Une Campagne de dépistage gratuit contre l’hépatite B, le VIH et le diabète se tient depuis le 18 mars dans cette formation. A mi-parcours de cette campagne qui s’achève ce 31 mars, de nombreuses personnes, notamment des jeunes sont déjà passées se faire dépister.
« Nous recevons en moyenne 5 personnes par jour pour chaque pathologie. Il s’agit en majorité des jeunes. L’objectif de la campagne est de sensibiliser au maximum les populations sur les dangers de ces maladies », indique Liliane Ssiekape Ngounou, la responsable du centre. Selon elle, les populations, surtout les jeunes sont moins informés des ravages que causent ces maladies alors qu’elles minent silencieusement la société. « Nos statistiques montrent que très peu de personnes dans ces groupes cibles connaissent leur statut sérologique », explique-t-elle. Si les femmes enceintes se font régulièrement dépister pour l’hépatite B et le VIH lors des consultations prénatales, les jeunes, adolescents et hommes par contre restent largement sous-équipés face à ces risques. « Nous avons jugé nécessaire cette campagne pour inciter tout le monde à se tester », poursuit-il. Beaucoup refusent par crainte des coûts ou par déni : « Certains disent “Je ne tombe jamais malade, pourquoi irais-je à l’hôpital ?” ». Or, les consultations révèlent souvent des surprises : hypertension, diabète non diagnostiqué ou sérologies positives pour l’hépatite ou le VIH, même chez des patients asymptomatiques depuis des années.

Pour lever ces barrières, les tests ont été proposés à moindre coût, rendant l’accès facile et abordable. « Des adultes arrivent en consultation diabétiques sans le savoir, parce qu’ils ne se font pas dépister régulièrement », insiste le centre. Initialement prévue pour prendre fin le 20 mars, cette prolongation jusqu’au 31 mars se justifie par la timidité de la fréquentation et vise ainsi à toucher ceux qui hésitent encore : « On ne peut pas affirmer à 100% être sans maladie sans un bilan ».
Cette initiative s’inscrit dans les efforts régionaux de santé publique, soulignant l’importance d’un dépistage précoce pour prévenir les complications. Au moment où cette campagne s’achève, au bout de deux semaines de campagne, plus de 210 personnes sont passées se faire dépister. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’appui des structures privées dans la promotion de la santé, aux côtés des formations sanitaires publiques. Ce qui se présente comme un appui de taille aux pouvoirs publics.













































































































































































































































































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