Tekam Tchuisson Michel, Tchoungang Collins et Tanga Tsimi Hervé, interpellés simultanément à Bafoussam et à Yaoundé, ont été déférés au parquet. Le véhicule de la victime, retrouvé dans le quartier Omnisport, a permis de remonter la piste des trois co-auteurs, désormais accusés d’assassinat et de vol à main armée.
Un coup de filet spectaculaire a mis fin, ce mercredi 25 mars 2026, à la cavale des auteurs présumés de l’assassinat du docteur Assoguena Fouda Mari Armele, chef des urgences de l’hôpital de district d’Obala. Tombée sous les balles le 17 mars dernier à son domicile situé dans le quartier Evoulassi, la victime avait vu son véhicule emporté par ses agresseurs dans la foulée du drame. Huit jours après les faits, les éléments de la brigade de gendarmerie d’Obala, appuyés par leurs pairs, ont interpellé trois individus lors d’opérations menées simultanément dans la ville de Bafoussam et à Ebang par Soa, en périphérie de Yaoundé. Placés sous contrôle judiciaire, Tekam Tchuisson Michel, 35 ans, Tchoungang Collins, 43 ans, et Tanga Tsimi Hervé, 30 ans, sont formellement accusés de complicité d’assassinat et de vol à main armée.
L’enquête, menée tambour battant par les forces de l’ordre, a permis de remonter la piste des suspects grâce à la découverte du véhicule de la défunte. Celui-ci a été retrouvé dans la capitale politique, plus précisément dans le quartier Omnisport, au moment où l’un des malfrats en avait pris possession. Saisi et conduit à l’unité d’enquête, le véhicule a constitué une pièce maîtresse dans le fil des investigations, orientant les recherches vers le réseau des présumés criminels. Les trois hommes, présentés comme co-auteurs de l’acte odieux, ont été formellement identifiés et interpellés sans opposer une résistance notable. Leurs gardes à vue ont été placées sous le régime de la flagrance, tandis que les enquêteurs poursuivent leurs travaux pour déterminer d’éventuelles ramifications et établir avec précision le mobile du crime.
L’affaire, qui avait suscité une vive émotion au sein de la communauté médicale et dans la localité d’Obala, prend ainsi un tournant décisif. Le Dr Assoguena Fouda Mari Armele, figure respectée de l’hôpital de district, avait été sauvagement abattu chez elle, les assaillants n’hésitant pas à emporter son véhicule pour prendre la fuite. Les autorités judiciaires et militaires saluent la célérité des opérations, qui démontrent l’efficacité de la coordination entre les différentes unités dans la lutte contre la grande criminalité. Actuellement déférés devant le parquet compétent, les trois suspects encourent des poursuites pour assassinat, association de malfaiteurs et recel de vol. L’enquête se poursuit afin d’élucider entièrement les circonstances de ce drame et de garantir que toute la lumière soit faite sur cette affaire qui a endeuillé la région.
Dès l’annonce de cette terrible nouvelle, le ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie, a tenu à exprimer sa douleur et son soutien à la famille éplorée. Dans un message publié sur sa tribune habituelle, le membre du gouvernement a fait part de son émotion à fleur de peau. « C’est avec le cœur lourd et une profonde tristesse que j’ai appris la découverte du corps mutilé sans vie du Dr Assouguena Fouda Armelle », a-t-il déclaré.
Pour le ministre, au-delà de la perte professionnelle, c’est une femme entièrement dévouée aux autres qui a été arrachée à l’affection des siens. « Nous perdons ainsi non seulement une professionnelle engagée, mais aussi une femme dévouée, une sœur, une collègue, qui avait choisi de consacrer sa vie au bien-être des autres », a-t-il tenu à souligner dans sa publication.













































































































































































































































































Comments are closed