Situé dans l’aire de santé du district de Garoua II, le Centre médical d’arrondissement (CMA) de Laindé s’impose au cœur de la capitale régionale du Nord. Ouvert en plein centre urbain, ce CMA connaît une évolution constante qui attire l’attention en faveur de sa transformation en hôpital de district.
Sous la conduite du Dr Njiko Pélagie, médecin-chef de la formation sanitaire, le CMA de Laindé s’est engagé dans une dynamique d’amélioration de la qualité des soins et d’élargissement de son offre de prestations. Le centre propose des consultations curatives, infirmières et médicales, des consultations spécialisées en ophtalmologie, une prise en charge soutenue des consultations prénatales, des hospitalisations pour hommes, femmes et enfants, ainsi que des activités de dépistage de la malnutrition, du VIH, de la tuberculose et d’autres pathologies. À cela s’ajoutent les soins de santé de la reproduction, la prise en charge des maladies infectieuses et le suivi des personnes vivant avec le VIH, qui enregistrent une fréquentation en nette progression.
Cette diversité de services fait du CMA de Laindé une formation sanitaire fortement sollicitée. D’année en année, la demande explose, ce qui traduit la confiance grandissante des populations. Les bâtiments qui abritent les différents services affichent une fière allure et offrent un cadre serein, propice à l’accompagnement des malades jusqu’à leur rétablissement. Les performances enregistrées au cours des trois dernières années sont éloquentes. En matière de consultations générales, le centre a réalisé 6 066 consultations en 2023. Ce chiffre est passé à 8 198 patients consultés en 2024, avant d’atteindre 8 830 consultations en 2025.
Les consultations prénatales suivent la même courbe ascendante. En 2023, 1 098 femmes ont effectué leurs CPN au CMA de Laindé. En 2024, 1 248 femmes ont été enregistrées, avec un taux de performance dépassant les prévisions. En 2025, le centre peut se réjouir d’avoir accueilli 1 424 femmes enceintes pour le suivi prénatal. Ces chiffres témoignent non seulement de l’utilité sociale du CMA, mais aussi de son rôle dans la réduction des risques maternels et infantiles dans la zone.
Cependant, ces résultats impressionnants n’ont pas été obtenus sans difficultés. La forte affluence met à rude épreuve les ressources humaines et matérielles de la formation sanitaire. Le CMA de Laindé a un besoin urgent de renforcement de son personnel, notamment en médecins généralistes, sages-femmes, techniciens médico-sanitaires et agents techniques médico-sanitaires. Par ailleurs, l’ouverture effective de services spécialisés tels que l’ophtalmologie renforcée, la gynécologie, la dentisterie, l’imagerie médicale, la biomédicale et l’informatique hospitalière demeure une nécessité pour répondre adéquatement aux besoins croissants des populations.
Une autre réalité non negligeable en faveur de la transformation du CMA de Laindé en hôpital de district réside dans l’existence d’un bâtiment déjà construit et destiné à abriter un bloc opératoire. Cette infrastructure n’attend plus que le matériel et les équipements adéquats pour devenir opérationnelle. Ce potentiel inexploité renforce l’urgence de la mutation, d’autant plus que la ville de Garoua ne dispose pas encore d’un hôpital de district.
Au regard de sa position géographique, de ses performances, de la diversité de ses prestations et de la pression démographique qu’elle absorbe, la transformation du CMA de Laindé en hôpital de district apparaît non seulement légitime, mais indispensable. Un plaidoyer qui mérite une oreille attentive des décideurs, au bénéfice des populations de Garoua et de ses environs.
Marcus DARE
Réaction
« Les besoins vont de façon croissante et de façon variée »

La fréquentation dans notre formation sanitaire va de façon croissante depuis quelques années et la qualité des soins demandés augmente également parce que nous avons une population qui a besoin des soins odontostomatologiques, des soins ophtalmologiques, des soins de prise en charge des anémies sévères, d’où l’ouverture de ces différents services au CMA de laindé et depuis quelques années, nous avons une banque de soins pour effectivement reprendre ces besoins. Nous avons un service d’odontostomatologie ouvert et un service d’ophtalmologie et bientôt un bloc opératoire qui sera fonctionnel.
Donc, les besoins vont de façon croissante et de façon variée, mais les personnes qui fréquentent le plus sont les femmes. La fréquentation est à prédominance féminine, d’où également le besoin de renforcer le personnel dans ce sens, de faire affecter un gynécologue pour répondre véritablement au besoin de ces femmes, de renforcer le nombre de médecins pour que de façon continue, de jour comme de nuit, qu’on ait un médecin disponible pour effectivement prendre en charge les patients que nous recevons au quotidien. De façon générale, nous sommes obligés de faire appel ou bien de nous faire renforcer par des personnes bénévoles, par des personnes qui sont payées par la formation sanitaire afin de véritablement être à la hauteur des besoins de la population que nous desservons.
À l’endroit de la population de Laindé , de Garoua et ses environs, nous voulons dire merci déjà pour la confiance que vous avez eue en nous depuis quelques années. Nous voulons vous encourager à ne pas hésiter de nous faire le feedback de toutes vos visites au CMA de Laindé.
Nous avons des boîtes à suggestions qui sont ouvertes. Nous recevons favorablement toutes vos plaintes et nous travaillons au jour le jour pour améliorer la qualité de soins afin de vous satisfaire. Parce que servir la communauté, c’est notre priorité.
Nous vous encourageons à ne pas rester à la maison avec des cas de maladie, mais à venir vous faire consulter pour préserver votre bonne santé. Je vais dire un coup de cœur aux femmes, aux femmes enceintes, je les encourage de commencer le plus tôt possible les consultations prénatales qui sont d’ailleurs gratuites par la couverture Santé Universelle.
Et nous voulons que ces populations bénéficient effectivement à fond cette opportunité qui a été donnée par le ministère de la Santé publique de couvrir ses soins selon le canevas de la CSU.
Propos recueillis par Marcus DARE












































































































































































































































































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