La région de l’Adamaoua connue comme la région où coulent le lait et le miel produit chaque année d’importantes quantité du miel. Ce nectar issu des fleurs butinées par les abeilles contribue au bien-être des populations locales et d’ailleurs.
Selon www.researchgate.net , dans l’Adamaoua, « l’apiculture est traditionnellement gérée par un individu ou une famille, mais pas comme activité collective. Une moyenne de 68 % de ménages dans le Djerem est impliquée dans l’apiculture, et pour 55 %, c’est leur principale activité génératrice de revenus, soit près de 48 % du revenu total du ménage ». Cette institution précise que « Le caractère saisonnier (certaines années 2 récoltes sont possibles), ainsi que de grandes variations de floraison (il y a alternance de bonnes et mauvaises années de production dans les forêts de savane et montagnes), et les changements climatiques influent sur le rendement et la quantité de production, conduisant à de fortes variations des revenus ». Dans cette partie du pays, le miel est produit en toute saison par des apiculteurs disséminés à travers la région. Pour apporter un caractère formel à cette activité qui est pratiquée depuis des lustres, l’universitaire Fernand Nestor Tchuenguem Fohouo dirige une unité de recherche sur l’apiculture à la Faculté des Sciences de l’Université de Ngaoundéré. En plus de la recherche qui est faite sur les abeilles, le miel est produit par son laboratoire et mis sur le marché local et est parfois exporté vers d’autres régions du pays et même à l’extérieur du pays.
Équilibre écologique et allié santé.
En dehors de son goût apprécié par les consommateurs, les abeilles productrices de miel, contribuent, selon les chercheurs à l’équilibre écologique du fait des activités de butinages. « Leurs apports dans l’équilibre écologique sont multiples : pollinisation des plantes rendant indispensable la formation des graines et des fruits il faut dire que sans les abeilles, de nombreuses espèces végétales disparaîtraient. Ces plantes servent elles-mêmes de nourriture et d’habitat à d’autres insectes, oiseaux et mammifères. En favorisant une végétation dense, les abeilles aident indirectement à prévenir l’érosion des sols », indique Goma Zidiko, entomologiste. Pour ce dernier, les abeilles contribuent énormément à la production agricole. Ce qui participe à l’accès aux aliments. « Diverses cultures ne peuvent produire sans interventions de ces insectes. Sans elles, les fruits et légumes seraient plus rares, plus petits et plus chers. Les aliments les plus riches en vitamines (pommes, amandes, tomates, café, cacao) sont ceux qui ont le plus besoin des abeilles. Si elles disparaissaient nous souffririons de graves carences alimentaires », précise le chercheur.
Sur le plan sanitaire, le miel joue un rôle important. « Le miel est à la fois aliments et médicaments. Lorsqu’il est appliqué sur des plaies ou des brûlures légères, il limite les infections et aide la peau à se régénérer. Le miel est très efficace pour calmer la toux et les irritations de la gorge. Il aide à protéger les cellules du corps contre le vieillissement prématuré. Contrairement au sucre blanc, il est assimilé plus sainement par le corps pour un effort physique ».
L’Adamaoua, connue pour ses productions de miel, près de 3 millions de litres par an, profite non seulement de son nectar pour soigner les maladies courantes comme la toux et l’irritation de la gorge, mais également bénéficie de l’apport des abeilles dans l’équilibre écologique. Dans cette partie du pays, certains apiculteurs envisagent mettre en œuvre des ruches dans les vergers de mandariniers afin d’obtenir du miel au goût de la mandarine.













































































































































































































































































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