C’est ce qui ressort de la déclaration d’Olivier Pomté, responsable de programme de santé au Centre Luthérien d’Ophtalmologie de Ngaoundéré. C’était suite à la campagne de soins oculaires organisés dans cette partie de la région de l’Adamaoua.
Une campagne de soins oculaires bat son plein à l’aumônerie protestante universitaire de Ngaoundéré 3ème de Ngaoundéré depuis le 31 janvier. Organisée par l’aumônerie protestante universitaire, elle vise la promotion de la santé oculaire inclusive. Cette initiative cible, au-delà des élèves et étudiants, l’ensemble de la population de l’arrondissement. L’objectif est de rendre les soins oculaires accessibles à tous, sans exclusion.
Cette campagne s’inscrit dans la continuité d’actions menées ces deux dernières années en partenariat avec l’aumônerie protestante universitaire et d’autres acteurs locaux. « Nous avons déjà réalisé deux campagnes similaires, principalement pour les étudiants et élèves, mais aussi pour les familles entières qui se sont déplacées », explique Olivier Pomté, responsable du programme de santé au Centre Luthérien d’Ophtalmologie de Ngaoundéré. Face à l’absence de structures sanitaires locales spécialisées en ophtalmologie, les habitants devaient jusqu’alors se rendre en ville, une contrainte majeure pour les jeunes et les plus vulnérables.
Les constats faits par l’équipe médical laissent entrevoir un besoin massif en soins oculaires, évalué lors des consultations précédentes. Sans chiffres précis, les organisateurs soulignent l’ampleur du problème dans la commune de Ngaoundéré 3ème. Parmi les pathologies dominantes, les vices de réfraction occupent une place prépondérante, avec en tête la myopie et l’hypermétropie.
La myopie, ce défaut de vision qui rend flous les objets lointains, touche particulièrement les jeunes exposés aux écrans et à une lecture intensive en faible luminosité, un fléau courant chez les étudiants qui passent des longues heures devant les ordinateurs et les écrans pour leurs travaux académiques. L’hypermétropie, quant à elle, complique la vision de près, provoquant fatigue oculaire, maux de tête et difficultés scolaires chez les enfants et adultes. Sans correction par lunettes adaptées, ils entraînent des risques d’évolution vers des complications, comme la dégénérescence rétinienne.
Grâce à cette campagne, des lunettes sur place et une sensibilisation accrue, cette campagne vise à toucher un maximum de bénéficiaires. Elle promeut une santé oculaire inclusive, où les handicapés accèdent aux mêmes soins que les valides. Un pas décisif pour combler le vide sanitaire local et prévenir l’aggravation de ces épidémies silencieuses de myopie et d’hypermétropie.













































































































































































































































































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