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Fête de la jeunesse à Meiganga : mobilisation de la Croix-Rouge camerounaise

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Sous un soleil de plomb, les bénévoles du Comité départemental, basé dans la ville de Meiganga ont bravé ces obstacles pour porter secours à ceux qui en avaient le plus besoin. Plus de 5 paquets de sucre en morceaux distribués aux participants afin de lutter contre l’hypoglycémie.

Dans une atmosphère festive et patriotique, la 60e édition de la Journée nationale des Jeunes, célébrée le 11 février dans tout le Cameroun, a été marquée à Meiganga dans le Mbéré par une mobilisation exemplaire de la Croix-Rouge camerounaise. Au cœur du département du Mbéré, dans la région de l’Adamaoua, l’équipe locale a réaffirmé son engagement humanitaire en distribuant plus de 5 paquets de sucre aux élèves et aux spectateurs massivement venus assister au grand défilé place de la ville. Les élèves ou les participants, sous l’effet du soleil ardent qui s’épuisaient étaient immédiatement secourus afin de préserver sa santé.

Conduite par Kassala, instructeur national de la Croix-Rouge Camerounaise et Disaster manager du comité départemental du Mbéré, cette initiative a touché des centaines de participants. Disposant d’un kit complet de premiers secours, les bénévoles ont été de tous les instants mobilisés aux côtés des défilants et des autorités administratives pour une célébration sans incidents.

Dans la ville de Meiganga, presque tous les établissements scolaires du primaire et du secondaire abritent un Club Croix-Rouge. Ces clubs, animés par des élèves formés aux gestes de premiers secours et à l’éducation sanitaire, se mettent quotidiennement au service des nécessiteux. Ils organisent des sensibilisations sur l’hygiène, la prévention des maladies et l’assistance aux vulnérables, renforçant ainsi le tissu social local. « On a décidé, parce que depuis longtemps, la Croix-Rouge camerounaise avait une stratégie. C’est l’expertise 2020. On se disait que d’ici l’an 2020, il fallait avoir un volontaire sécuriste par foyer. On n’a pas pu réussir. Maintenant, le Mbéré a décidé que dans chaque établissement, nous devons avoir un club Croix-Rouge. Voilà pourquoi nous allons déjà vers tous ces établissements. Nous sommes en train de créer le club Croix-Rouge », explique le DM du comité du Mbéré, visiblement satisfait des résultats réalisés par son équipe sur le terrain.

Dans un département où les défis socio-économiques persistent qui connait une affluence des réfugiés issus des différentes en République Centrafricaine, cette présence accrue de la Croix-Rouge s’inscrit dans une stratégie plus large de résilience communautaire. Les clubs scolaires, véritables viviers de volontaires, forment la jeunesse à devenir des acteurs du changement. Cela s’est d’ailleurs manifesté par les membres du Club Croix-Rouge du Lycée Technique de Meiganga qui, sur leur banderole, affichait ‘’Jeunesse Humanitaire, un atout national’’. Un message qui traduit la volonté de ces jeunes à être des acteurs du développement communautaire pour les secours à apporter en communauté et dans leur établissement. 

Cette édition du 11 Février, placée sous le thème ‘’Jeunesse et grandes espérances pour un Cameroun stable, uni, stable et prospère’’ ne peut se traduire en acte concret que lorsque la population est en parfaite santé et les membres du Comité départemental du Mbéré en a pleinement conscience. Ce qui se manifeste par une mobilisation toujours importante aux côtés des autorités.

Interview

« Le Mbéré a décidé que dans chaque établissement, nous devons avoir un club Croix-Rouge ».

M. Kassala, Instructeur National et Disaster Manager au Comité départemental de la Croix-Rouge Mbéré.

Qu’est-ce qui explique la forte mobilisation des bénévoles de la Croix-Rouge à chaque activité à Meiganga et même dans les autres arrondissements du Mbéré ?

Oui, il y a une forte volonté des bénévoles actuellement qui veulent relever le mouvement dans le comité du Mbéré. Malgré la modicité des moyens mis à leur disposition, eux-mêmes contribuent. Puisque c’est un service bénévole et volontaire, beaucoup contribuent pour venir en œuvre aux vulnérables.

On a aussi constaté que dans la quasi-totalité des établissements du Mberé ou de la ville de Meiganga, il y a des clubs Croix-Rouge. Comment vous faites pour mobiliser autant de jeunes ?

Oui, on a décidé, parce que depuis longtemps, la Croix-Rouge camerounaise avait une stratégie. C’est l’expertise 2020. On se disait que d’ici l’an 2020, il fallait avoir un volontaire sécuriste par foyer. On n’a pas pu réussir. Maintenant, le Mbéré a décidé que dans chaque établissement, nous devons avoir un club Croix-Rouge. Voilà pourquoi nous allons déjà vers tous ces établissements. Nous sommes en train de créer le club Croix-Rouge. Les activités à ce niveau seront couvertes par ce club. Et le comité départemental vient donc coiffer tout, comme dans les comités des arrondissements.

Alors on vous a vu tout à l’heure à l’œuvre lorsque quelques cas de chutes ont été observés. Combien de personnes avez-vous secourues au cours de cette journée ?

Bon, pour la population, le cas qui pouvait les inquiéter, c’est la petite fille du lycée classique. Bon, c’était passager, c’était un excès palustre. Elle a commencé à vomir et nous l’avons évacuée au niveau de l’Hôpital régional annexe de Meiganga.

 Comment se fait la formation de ceux-là que vous recrutez et qui sont même dans les lycées et collèges ?

Pour ceux qui sont volontaires pour être formés et recrutés dans le mouvement humanitaire, ils font leur liste et nous allons les former pour qu’ils soient désormais des bénévoles secouristes. Quant à la population, les communiqués sont lancés et on dresse une liste, on prend contact avec ceux qui veulent être formés. Une fois constitué et un emploi de temps établi, alors je me lance dans la formation en tant qu’un instructeur national les forme tous, on évalue la formation après une moyenne de 12, vous êtes déclaré admis par un diplôme technique et même il est international.

Et on constate aussi qu’il y a de plus en plus de femmes.

Oui. Le mouvement Humanitaire et la Croix-Rouge n’est pas seulement réservé aux hommes. Nous voulons même que les femmes, mères de l’humanité, participent plus. Et ce que femme veut, Dieu veut. Alors, ce qui fait donc qu’aujourd’hui, vous allez constater de plus en plus les femmes qui adorent ce mouvement plus que les hommes. Déjà, je vous donne rendez-vous pour le 8 mars. Elles m’ont promis tout à l’heure qu’elles seront encore plus nombreuses.

Quels sont les différents modules ?

 En fait, nous avons quatre modules pour la formation et qu’il faut dispenser en 60 heures. Nous avons le premier module qui est le mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge. Là, ça nous parle de la genèse du mouvement quand il a été créé et par qui commence à se répandre dans tout le monde entier. Le module 2, c’est ce qu’on appelle le premier secours, où on nous apprend tous les gestes qui peuvent sauver la vie. Nous avons le module 3, on parle de l’éducation à la santé communautaire, c’est la surveillance épidémiologique. Chaque volontaire devrait connaître quelles sont les maladies qui nuisent dans sa communauté, comment les prévenir et pour s’en sortir de tous les malaises que nous pouvons avoir. Le dernier module, le module 4, c’est ce qu’on appelle la gestion des catastrophes.

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Jean Besane Mangam qui cumule plus de 5 ans d’expérience. Titulaire d’un Master en Histoire et d’un certificat en documentation et archivistique, et correspondant de Echos Santé dans l’Adamaoua depuis 2020. Il a à son actif plusieurs certifiants en journalisme et le fact-checking dont Africa Fact Checking fellowship, Desinfox Afrique Cameroun, Code for Africa et Internews (vaccins et grands singes). Boursier de la Thomson Reuters Foundation / Fonds Mondial, Dakar 2024 mais aussi lauréat de plusieurs prix, Banque Mondiale en 2018, CDC/ Épicentre/CCOUSP en 2021 et Victoria International Media Merit Award en 2022.

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