Année académique 2021-2022: l’année scolaire de tous les maux

Consommation des stupéfiants, violence entre camarades, impolitesse, agression et meurtre des enseignants, immoralité des élèves et étudiants. Ils sont nombreux ces élèves qui prendront la route de l’école ce 06 septembre 2021 avec ces maux qui de plus en plus dominent la société camerounaise.

Bien que des efforts aient été faits pour faire de certains maux un souvenir dans la société camerounaise, il n’en demeure pas moins qu’il y a un gros travail à faire. Les trois années précédente, le Cameroun a été le théâtre des scènes macabres qui n’honore pas cette République tant aimée par certains. La jeunesse camerounaise, fer de lance de la Nation prend un chemin qui mène à la perdition. Consommation des stupéfiants, violence entre camarades, impolitesse, agression des enseignants, immoralité des élèves et étudiants, meurtre, bref, la dépravation des mœurs est une chose de mise au Cameroun. Alors que ceux-ci reprennent le chemin de l’école ce 06 septembre 2021, une éducation de rigueur doit être de mise.

Les causes selon un sociologue

« La jeunesse camerounaise a besoin aujourd’hui qu’on là rééduque. Cela doit d’abord commencé à la maison et non à l’école. Les parents doivent enseigner à leurs enfants ce qu’ils ont reçu comme éducation pendant qu’ils étaient à l’école. », indique Martial Abo’oze, sociologue. Selon lui le fait que la morale ne soit plus enseignée dans les écoles fait en sorte que l’on vive certaines actions venant des jeunes. Il y a aussi que les jeunes accèdent facilement à certains produits qui sont néfaste à leur santé. « Il y a relâchement des normes et des règles. Dans la société. Les produits tels que le tramadol sont les produits que l’on peut avoir dans les pharmacies. Alors il faut contrôler l’accès de ces produits parce qu’il est inadmissible qu’un jeune d’un certain âge puisse facilement aller acheter ces produits. Il faut un contrôle, et là j’interpelle les autorités », déclare le sociologue. En ce qui concerne la dépravation des mœurs, Martial Abo’ozé explique que la société ayant évolué rapidement a fait aujourd’hui qu’on ne contrôle plus rien. Tout le monde à accès à tout. Pour pallier à cela, il faut resocialiser les parents, éduquer les parents à éduquer leurs enfants.

Un doigt accusateur est aussi tendu au boom démographique. Le sociologue nous indique que le fait qu’il y a aujourd’hui plus de 60 à 150 élèves dans les salles de classes, résulte à ce que les enseignants sont généralement dans l’incapacité de contrôler les élèves. Alors, il y certains élèves qui sachant cela se donne le plaisir de faire ce qu’ils veulent.

Toutefois, malgré ces maux, il est toujours possible de trouver des solutions. « Les parents sont appelés à plus de rigueur, plus de surveillance. On constate que certains parents on relâché l’éducation de leurs enfants. Ils accordent trop de largesses et sont trop tolérants. ». « Il faut que l’éducation devienne dure. Il ne doit plus avoir une certaine proximité entre élèves et enseignants. La discipline doit être de rigueur. Les enseignants ne doivent plus tergiverser, vouloir parfois faire la discipline à deux poids deux mesures. »

Jean-Claude KENDEG

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