En choisissant d’apporter des denrées variées et nutritives : riz, sardines, pâtes, haricots, œufs, lait, beurre, ainsi que du savon et du papier hygiénique – Ajanta Pharma a fait le pari d’une aide concrète, répondant aux besoins essentiels des 22 enfants de l’orphelinat Résidence Élim, à Douala.
Pour les médecins présents, le geste d’Ajanta Pharma s’inscrit dans une vision globale où bien manger permet de mieux grandir et de mieux apprendre.
Le 25 mars 2026, le directeur général d’Ajanta Pharma Cameroun, le Dr Dilip Kumar Jha, et une délégation de collaborateurs et de médecins se sont rendus à l’orphelinat Résidence Élim, à Douala.
Ajanta Pharma, le nom a été repris plusieurs fois par les enfants qui ont vu débarquer dans leurs locaux les papas et les mamans avec des denrées alimentaires. Dans les coffres arrière de leurs véhicules, un important stock d’aliments destinés aux 22 pensionnaires de l’orphelinat Résidence Élim. On a vu des sacs de riz, des boîtes de sardines, des pâtes alimentaires, des haricots. Les enfants ont reçu du papier hygiénique et des savons pour leur toilette, du chocolat, du lait, du beurre et autres. Ils ont aussi eu des œufs.
Un geste rempli de symboles et qui procure de la joie : « C’est tout simplement un sentiment de joie et de reconnaissance. Parce que ce n’est pas tout le monde qui fait ce genre de démarche et qui se souvient qu’il y a des plus démunis, les plus petits, les pauvres », a laissé entendre la révérende Patience Mbenga Mbenga, promotrice de l’orphelinat Résidence Élim.
Contre certaines maladies
L’alimentaire, un choix bien spécifique. Il s’agit de nourrir ces enfants. Il y va d’ailleurs de leur santé : « La nourriture est très importante. Quand on est bien nourri, on se protège mieux contre la maladie. La nourriture a ceci qu’elle renforce l’immunité. Ça renforce un état. Quelqu’un de mal nourri est sujet à des infections. Donc ça permet de mieux lutter contre les infections, contre certaines maladies, même métaboliques, liées à une mauvaise prise alimentaire. Quelqu’un qui ne s’alimente pas bien souffrira de malnutrition. Et la malnutrition a toutes les conséquences que vous pouvez avoir sur le plan de la santé, sur le plan même de l’éducation, sur le plan cognitif. Donc la nourriture, c’est quelque chose de très important pour le bien-être d’un individu », va déclarer le pédiatre Dr Étienne Kamdem.
Pour être en bonne santé, il faut être bien nourri
Pour le Dr Liliane Zangue : « … La nourriture, c’est une partie des besoins primordiaux de la vie. Si on ne mange pas, on n’est pas en bonne santé. Pour être en bonne santé, il faut être bien nourri, il faut être bien alimenté. Si ces enfants-là manquent à manger, ils seront malades tout le temps. Ils auront une santé fragile », a aussi déclaré le médecin généraliste.
Et le Dr Dilip Kumar JHA est formel sur cet aspect de la chose : « Parce que si les enfants ne peuvent pas avoir de nourriture, ils ne peuvent pas grandir. Ils ne peuvent pas aller à l’école », soutient le directeur général d’Ajanta Pharma Cameroun.
On peut donc comprendre l’engagement et la détermination du top management de la multinationale Ajanta Pharma : « Nous allons nous engager jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’orphelins. Mais tant qu’il y en aura dans la vie, nous serons présents », a lancé Serge Nodem, second line manager d’Ajanta Pharma. Et comme on ne peut pas faire tout seul, « tout le monde doit faire quelque chose. Des dons peuvent aider d’autres personnes », message du Dr Dilip Kumar JHA.
Pour mémoire, Ajanta Pharma est une entreprise pharmaceutique multinationale dont le siège social est à Mumbai, en Inde. Elle a été fondée en 1973. L’entreprise opère à la fois dans le domaine des génériques de marque, avec une forte présence en Inde et sur les marchés émergents comme l’Afrique et l’Asie du Sud-Est. Elle est dans des génériques aux États-Unis. Ajanta Pharma se concentre sur des domaines thérapeutiques spécifiques tels que la cardiologie et la dermatologie. Elle accorde une importance considérable à la recherche et au développement avec pour objectif de créer des produits différenciés et complexes.
Alphonse JENE
Réactions
« Quand on est bien nourri, on se protège mieux contre la maladie »

Qu’est-ce que fait le médecin dans les orphelinats ?
Le médecin doit aider le malade en le traitant physiquement, mais il a aussi un aspect social qu’il doit voir. Et l’orphelinat fait partie de ces actions sociales.
Et le médecin fait partie prenante de l’aspect social également. Donc ça nous intéresse de savoir comment certaines personnes qui n’ont pas accès par exemple à la santé facilement, sont aidées, et l’aide qu’on peut leur apporter pour les sortir de leur précarité.
L’aide peut être matérielle, l’aide peut aussi être par notre participation en tant que médecin, pour mieux comprendre l’approche qu’on peut faire pour ces patients.
Vous mettez toujours l’accent sur la nourriture, la santé et le paludisme.
Oui, la santé, c’est toujours important. La nourriture aussi, c’est très important. Quand on est bien nourri, on se protège mieux contre la maladie. Pour prendre le cas du paludisme, c’est un fléau qui est toujours présent. Mais il y a d’autres choses, les maladies respiratoires qui existent également, qu’il faut tenir en compte, et les maladies de la peau, dont l’hygiène. Et on a vu ici, par exemple, que l’hygiène était là, et les enfants avaient l’air plus harmonieux. Et c’est important de voir cela comme ça.
Quand on sait que les maladies infantiles sont sournoises, vous avez quand même décelé quelque chose là-bas ?
On a vu les enfants bien joyeux, l’état nutritionnel était moyen, donc on ne peut pas d’emblée dire qu’on n’a pas vu les cas. Parce qu’on n’a pas eu à les examiner particulièrement. On va sortir par ces questions-là.
Quel lien entre la nourriture et la santé ?
La nourriture a ceci qu’elle renforce l’immunité. Ça renforce un état. Quelqu’un de mal nourri est sujet à des infections. Donc ça permet de mieux lutter contre les infections, contre certaines maladies, même métaboliques, liées à une mauvaise prise alimentaire.
Quelqu’un qui ne s’alimente pas bien souffrira de malnutrition. Et la malnutrition a toutes les conséquences que vous pouvez avoir sur le plan de la santé, sur le plan même de l’éducation, sur le plan cognitif. Donc la nourriture, c’est quelque chose de très important pour le bien-être d’un individu.
« Le médecin, prioritairement, c’est le social »

Ce que j’ai vu là-bas
Ça fait vraiment plaisir de se retrouver au milieu de ces enfants-là qui, au départ, n’avaient pas de famille et ont pu trouver un recueil. On a vu beaucoup d’enfants, des plus petits, de 3 ans jusqu’aux adolescents, qui ont trouvé quelque part une famille, un recueil qui semblait être bien, bien dans l’espace où ils se trouvent, dans l’environnement où ils se trouvent.
Et ça fait vraiment plaisir de savoir que la vie peut offrir d’autres chances à des gens qui, au départ, étaient très, très défavorisés. Ça m’a vraiment fait chaud au cœur d’être là. Et je vais peut-être sauter en disant un grand merci à Ajanta Pharma pour cette opportunité-là, de nous rapprocher. Parce que le médecin, c’est aussi le social avant tout. Quand on est médecin, si on n’a pas le cœur sur la main, on ne peut pas vraiment être un bon praticien. Le médecin, prioritairement, c’est le social. Parce que très souvent, dans des cas où on peut même dépenser pour un patient, alors qu’au départ, il vient chercher tes services tellement il est dans des conditions difficiles. Donc, quand on voit des actions comme ça, ça ne peut que faire chaud au cœur. Et donc, nous encourageons vraiment Ajanta Pharma à continuer dans cette lancée-là, de nous aider à participer. C’est ça le concept, d’aider les médecins à participer à la bonne vie de ces enfants-là.
Le lien entre la nourriture, les enfants, la bonne santé
Je disais à un collègue, la nourriture, c’est une partie des besoins primordiaux de la vie. Si on ne mange pas, on n’est pas en bonne santé. Pour être en bonne santé, il faut être bien nourri, il faut être bien alimenté. Si ces enfants-là manquent à manger, ils seront malades tout le temps. Ils auront une santé fragile. Naturellement, apporter de quoi vivre normalement, comme tout le monde, à ces enfants-là, c’est d’une part participer à leur bonne santé. Donc, c’est ça le lien entre les deux.
« Ajanta Pharma a pensé en 2023 faire un don, chaque mois, un ou deux, dans n’importe quel pays… »

Pourquoi cet acte ?
La nation a besoin de soutien. Que ce soit pour le social ou la psychologie. Peut-être que l’argent peut aider les enfants à grandir dans leur carrière, en prenant de l’éducation ou des dépenses de l’hôpital. Pour payer les dépenses de l’hôpital, ils ont aussi besoin de l’éducation. Mais la nécessité, c’est la nourriture. Ajanta Pharma a pensé en 2023 donner chaque mois un ou deux dons, dans n’importe quel pays, que ce soit au Cameroun, au Gabon, au Congo, au Burkina ou en Côte d’Ivoire. Chaque mois, nous faisons des dons à n’importe quel orphelinat. Parce que si les enfants ne peuvent pas avoir de nourriture, ils ne peuvent pas grandir. Ils ne peuvent pas aller à l’école. C’est le 22e orphelinat au Cameroun que nous visitons.
Ce que nous gagnons concrètement
Nous n’obtenons rien de ce service, mais une certaine satisfaction de l’appui par l’argent, la nourriture, les vêtements. Quelques fois nous donnerons des médicaments qui peuvent être utilisés pour les gens nécessiteux. Donc, cette entreprise a besoin de faire quelque chose pour la société. Et c’est ce que nous faisons.
Un message
Tout le monde doit faire quelque chose. Des dons peuvent aider d’autres personnes. C’est bien de donner de l’argent, ou de donner de la nourriture. Donc, nous sommes dans un processus pour faire quelque chose pour la société. Quelque chose doit être fait. Tout le monde attend un soutien.
« Ils ont apporté beaucoup de choses »

Quel sentiment vous anime aujourd’hui, après que vous ayez reçu ce don ?
C’est tout simplement un sentiment de joie et aussi de reconnaissance. Parce que ce n’est pas tout le monde qui fait ce genre de démarche et qui se souvient qu’il y a des plus démunis, les plus petits, les pauvres. Et donc, on salue l’initiative.
Qu’est-ce qu’ils vous ont apporté ?
Ils ont apporté beaucoup de choses. Ils ont apporté des pâtes alimentaires, du haricot, du papier hygiénique pour la toilette des enfants, des savons de toilette, des petits déjeuners. Donc, chocolat, lait, du beurre et autres. Ils ont apporté des œufs. Ils ont apporté, est-ce que je citerais, de l’autre côté des serpillères, de l’eau de javel.
Combien d’enfants avez-vous ici ?
Nous en avons 22.
C’est facile ?
Ce n’est pas facile. Ça ne peut pas être facile.
Déjà, dans une petite famille ou une famille normale de trois ou quatre enfants, ce n’est déjà pas facile. Et donc, là, je ne dirais pas que c’est facile. Mais c’est faisable. C’est pour cela que nous le faisons.
D’où vous est venue l’idée de créer un orphelinat, quand on sait que vous ne pouvez pas avoir d’autres activités à mener ?
C’est une bonne question. Voilà, je suis pasteur. Et ça, c’est l’œuvre de Dieu. J’étais très jeune chrétienne. Lorsque j’ai fait un songe, le Seigneur me montrait les enfants. À l’époque, j’étais en Europe. Et puis, je voyais les enfants noirs, une fois, deux fois. Les tout-petits enfants. Et je me suis posé des questions. Alors, je suis allée voir une aînée en Christ qui m’a dit, il faut que tu repartes vers le Seigneur qui te fait voir ces images. Et quand j’ai prié, c’était vraiment certain pour moi que le Seigneur me demandait de m’occuper des petits-enfants, des abandonnés et des orphelins.
Comment vous les recueillez-vous ? Est-ce que c’est des gens qui les conduisent là-bas ?
Depuis dix ans que nous œuvrons pour les enfants, c’est le service social. Nous travaillons avec… c’est notre tutelle. Nous travaillons avec le service social qui, lui, a une même issue, la petite enfance. Donc, quand il y a un cas, peut-être un bébé abandonné à l’hôpital, peut-être un petit garçon qui monte et descend dans les rues, la police peut se poser des questions. On le prend. Après les enquêtes et autres, c’est le service social qui nous appelle pour savoir s’il y a de la place pour accueillir un enfant.
Comment vous vivez au quotidien avec ces enfants ?
C’est une grande expérience. C’est une belle expérience, je dirais. Parce qu’on voit des enfants arriver, parfois, des bébés de cinq jours, des bébés de trois jours, des bébés d’une semaine, dix jours. Et au fil du temps, même dans son caractère de bébé, on peut voir que l’enfant n’est pas bien, parce que l’enfant vit le rejet. Donc voilà, nous, nous prions. Il y a l’hôpital aussi, les médecins qui prennent des enfants en charge. Mais au fil des jours, au fil du temps, nous voyons comment l’enfant est en train de changer, et puis d’accepter aussi son environnement.
Pour ceux qui arrivent aussi un peu plus grands, adolescents ou peut-être des pubères, quand ils arrivent, bon, ça peut être difficile. Il y a des enfants difficiles et moins difficiles aussi. Mais après, nous voyons aussi que les enfants nous adoptent, nous les adoptons. Et ça fait une vie de famille.
Est-ce qu’il y a un âge pour les libérer ? Est-ce que vous les gardez pour toujours ?
On ne va pas dire qu’il y a un âge pour les libérer. On peut avoir un enfant qui vient vers nous à l’âge de 11 ans et qu’à cet âge-là, il n’a jamais été à l’école. Mais on ne va pas le garder là et dire qu’il a déjà 11 ans. On ne va pas le scolariser. Nous travaillons en collaboration avec les directeurs d’école qui connaissent nos conditions, la situation des enfants et qui acceptent de prendre ces enfants-là, bien que très âgés pour une certaine classe. Voilà, on ne compte pas les garder là. Mais il faut dire que l’enfant ne peut pas être dans une classe qui correspond à son âge. Il a besoin d’être suivi, besoin d’être encadré pour y arriver. Toutefois, si l’enfant veut poursuivre ses études, bien, il poursuit ses études parce que c’est aussi un gage d’une prise en charge personnelle pour demain, d’une autonomie. Sinon, qu’est-ce qu’on ferait ? On est tout simplement prêt à les accompagner tant qu’ils peuvent pour que demain, ils puissent se prendre en charge.
Lorsque vous parlez de l’autonomie, ça suppose que vous pensez à la réinsertion sociale, par exemple.
Oui, bien sûr. On passe à la réinsertion sociale. Je veux dire que si un enfant ne tient pas trop pour l’école, on l’envoie pour une formation. Il peut être menuisier, il peut être mécanicien auto ou autre. Il peut être formé sur le tas, mais pourvu qu’il ait un métier. Et celui-là, il va plus vite. Il va s’insérer dans la vie séculière. Et puis bon, il y a aussi des autres qui peuvent aller jusqu’à l’université.
Et dans ce cas-là, après, on verra ce que Dieu nous montrera. Si un enfant trouve du travail, ça sera très bien.
À quel âge ?
Quand on a poussé des études, déjà au niveau bac, on peut se trouver du travail. Mais si un enfant veut continuer, on lui donne l’occasion quand même de continuer.
Que se cache derrière l’appellation Élim ?
Derrière Élim, ça cache le christianisme. Sinon, c’est le christianisme tout simplement. C’est le deuxième campement qui a abrité le peuple d’Israël à sa sortie d’Égypte. Après Mara, où il y avait les amertumes, Dieu a amené le peuple à Élim. C’était déjà dans le désert. Donc là, il y avait cette oasis-là qui avait 12 sources d’eau et 70 palmiers où le peuple a vécu la restauration, le repos et aussi la paix de Dieu.
Un message aux parents ou aux hommes de bonne volonté.
Je dirais tout simplement que nous appelons cette œuvre une œuvre sociale. Nous l’appelons une œuvre divine. Et toutes ces choses-là, on ne peut pas les faire d’une seule main. Donc voilà, aux hommes de bonne volonté, à ceux-là qui peuvent faire quelque chose, la porte est ouverte et les enfants sont là aussi pour être aidés, pour être poussés vers l’avant pour leur lendemain.
Propos recueillis par Alphonse JENE












































































































































































































































































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