Le 30 décembre dernier, l’hôtel Krystal Palace de Douala a vibré au rythme du gala de fin d’année du Cameroon Oncology Center (COC) et de la Cameroon Cancer Foundation (CCF) marqué par des projections importantes pour l’année 2026.
Sous le thème « Faire progresser l’espoir »,le fondateur et PDG du Centre d’oncologie du Cameroun, Professeur Paul Mobita tracé les contours d’une année 2026 placée sous le signe de l’expansion technologique et de la recherche de pointe.
Alors que les lampions de 2025 se sont éteints, une certitude demeure : la lutte contre le cancer au Cameroun entre dans une phase décisive. Réunis autour des figures de proue de la santé publique, des douanes et de la prévoyance sociale, les acteurs de l’oncologie ont célébré les succès passés pour mieux se projeter vers les défis de demain. Désigné « Centre d’Excellence » par le Ministère de la Santé, le Centre d’oncologie du Cameroun (COC) ne compte pas se reposer sur ses lauriers.

2026 : Le doublement des capacités de traitement
Le chantier majeur de l’année 2026 réside dans l’extension structurelle du COC. Le Professeur Paul Mobit a annoncé un doublement de la capacité de traitement. Cette montée en charge répond à un besoin critique dans la sous-région CEMAC, où l’accès aux soins spécialisés reste un défi. Pour soutenir cette expansion, de nouveaux services d’histopathologie verront le jour, permettant un diagnostic plus fin et plus rapide, condition sine qua non d’une prise en charge efficace.

L’innovation technologique : Le pari de la radiothérapie spatiale
L’annonce la plus marquante de cette soirée de gala concerne l’innovation clinique. Le COC s’apprête à diriger un effort panafricain pour la mise en œuvre de la radiothérapie à fractionnement spatial. Cette technique novatrice, déjà utilisée avec succès au Cameroun, permet de traiter des tumeurs volumineuses tout en épargnant les tissus sains environnants. En 2026, le centre entend standardiser cette pratique et partager son expertise à l’échelle du continent, positionnant Douala comme un hub technologique médical.
Formation et prévention : Les piliers sociaux
Au-delà de la technologie, l’avenir se joue sur le capital humain. En partenariat avec l’Institut universitaire africain des sciences de la santé, le COC intensifiera ses programmes de formation de premier et second cycles. L’objectif est clair : former la prochaine génération d’oncologues et de techniciens camerounais.
Parallèlement, la Cameroon Cancer Foundation (CCF) prévoit de passer à la vitesse supérieure en matière de prévention. Forte de son bilan social (plus de 1 000 patients aidés et 5 000 dépistages gratuits), la fondation étendra ses campagnes de détection précoce aux zones les plus reculées du territoire national. La mission reste inchangée : briser le tabou du cancer et favoriser une prise en charge prématurée, seule garante de guérison.
Une synergie multisectorielle renforcée
Le gala a également mis en lumière l’importance de la collaboration institutionnelle. Des Douanes camerounaises, facilitatrices de l’importation des équipements de haute technologie (PET-CT, IRM), à la CNPS qui salue la qualité des soins, la lutte contre le cancer s’affirme comme une cause nationale.
Le Dr Mosse Allain, directeur médical, a d’ailleurs révélé que l’horizon 2026 verra également l’émergence d’un centre d’excellence en cardiologie et médecine nucléaire, complétant ainsi l’offre de soins intégrée du COC.

En clôturant cette soirée dans l’élégance et la convivialité, le Professeur Mobit a rappelé que le COC demeure une institution à but non lucratif, où l’équité thérapeutique prime. « Faire progresser l’espoir » n’est pas qu’un slogan, c’est une feuille de route qui, dès janvier 2026, transformera le paysage oncologique camerounais.













































































































































































































































































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