Shopping cart

Subtotal CFA

View cartCheckout

Echosanté est un magazine de santé en ligne dédié à l’information fiable, à la prévention, au bien-être et aux innovations médicales, pour aider chacun à mieux vivre et décider.

TnewsTnews
  • Home
  • A LA UNE
  • Douala : 1 165 nouveaux professionnels médico-sanitaires prêtent serment
A LA UNE

Douala : 1 165 nouveaux professionnels médico-sanitaires prêtent serment

Email : 164

 Issus de neuf filières, ces lauréats de la promotion 2025 viennent renforcer le système de santé du Littoral, marquant ainsi le succès de la politique d’extension des écoles de formation initiée par le gouvernement.

Au-delà de la fête, le Conseil de l’Ordre des professionnels médico-sanitaires a insisté sur le respect strict de l’éthique et de la déontologie, prévenant que tout manquement professionnel sera désormais passible de sanctions pouvant aller jusqu’à la radiation.

Le stade Omnisports de Bépanda à Douala a accueilli, ce mercredi 25 mars 2026, la cérémonie de prestation de serment de 1 165 nouveaux professionnels médico-sanitaires.

Tout s’est passé ce mercredi 25 mars 2026 au stade Omnisports de Bépanda en présence du délégué régional de la Santé publique du Littoral. Du beau monde en somme. Les étudiants des neuf filières, tous présents, parents et amis ont fait le plein des espaces réservés pour la circonstance. Alors, il s’est agi de la promotion 2025 avec un nombre en nette augmentation. Une situation qui s’explique bien : « Il faut savoir qu’il y a des nouvelles écoles qui ont été créées par le ministre de la Santé publique, et c’était l’année de certification pour les premières promotions qui sont issues des 16 écoles qui ont été nouvellement créées. C’est la raison pour laquelle vous avez vu que le nombre de lauréats a sensiblement augmenté cette année », a laissé entendre Hilaire Saha, président régional de l’Ordre des professionnels médico-sanitaires du Littoral.

Ce dernier, dans ses propos à l’ouverture, va insister sur les notions d’éthique et de déontologie qui sous-tendent l’exercice des fonctions : « En classe, il faut déjà savoir qu’ils ont des cours d’éthique, des cours de déontologie, et ils font également des stages pratiques. Et à la suite des stages pratiques, ils ont ce qu’on appelle les régulations de stage. Et là, ce sont des occasions qui permettent de mettre l’accent sur le respect de l’éthique et de la déontologie dans la pratique », va expliquer le secrétaire général du conseil de l’Ordre, qui n’a pas raté l’occasion pour rappeler aux journalistes la surveillance vis-à-vis des mauvais praticiens : « Des sanctions sont prévues. Parce que le conseil de l’Ordre a un conseil de discipline qui est présidé par un magistrat. Donc tous ceux qui ne respectent pas l’éthique et la déontologie sont traduits au conseil de discipline de l’Ordre, et les sanctions vont du blâme jusqu’à la radiation. Donc, le professionnalisme et l’être humain doivent être au centre de leurs actions qui sont menées au quotidien pour ces populations. Il n’est pas question de faire passer d’autres intérêts au-dessus de la personne humaine qui est sacrée. »

Ce sont des produits prêts

Même son de cloche pour Saurel Ngo’o Mebe : « Le ministre de la Santé, le docteur Manaouda Malachie, a mis sa politique sur la qualité des soins, implémentée par le chef de l’État. Et chaque fois qu’il y a de nouveaux professionnels qui arrivent dans notre domaine, nous sommes obligés de leur expliquer l’importance de l’éthique. Ils peuvent acquérir des connaissances scientifiques, mais si ça ne s’accompagne pas par l’éthique, le professionnalisme nécessaire, ça ne servira pas à grand-chose », va expliquer le délégué régional de la santé publique qui a également apprécié la qualité de la formation des lauréats : « Durant les trois ans de formation, il n’y a pas seulement eu les amphithéâtres, il n’y a pas seulement eu les écoles. Ils ont été dans des hôpitaux, ils ont fait des stages de santé communautaire dans les districts de santé. Ils ont fait des stages dans tous les domaines, que ce soit clinique et santé publique. Nous pensons que ce sont des produits prêts. Maintenant, selon les différentes formations sanitaires, les cliniques et tout ça, nous allons voir comment améliorer la formation. Il faut bien se dire cela. Une formation n’est jamais définitive, on s’améliore. Moi-même, j’apprends encore tous les jours », a dit le Dr Ngo’o Mebe.

Contre la vente illicite des médicaments

Autre temps fort, la remise des prix et attestations aux majors des différentes promotions, la prestation de serment et la prise des engagements par filière. Les mains sur le cœur, tous les 1 615 lauréats ont juré et promis de respecter ce qui est prévu. Nous avons par exemple capté les mots des techniciens pharmaceutiques : « Nous, techniciens médico-sanitaires appartenant au corps des sciences pharmaceutiques, nous engageons à respecter la réglementation en vigueur concernant le mode d’exercice et les conditions particulières de la profession en vue de la sécurité des usagers. Assurer auprès des usagers et du grand public une éducation thérapeutique adaptée à leur milieu et à leurs conditions. Participer à la lutte contre la toxicomanie et l’automédication. Participer à la lutte contre la vente illicite des médicaments et les exercices illégaux de la profession. Respecter la réglementation en matière de manipulation et d’utilisation des drogues et des stupéfiants. Mettre en commun les connaissances et l’expérience acquises pour une amélioration des techniques. Assurer la formation et l’encadrement des étudiants et du personnel moins qualifié. Participer à toute recherche ou activité de santé publique utile à la profession et à la société. Respecter le code de l’éthique et contribuer au rayonnement de la profession sur le plan national et international », ont-ils répété en chœur.

Nous sommes entièrement satisfaits

Au bout de tout ceci, une note de satisfaction : « Nous sommes globalement satisfaits de la formation de ces jeunes et nous pensons que, dorénavant, nous avons des personnes prêtes à nous apporter un coup de main dans nos différentes formations sanitaires. C’est pour cette raison que cette nouvelle journée d’aujourd’hui est importante pour nous et elle marque la fin d’une formation de plus de 1 200 lauréats qui sont prêts à donner un coup de main au niveau de nos différentes formations sanitaires », s’est exprimé Benoit Nkama, kinésithérapeute, qui nous a d’ailleurs orientés sur le rôle des kinésithérapeutes dans les formations sanitaires. « Nous sommes entièrement satisfaits par ce qui se passe et nous espérons que le ministère de la Santé pourra davantage multiplier ces formations pour qu’on rencontre dans toutes les formations sanitaires les kinésithérapeutes pour la prise en charge des pathologies qui relèvent de leur spécialité. Lesquelles, par exemple ? Par exemple, les AVC, les IMC, les infirmités motrices cérébrales, les infirmités d’origine cérébrale, les cas de fractures non opératoires, les pieds bots, les écrins qui ne sont rien d’autre que les déformations. Donc, les pathologies sont extrêmement vastes et le besoin est énorme pour les kinésithérapeutes. C’est en fonction des problèmes qu’on rencontre sur le terrain qu’on peut avoir une idée du nombre de personnes qu’on peut former pour résoudre les manquements ou les problèmes qu’on rencontre dans la prise en charge dans les différentes formations sanitaires. Aujourd’hui, nous avons environ 1 200 lauréats qui sortent. C’est une grande satisfaction. Ça va pouvoir résoudre pas mal de problèmes que nous rencontrons sur le terrain », a dit le chargé de communication de l’Ordre dans le Littoral.

Alphonse JENE

Comments are closed

Articles similaires

📰 Dernière parution : Echos santé n°1390 du mardi 21 avril 2026

×