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Formation des personnels paramédicaux : Le chef de district de santé de Meiganga défie le Délégué régional de la santé

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C’est à travers une correspondance adressée au Directeur de l’institut de formation professionnelle paramédicale le Keke de Meiganga dans laquelle il marque un refus catégorique d’admettre les apprenants dudit institut dans les formations sanitaires pour leur stage d’imprégnation d’un mois.
Le torchon brûle entre le chef de district de santé de Meiganga et par ailleurs, Directeur de l’institut de formation professionnelle paramédicale le Keke de Meiganga et la Délégation régionale de la santé publique de l’Adamaoua. Au centre de la discorde, le refus du chef de district de santé de Meiganga d’admettre les élèves auxiliaires de vie ou aides-soignants et chimistes biologistes en stage dans les formations sanitaires de son ressort de compétence. Dans une correspondance datée du 23 mars 2023 du Délégué régional de la santé publique, faisant suite à la demande du directeur de l’IFPPKM portant mise en stage d’imprégnation, le Délégué marquait son accord. Dans la correspondance dont nous avons pu obtenir copie, Dr Djamilatou Leila, Délégué régional demandait alors au Directeur de l’institut de prendre attache avec le chef de district compétent. Le Directeur de l’IFPPKM va de ce fait, soumettre une correspondance au niveau du District de santé de Meiganga conformément à l’avis favorable du Délégué régional.
Seulement, le Chef de district de santé de Meiganga, va marquer son refus d’admettre ces apprenants en stage d’imprégnation dans les centres de santé de son district. Selon sa lettre adressée au directeur de l’institut, il justifie son refus par les dispositions de la loi n°84-009 du 05 octobre 1984 portant règlementation des professions d’infirmier, sage-femme et technicien médico-sanitaire modifiée et complétée par la loi n° 88-022 du 16 décembre 1988, mais aussi du décret n° 80-198 du 09 juin portant statuts des établissements de formation des personnels sanitaires. Le chef de district relève ainsi : « les auxiliaires de vie et chimistes biologistes ne font partie ni de la réglementation de l’exercice, ni de l’organisation des professions citées par les lois citées. Donc, n’ont aucune affiliation professionnelle », peut-on lire dans sa réponse au Directeur de l’institut. Il ajoute, « L’IFPPKM ne fait pas partie du statut des établissements de formation de personnels sanitaires tel qu’évoqué par le décret ci-dessus. Ainsi, ai-je l’honneur de vous rappeler que, la formation des personnels paramédicaux et/ou en soins infirmiers aux seules écoles agréés par le ministère de la Santé et dont les curricula de formation sont homologués de l’entrée à la certification ».
Système de santé
Avant de conclure, « à cet effet, il ne me semble pas agréable en la circonstance de donner une suite à votre demande ». A cette conclusion du Chef de district, des interrogations fusent de toute part. Est-ce le Délégué régional qui a commis une erreur en donnant un avis favorable sans vérifier l’existence légale de l’institut ou il s’agit tout simplement d’un refus, malgré les références faites aux dispositions légales ? Avant de mettre sous presse cet article, nous avons tenté de joindre via appel et messagerie whatsapp, le Directeur de l’institut afin qu’il puisse mettre à notre disposition les documents autorisant le fonctionnement et la formation dans son centre, en vain. Entre temps, les élèves qui étaient censés débuter le stage le 27 mars attendent désespérément la levée de cette interdiction d’aller en stage. Au-delà des malentendus entre le Directeur de l’IFPPKM, le Chef de district et la Délégation régionale de la santé de l’Adamaoua, il reste évident que les auxiliaires de vie ou aides-soignants sont formés dans des écoles et instituts privés partout dans la région. L’apport de ces derniers est non négligeable dans le système de santé au Cameroun en général et dans l’Adamaoua en particulier.
Jean Besane Mangam

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