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Garoua : Sous l’emprise de la brume sèche

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Depuis trois jours déjà, la ville de Garoua vit sous une atmosphère envahit par la brume sèche. Ce phénomène saisonnier dans la partie septentrionale entraîne des conséquences sur la santé publique.

La brume sèche résulte principalement de la poussière soulevée par les vents secs, souvent associés à l’harmattan. Ces particules microscopiques, en suspension dans l’air, pénètrent facilement dans les voies respiratoires et affectent plusieurs organes sensibles du corps humain. À Garoua, la situation est d’autant plus saissisante que la majorité des activités se déroulent à l’air libre, exposant directement les populations à cet air pollué.

Parmi les catégories les plus vulnérables figurent les conducteurs de moto-taxis. Circulant à longueur de journée, parfois jusque tard dans la nuit, ces travailleurs sont constamment en contact avec la brume sèche. L’inhalation répétée de poussière peut provoquer des affections respiratoires telles que la toux chronique, les rhinites, les bronchites, voire l’aggravation de l’asthme chez les personnes déjà fragiles. À cela s’ajoutent des irritations de la gorge, des maux de tête et une sensation persistante de gêne respiratoire. Les yeux ne sont pas épargnés par les effets de la brume sèche. De nombreux habitants sont exposés aux rougeurs, de démangeaisons, de larmoiements excessifs et de troubles visuels temporaires. La poussière fine se dépose sur la surface oculaire, entraînant des inflammations qui, sans prise en charge adéquate, peuvent évoluer vers des complications plus sérieuses. Les enfants, les personnes âgées et les malades chroniques figurent parmi les plus exposés à ces désagréments.

Face à cette situation, certains usagers ont décidé de prendre les devants. Ibrahim Souley, moto-taxi exerçant dans la ville de Garoua, témoigne « Depuis que la brume est devenue intense, j’ai commencé à porter un cache-nez. Sans ça, je tousse beaucoup et j’ai des difficultés à respirer. » Une précaution devenue indispensable pour ce usager qui passe l’essentiel de sa journée sur la route. Amos, également moto-taxi, partage le même avis. « Je ne me sépare plus de mon cache-nez. C’est la seule protection que nous avons pour limiter la poussière que nous respirons », confie-t-il.

Dans les rues de Garoua, le constat est visible à l’œil nu. Les cache-nez pullulent, portés aussi bien par les conducteurs de moto-taxis que par les piétons, les commerçants et même certains élèves. Cette adoption est un exemple de prise de conscience des risques sanitaires liés à la brume sèche. Pour les personnes souffrant déjà de maladies respiratoires ou oculaires, un suivi médical régulier est vivement conseillé durant cette période.

Marcus DARE

Réaction

“La clé reste le masque qu’on doit mettre, c’est très important”

Dr Mohamadou Younoussa, Médecin Généraliste.

La brume sèche peut provoquer plusieurs problèmes de santé surtout au niveau des voies respiratoires. Elle peut entraîner des irritations du nez, de la gorge, des yeux, une toux sèche, un essoufflement et aggraver les maladies comme l’asthme, la bronchite ou encore les infections respiratoires. Chez certaines personnes notamment les enfants, les personnes âgées, les malades chroniques, elle peut aussi favoriser les crises respiratoires sévères. Chose qui n’est pas aisée dans le cas. Les mesures préventives à respecter par les populations sont simples. Il est important de se protéger. Il est conseillé de limiter les sorties inutiles surtout tôt le matin et enfin de journée. De porter un masque lorsqu’on doit sortir, de bien s’hydrater et d’éviter les activités physiques intenses à l’extérieur. Les personnes fragiles par exemple doivent poursuivent régulièrement leur traitement et consulter rapidement en cas de gêne respiratoire. La clé reste le masque qu’on doit mettre, c’est très important. Ça protège, c’est facile, c’est moins cher et c’est accessible à tous.

Propos recueillis par Marcus DARE

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📰 Dernière parution : Echos santé n°1390 du mardi 21 avril 2026

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