D’après l’ONG Eco-jeune, près de 80% des déchets que l’on retrouve dans nos établissements scolaires sont des déchets que l’on dit inorganiques. Ils sont un danger d’abord par leur présence envahissante et salissante, mais également par la toxicité des gaz qui s’en dégagent pendant leur incinération.
Des papiers par-ci, des bouteilles et des épluchures de fruit par-là, des coquilles d’œuf et bien d’autres déchets plus loin, voilà le décor de nombreux établissements scolaires. Les cours de récréation dans nos lycées et collèges sont devenues des dépotoirs pour déchets et ordures de tout genre. Elèves et enseignants se disputent la vedette, chacun voulant jeter plus que l’autre. On ne sait même plus qui doit éduquer qui. On lance à tout vent. Plastiques d’emballage, peaux de banane, emballages de bonbon, tout y passe. Et l’on peut se demander si nous avons tous la même notion de déchets.
Car pendant que certains s’époumonent pour mettre à disposition des bacs à ordures pour recueillir tous ces restes, d’autres ne trouvent pas mieux que de les balancer partout. Là où le bât blesse, c’est bien parce que nous sommes dans des milieux où officient ceux-là à qui la société a confié l’éducation des décideurs de demain. Seront-ils des décideurs poubelles ? Attendons de voir. Sauf qu’il est important de signaler que la gestion durable des déchets est notre incontournable recours parce que malheureusement, nous n’avons pas d’autre choix si nous voulons espérer un avenir meilleur pour les générations qui viennent.
Parmi les déchets que nous balançons à tout vent dans les cours de récréation et autours de nos écoles, on n’y trouve pas que des déchets organiques, c’est-à-dire ceux issus des champs scolaires et des fruits que nous mangeons que l’on dit biodégradables et exploitables pour l’agriculture. Ces types de déchets, dit-on sont moins dangereux pour nous et notre environnement, et sont même utiles pour nos jardins lorsqu’ils sont transformés en engrais organique. Si l’ensemble des déchets produits dans nos lycées et collèges n’était constitué que de ce genre de déchets, nous serions tous heureux. Malheureusement, tel n’est pas le cas car près de 80% des déchets que l’on retrouve dans nos établissements scolaires ou dans les bacs à ordures sont des déchets que l’on dit inorganiques.
Changement de comportement
C’est-à-dire non biodégradables. Constitués essentiellement d’emballages plastiques, de verres, de bouteilles abandonnées, de boîtes de conserve, ces types de déchets sont un danger pour notre environnement. Ils sont un danger d’abord par leur présence envahissante et salissante, mais également par la toxicité des gaz qui s’en dégagent pendant leur incinération. Ces gaz constitués en grande partie de monoxyde de carbone, sont à la fois nocifs pour l’organisme et dangereux pour l’équilibre de la température au-dessus de la terre. Changer d’attitude face aux déchets Pourtant, il n’y a aucune fatalité à cette situation. Ce sont nos comportements qui sont à l’origine du mal. Qui d’entre nous n’a jamais utilisé des plastiques comme emballages ? Qui d’entre nous a souvent réfléchi aux conséquences de cet usage exponentiel du plastique sur notre environnement ? Si nous sommes à l’origine de cette situation, nous pouvons également la contrôler et la maîtriser.
Nous pouvons renverser cette tendance à ne pas nous préoccuper de la qualité et des quantités des déchets que nous produisons. Nous pouvons revoir nos comportements de façon à améliorer notre façon de gérer nos déchets, en procédant d’abord par une bonne utilisation des bacs à ordures, en évitant d’acheter les produits emballés avec des plastiques et toutes les formes d’emballages non bio dégradables, en faisant nos courses avec des paniers tissés avec du matériel local et biodégradable, pour éviter d’acheter à tous les coups de nouveaux emballages. Nous pouvons également éduquer par la sensibilisation et par l’exemple notre entourage, nos camarades, nos éducateurs et tous ceux qui, comme les commerçants réalisent des activités dans nos établissements et ne sont malheureusement pas toujours interpellés au sujet de ces emballages envahissants qu’ils déversent sur nos campus.
La gestion durable des déchets exige un profond changement de comportement. Les lycées et collèges foisonnement d’initiatives en matière d’hygiène et de salubrité avec pour corollaires la collecte et le traitement des déchets sur le campus et aux alentours des bâtiments scolaires. Ces initiatives sont régulièrement impulsées et soutenues par des politiques nationales et locales qui, à travers des opérations comme « campus propre », « concours de l’établissement le plus propre », « concours du lycée le plus beau », encouragent et priment des établissements pour leurs efforts consentis dans les actions d’embellissement et d’assainissement de leurs campus respectifs. Toutefois, on constate à travers le caractère conjoncturel de certaines de ces initiatives qu’elles ne s’inscrivent pas toujours dans une perspective globale et à long terme de gestion durable de l’environnement scolaire. La plupart des politiques mises en œuvre dans ce cadre sont orientées vers la promotion de la santé en milieu scolaire. A l’évidence, la gestion durable de l’environnement en général et des déchets en particulier n’est pas un sujet à la portée de tous. Il existe une importante demande d’informations techniques sur le sujet.
Elvis Serge NSAA












































































































































































































































































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