À Yaoundé, acteurs publics et partenaires internationaux s’alignent pour renforcer des approches de réintégration plus efficaces, inclusives et durables.
Du 8 au 10 avril 2026, Yaoundé a accueilli un atelier national stratégique réunissant institutions publiques, organisations de la société civile, partenaires techniques et acteurs communautaires autour d’un enjeu clé : améliorer la réintégration des personnes en mobilité. Organisée par Organisation internationale pour les migrations Cameroun, en collaboration avec le Comité national de désarmement, démobilisation et réintégration (CNDDR), et avec l’appui de Union européenne International Partnerships, cette formation marque une nouvelle étape dans la structuration des politiques nationales.
Au cœur des échanges : la nécessité de bâtir des approches de réintégration sensibles à la protection, adaptées aux réalités des migrants, des déplacés internes et des ex-associés à des groupes armés. L’ambition est claire : dépasser les interventions fragmentées pour construire un système cohérent, harmonisé et piloté à l’échelle nationale.
Les participants ont planché sur l’alignement des pratiques, l’amélioration des systèmes de collecte de données et la définition d’indicateurs communs. Un accent particulier a été mis sur l’opérationnalisation d’outils numériques capables de renforcer le suivi des bénéficiaires, d’optimiser la planification et d’appuyer une prise de décision fondée sur des données fiables.
Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et humanitaires persistants, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation de la paix et de renforcement de la cohésion sociale. Elle traduit également une volonté affirmée des autorités camerounaises de reprendre la main sur les politiques de réintégration, en s’appuyant sur des partenariats structurants.
En filigrane, c’est toute la question de la durabilité des réponses apportées aux crises de mobilité qui est posée. Et à Yaoundé, le message est sans équivoque: seule une action coordonnée, harmonisée et portée au niveau national permettra de transformer les parcours fragiles en véritables trajectoires de reconstruction.













































































































































































































































































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