Sous l’impulsion de son Directeur Général, Pr Vincent De Paul Djientcheu, le Centre Hospitalier Universitaire de Yaoundé (CHUY) redéfinit les standards de l’accueil obstétrical. Entre plateau technique de pointe et approche humanisée, la salle d’accouchement s’impose comme un sanctuaire de sécurité pour la mère et l’enfant.
À l’entrée du bloc obstétrique du CHUY, une sonnerie retentit. Ce n’est pas un simple signal administratif, mais le prélude à une prise en charge où l’humain prime. Roseline Fouda épse Mevoung, Major du service, affiche d’emblée la couleur : ici, l’accueil se fait avec un « sourire chaleureux ». Dans ce service névralgique, l’hygiène est une règle d’or non négociable. Pour franchir le seuil, les « patrouillantes » (femmes en travail) troquent leurs chaussures de ville contre des babouches stériles ou des surchaussures, revêtant des surblouses pour garantir un environnement aseptisé.
Une naissance « à la carte »
Le CHUY offre une flexibilité rare dans le secteur public : le choix de l’environnement d’accouchement. Si la salle commune garantit une surveillance constante par un personnel dédié, la salle individuelle propose une expérience plus intime. Dans ce cocon, la future maman peut être accompagnée du « garde-malade » de son choix. Ce dernier n’est pas un simple spectateur ; il assiste au miracle de la vie du début à la fin, avec la possibilité symbolique et forte de sectionner lui-même le cordon ombilical, sous l’œil vigilant de la sage-femme et du gynécologue.

La sécurité au cœur du dispositif
L’innovation majeure réside dans la gestion du risque. « Tout se passe en salle d’accouchement », martèle la Major. En cas de travail obstructif ou d’anomalie soudaine, plus besoin de transferts périlleux : le bloc opératoire est intégré au cœur même du service.
L’arsenal technologique est impressionnant. Chaque femme admise est placée sous cardiotocographie continue. Ce monitoring de précision permet de surveiller en temps réel le rythme cardiaque fœtal et les contractions utérines, une arme indispensable pour réduire drastiquement la mortalité maternelle et néonatale.
Une équipe pluridisciplinaire 24h/24.
La force du CHUY réside également dans sa « Task Force » médicale. Autour de la parturiente, une équipe pluridisciplinaire se mobilise : anesthésistes, pédiatres, laborantins et sages-femmes collaborent en synergie. Une particularité notable ? Le pédiatre est alerté avant même l’expulsion. Dès que le nouveau-né paraît, il est immédiatement pris en charge sous une table radiante pour stabiliser sa température.

Un management tourné vers la performance
Ce saut qualitatif est le fruit de la vision du Directeur Général, le Pr Vincent De Paul Djientcheu. En dotant le service d’une salle de stérilisation autonome, d’un plateau technique complet pour les urgences (dystocies, hémorragies) et de salles intégralement climatisées, la direction mise sur un confort optimal et une sécurité chirurgicale. « Nous n’attendons que les patients », conclut Roseline Fouda épse Mevoung. Au CHUY, donner la vie n’est plus une source d’angoisse, mais un événement médicalement sécurisé et humainement célébré.













































































































































































































































































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