociaux ».
Jean Besane Mangam












































































































































































































































































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