Dans un contexte marqué par les exigences de la SND30, les acteurs du secteur de l’élevage, des pêches et des industries animales sont invités à redoubler d’efforts.
« L’expérience dans notre domaine peut paraître difficile au début, parfois compliquée par la suite, mais reconnaissons-le, c’est toujours magnifique, bénéfique et satisfaisante à la fin. » C’est par cette déclaration empreinte de réalisme et de vision que le Dr TAÏGA, ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA), a interpellé l’ensemble des acteurs du secteur. Un message fort, adressé aux producteurs et opérateurs économiques, invitant à transformer les défis quotidiens en leviers de croissance durable. Dans un contexte où le Cameroun accélère sa marche vers l’émergence, le chef de ce département ministériel a rappelé avec clarté les impératifs de la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30). Il s’agit désormais de produire plus et mieux, mais surtout d’investir davantage. Pour le ministre, la clé réside dans une synergie entre les efforts individuels et la vision présidentielle : « Mettons-y nos efforts, nos énergies, nos ressources, notre temps et nos talents pour accompagner au meilleur de son niveau la vision du Président de la République, Chef de l’État. »
Trois piliers pour une transformation durable
Le message du Dr TAÏGA s’articule autour de trois objectifs majeurs, véritables colonnes vertébrales de la politique sectorielle. Le premier vise l’accroissement de la productivité, de la production et de la compétitivité à travers la promotion des industries de transformation animale et halieutique. Il ne s’agit plus seulement de produire en quantité, mais de structurer des chaînes de valeur capables de rivaliser sur les marchés nationaux et sous-régionaux.
Le deuxième pilier repose sur le développement du capital humain et l’amélioration du cadre de travail. Derrière chaque exploitation, chaque unité de transformation, il y a des hommes et des femmes dont les compétences doivent être renforcées et les conditions d’exercice sécurisées. Le ministre insiste : un secteur performant se bâtit sur des acteurs formés, outillés et motivés.
Enfin, la politique d’import-substitution occupe une place centrale. En réduisant la dépendance du Cameroun aux produits importés, il s’agit de garantir la sécurité alimentaire des populations tout en valorisant les richesses locales. Pour le MINEPIA, cet objectif n’est pas une option mais une nécessité stratégique face aux fluctuations des marchés internationaux.
Un appel à l’engagement collectif
À travers cette sortie médiatique, le ministre n’a pas seulement délivré une feuille de route ; il a lancé un véritable appel à l’union sacrée des forces vives du secteur. Éleveurs, pêcheurs, industriels, investisseurs privés et partenaires techniques sont invités à conjuguer leurs efforts pour faire de l’élevage, des pêches et des industries animales un levier majeur de la souveraineté économique nationale. « Produisons plus et mieux, investissons davantage », telle est l’injonction martelée par le Dr TAÏGA. Une ambition qui, pour être réalisée, nécessite une mobilisation de tous les instants, où chaque acteur, à son échelle, contribue à écrire une nouvelle page de l’histoire agricole et industrielle du Cameroun. Alors que le pays aspire à une autosuffisance alimentaire renforcée, ce message résonne comme un rendez-vous avec le développement durable et la création de richesses partagées. Le pari est ambitieux, mais pour le ministre, il est à la portée d’un secteur qui a déjà prouvé sa résilience et son potentiel.













































































































































































































































































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