Réunis autour des communautés victimes d’incendies récurrents, les acteurs humanitaires et les leaders locaux s’engagent dans une démarche participative visant à identifier, analyser et réduire les risques dans le Mayo-Sava.
Dans l’arrondissement de Kolofata, région de l’Extrême-Nord, la lutte contre les incendies récurrents se renforce sur le terrain. Des staffs de la Croix-Rouge camerounaise, spécialisés dans la gestion des catastrophes, accompagnés de bénévoles du Comité départemental du Mayo-Sava, ont mené des rencontres avec les leaders communautaires et les populations directement affectées. Objectif : élaborer une cartographie précise des zones à risques afin de mieux anticiper et prévenir les catastrophes.
Sur le terrain, les échanges se veulent participatifs et inclusifs. Hommes, femmes et jeunes issus des localités les plus exposées prennent la parole pour partager leurs expériences face aux incendies, souvent dévastateurs. Ces sinistres, fréquents dans la zone, causent d’importantes pertes matérielles, fragilisent les moyens de subsistance et accentuent la vulnérabilité des ménages déjà éprouvés par des conditions socio-économiques difficiles.
À travers ces discussions, les équipes humanitaires ont pu recenser les principaux facteurs de risques. Parmi eux figurent la promiscuité des habitations construites en matériaux précaires, l’usage du feu pour la cuisine en milieu domestique, l’absence de dispositifs de prévention adaptés ou encore les conditions climatiques marquées par de fortes chaleurs et des vents favorisant la propagation rapide des flammes.
Au-delà de l’identification des risques, les travaux ont également permis d’en évaluer les niveaux d’impact sur les populations. Cette analyse constitue une base essentielle pour définir des mesures de mitigation adaptées au contexte local. Il s’agit notamment de sensibiliser les communautés aux bonnes pratiques de prévention, de promouvoir des techniques de construction plus sûres et d’encourager la mise en place de mécanismes communautaires d’alerte et de réponse rapide.
Un autre résultat majeur de cette activité réside dans l’élaboration d’un inventaire des risques propres à chaque localité. Cet outil, conçu avec la participation active des communautés, permettra non seulement de mieux orienter les actions humanitaires, mais aussi de renforcer la résilience des populations face aux incendies.
La réponse du Mouvement Croix-Rouge et Croissant-Rouge aux incendies enregistrés à Kolofata mobilise plusieurs partenaires internationaux, notamment la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, le Comité international de la Croix-Rouge et l’Union européenne à travers son service de protection civile et d’aide humanitaire.
Face à la menace persistante des incendies dans plusieurs localités de l’Extrême-Nord, l’approche participative adoptée apparaît comme un levier essentiel. En impliquant directement les communautés dans l’identification des dangers et la recherche de solutions, les acteurs humanitaires posent les bases d’une prévention durable, ancrée dans les réalités locales. Kolofata amorce ainsi une dynamique où la connaissance des risques devient un outil de protection collective.













































































































































































































































































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