Alors que l’Union Africaine accélère la digitalisation de ses systèmes d’alerte sanitaire, le Programme National de Prévention et de Lutte contre les Zoonoses a brillé au Kenya du 17 au 19 juin 2026.
Le Programme Zoonoses, plateforme Une Seule Santé du Cameroun, a pris part aux travaux portant consultation des Etats membres de l’Union Africaine pour la promotion et le partage des données nationales et régionales “Une Seule Santé” via la plateforme digitale Une Seule Santé de l’Union Africaine (AU-DOHP), qui se sont tenus à Naivashaa au Kenya du 17 au 19 juin 2026.
C’est dans le cadre verdoyant de Naivasha, au Kenya, que s’est joué un tournant décisif pour la sécurité sanitaire du continent. Du 17 au 19 juin 2026, les États membres de l’Union Africaine se sont réunis pour harmoniser la promotion et le partage des données nationales et régionales à travers la Plateforme digitale « Une Seule Santé » de l’Union Africaine (AU-DOHP). Face aux menaces épidémiques interconnectées, cette rencontre stratégique a permis de poser les jalons d’une surveillance collaborative, où la santé humaine, animale et environnementale ne font plus qu’une. D’abord, ces assises ont offert une tribune idéale pour dresser un état des lieux de la surveillance intégrée dans les pays et blocs régionaux conviés, à l’instar de la RCA, du Tchad, de la Zambie, du Kenya, du Nigéria, ainsi que de l’Afrique CDC, de la CEDEAO et de l’IGAD. C’est précisément lors de cette phase d’évaluation que le Cameroun a affirmé son leadership. De manière globale, l’analyse des infrastructures existantes a révélé que seuls le Cameroun, à travers son outil COHIS, et la Zambie, avec le système PHIMIS, disposent à ce jour d’outils digitaux opérationnels pour l’intégration des données One Health. De surcroît, le modèle camerounais s’est distingué par son ancrage institutionnel clairement défini, garantissant une véritable coordination multisectorielle sur le terrain.
Ensuite, les experts de l’Union Africaine ont procédé à une présentation exhaustive des différents modules du système AU-DOHP, adossée à une démonstration technique de son utilisation future. Cette immersion technologique a permis aux délégués de projeter l’interopérabilité de leurs bases de données locales avec l’architecture continentale. En effet, l’objectif à terme est de briser les silos informationnels qui retardent souvent la riposte face aux flambées de maladies zoonotiques.
Enfin, la rencontre de Naivasha a débouché sur la présentation du cadre de gouvernance des données, préalablement validé par les hautes instances de l’Union Africaine. Afin de traduire ces résolutions en actions concrètes, les participants ont activement contribué au développement d’une feuille de route rigoureuse pour l’opérationnalisation globale du système. Par conséquent, le Programme Zoonoses du Cameroun repart du Kenya fort d’une reconnaissance internationale de son expertise numérique, tout en s’inscrivant pleinement dans cette dynamique communautaire qui fera de la data partagée le bouclier sanitaire de l’Afrique de demain.












































































































































































































































































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