C’est l’une des avancées issues du Projet Petvisidame dont la première phase a pris fin récemment et dans les résultats ont été présentés aux autorités de la région. Une aubaine pour celles qui donnent la vie.
Dans le cadre des efforts continus pour lutter contre le VIH, le récent rapport du projet d’élimination de la transmission du Vih/ Sida de la mère à l’enfant et la prise en charge pédiatrique révèle que 98 % des femmes enceintes vivant avec le VIH identifiées ont été mises sous traitement antirétroviral (ARV). Ce traitement est crucial pour réduire la transmission du virus de la mère à l’enfant. De plus, le taux de positivité chez les enfants exposés à 6-8 semaines est remarquablement bas, s’élève de nos jours dans l’Adamaoua à 0,45 %. Ce qui témoigne de l’efficacité des interventions mises en place dont les acteurs locaux sont invités à s’investir davantage pour qu’aucune femme enceinte ne puisse transmettre la maladie à son enfant.
Malgré ces avancées, des défis subsistent. Selon ledit rapport, environ 84 % des femmes enceintes ont bénéficié de consultations prénatales (CPN), et 88 % ont été testées pour le VIH. Ces avancées se heurtent à des lacunes importantes qui persistent dans la prévention de la transmission mère-enfant (PTME) et la prise en charge des enfants et adolescents vivant avec le VIH. Parmi les femmes enceintes attendues, 10 775, soit 16 %, ne se sont pas présentées à la consultation prénatale, ce qui compromet les efforts de dépistage et de traitement. D’où l’appel à encore plus d’efforts de la part des collectivités territoriales décentralisées, des autorités traditionnelles et religieuses à l’intensification des séances de sensibilisation afin que toutes les femmes, qu’elles soient atteintes de la maladie ou non, puissent suivre normalement ses consultations prénatales afin de garantir une meilleure santé à son enfant.
Le taux de positivité des femmes enceintes est de 1,89 %, un chiffre qui souligne l’importance d’un dépistage systématique et d’un suivi approprié. De plus, il est alarmant de constater que quatre enfants ou adolescents sur dix vivant avec le VIH ne sont pas encore recherchés et mis sous ARV, ce qui représente un enjeu majeur pour la santé publique.
Les défis logistiques, tels que les ruptures d’approvisionnement en intrants de dépistage, compliquent davantage la situation. Il devient ainsi impératif de pérenniser les acquis des programmes de santé et de combler les lacunes existantes dans la prise en charge des femmes enceintes et des enfants touchés par le VIH. Des efforts concertés sont nécessaires pour garantir que chaque femme enceinte et chaque enfant vivant avec le VIH ait accès aux soins dont ils ont besoin, afin de construire un avenir sans VIH.
Au moment où la deuxième phase du projet est annoncé, le secrétaire exécutif des Synergies Africaines qui prenait part à la cérémonie du lancement de la campagne de plaidoyer en faveur de ce projet, a exhorté les acteurs de terrain à ne lésiner sur aucun moyen pour toucher toutes les couches de la société, et surtout de miser sur les poches de résistance.













































































































































































































































































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