Reçu par le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, le 18 mars 2026, il a passé en revue le Projet de promotion de l’aquaculture continentale (PROFIP) et les infrastructures existantes comme le marché aux poissons de Youpwé et le centre de Kribi.
L’aquaculture camerounaise entre dans une nouvelle phase de son développement. À peine installé dans ses fonctions, le nouveau représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), Okomoto Masakatsu, a fait du secteur halieutique l’une de ses priorités. Le 18 mars 2026, il a été reçu en audience par le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, le Dr Taïga, pour une immersion dans les projets en cours et une feuille de route commune. Au cœur des échanges, le Projet de promotion de l’aquaculture continentale (PROFIP). Lancé pour une durée de cinq ans, ce programme ambitieux vise à augmenter la production piscicole nationale, réduire les importations de poisson et promouvoir une aquaculture durable. Il cible quatre régions stratégiques : le Centre, le Littoral, l’Ouest et le Sud. Porté par une coopération technique étroite entre le MINEPIA et la JICA, le projet entend structurer la filière, former les producteurs et moderniser les infrastructures.
Les discussions ont également porté sur les activités à venir et la consolidation des réalisations existantes. Parmi celles-ci, le marché aux poissons de Youpwé à Douala, dont l’aménagement a bénéficié de l’appui de l’agence japonaise. Autre réalisation emblématique : le Centre communautaire de pêche artisanale de Kribi (CECOPAK), inauguré en 2006 et toujours opérationnel. Ces infrastructures illustrent la profondeur d’un partenariat qui s’étend sur plusieurs décennies. Pour le nouveau représentant de la JICA, cette audience marque le début d’un engagement renouvelé. En phase avec la Stratégie nationale de développement 2030 et les objectifs de souveraineté alimentaire du Cameroun, l’agence japonaise entend accentuer son soutien à des filières porteuses, créatrices d’emplois et de valeur ajoutée. L’aquaculture, en particulier, représente un levier essentiel pour réduire la facture des importations et offrir aux consommateurs des produits de qualité issus du terroir.
Avec l’arrivée de M. Okomoto Masakatsu, la coopération nippo-camerounaise dans le secteur des pêches et de l’aquaculture affiche ses ambitions. Le PROFIP et les infrastructures existantes constituent des bases solides sur lesquelles bâtir une nouvelle dynamique, au service des pêcheurs, des aquaculteurs et de la sécurité alimentaire nationale.













































































































































































































































































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