Education de base – Les toilettes dans les écoles sont des nids à maladies

Plus d’un mois après la rentrée scolaire 2021/2022, certains responsables des établissements scolaires de la ville de Yaoundé, n’entretiennent pas leurs toilettes. Cette négligence expose les élèves à un risque accru de maladies hydriques.

La gestion hygiénique des excréments n’est pas qu’un simple désir de propreté, c’est une nécessité, un véritable besoin que l’on doit prendre en compte pour éviter la propagation de nombreuses maladies. L’entretien des toilettes est un pas important pour la santé. Les responsables des écoles maternelles doivent promouvoir la mise en place de toilettes propres dans leur établissement scolaire. Dans les écoles maternelles surtout, les toilettes sont utilisées par un large public et demandent une plus grande attention. Dans une école maternelle au quartier Biyem-Assi Tam-Tam, dans le sixième arrondissement, il est 10h lorsque les tous petits manifestent de plus en plus le besoin de se mettre à l’aise. 

Les pleurs se multiplient dans les différentes sections. Les “maîtresses”, comme elles sont appelées, s’activent pour pouvoir satisfaire tous les enfants. Conduit au ” petit coin”, ces enfants sont appelés à se mettre à l’aise dans les toilettes mal entretenus de cette école primaire qui n’en dispose que trois (03), dont une est réservée aux élèves de la maternelle et les deux (02) autres à ceux du primaire. En plus de cette toilette, l’on aperçoit deux (02) pots en matière plastique, qui selon une enseignante « sont destinées uniquement aux filles et les garçons doivent utiliser les toilettes traditionnelles ».

La question des toilettes dans les écoles maternelles

Au regard de l’effectif dont dispose cette école (20 élèves par classe), le nombre de pots de toilette pour les tout petits est insuffisant : «  imaginez qu’ils sont 20 par classe, et les filles sont peut-être 10. Donc 10 filles doivent utiliser le même pot? C’est n’est pas sérieux ! On ne sait pas quelle maladie chaque enfant transporte de chez lui. Si elles doivent s’assoir sur un même pot, imaginez un peu le genre de maladie que l’enfant peut ramener à la maison. Vraiment, c’est Dieu qui protège les enfants », s’offusque un parent d’élève. Une intervention divine peut-elle être suffisante pour protéger la santé les enfants lorsqu’ils sont hors de la maison ?

Dans cette école, les élèves peuvent se réjouir de ne pas être agent d’entretien : «  ici, les élèves ne nettoient pas les toilettes mais ailleurs ça se fait et ce n’est pas une mauvaise chose. Ça fait également partie de l’éducation des enfants puisqu’il y a une leçon sur l’entretien des toilettes. Donc lorsqu’il y a les séances de travaux pratiques, nous les emmenons ici », renseigne une enseignante. « La question des toilettes dans les écoles maternelles et primaires doit vraiment être examinée de très près. Est-ce que les enfants ont la capacité de s’occuper des toilettes ? Ceux de la maternelle ont tendance à vouloir toucher les excréments qui sont déposés à même le sol plutôt que dans le trou. Et si un enfant attrape le choléra ? », S’indigne un parent. Il faut noter que le choléra n’est pas la seule maladie que ces enfants peuvent contracter.  L’hépatite, la fièvre typhoïde, les cas d’amibes et les cas d’ascaridiose sont également signalés dans cette situation. Le corps éducatif devrait donc doubler de vigilance pour protéger la santé des enfants.

Kévine NGOMWO (Stg)

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