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Hopital de District de Djoungolo-Olembe : la mobilisation contre le cancer du col de l’utérus activée

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Dirigée par Dr Landry Lombo, cette formation sanitaire offre un dépistage gratuit du cancer du col de l’utérus les 3 et 4 avril 2026. Au cours de cette campagne, le top management vise 600 femmes pour traiter les lésions précancéreuses avant qu’il ne soit trop tard.

À l’approche de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre les maladies, prévue pour le 7 avril 2026, l’hôpital de district de Djoungolo-Olembe se positionne en première ligne de la prévention sanitaire. Sous l’impulsion de son directeur, Dr Landry Lombo Lombo, et la coordination du Dr Marie Sandrine Ebude, chef de service de gynécologie, une campagne de dépistage gratuit du cancer du col de l’utérus est organisée les 3 et 4 avril prochains.

Placée sous le thème évocateur « Ma santé, ma priorité », cette initiative se veut un rempart contre une pathologie qui continue de faire des ravages silencieux au sein des familles camerounaises. « Il faut dire que c’est la deuxième édition. L’année dernière, nous avons fait la première édition, qui était aussi au mois d’avril », précise le médecin, rappelant que l’établissement transforme désormais cet engagement en un rendez-vous annuel incontournable pour la survie des femmes.

Sortir de « l’embouteillage » d’Octobre Rose

Le choix stratégique du mois d’avril pour cette campagne ne relève pas du hasard, mais d’une volonté de désengorger l’offre de soins. Le Dr Ebude explique que la saturation des formations sanitaires durant le mois d’octobre empêche souvent une couverture optimale : « Très souvent à Yaoundé, c’est le mois d’octobre qui est choisi. Tenant compte de l’importance de cette maladie, que toutes les formations sanitaires fassent seulement le dépistage à la même période ne permettrait pas de pouvoir couvrir le maximum ». En décalant cette activité, l’hôpital offre une « seconde chance » à celles qui n’ont pas pu en bénéficier en 2025. Cette démarche s’aligne sur la vision de l’OMS, car comme le souligne la spécialiste : « La santé, selon la définition de l’OMS, c’est l’état de bien-être complet : physique, mental et social. Lorsque quelque chose est prioritaire, on y met une certaine emphase ».

Détecter les lésions précancéreuses : l’enjeu du traitement

L’urgence de cette mobilisation réside dans la gravité intrinsèque d’une pathologie que le Dr Ebude décrit comme « l’une des maladies les plus graves ». Elle alerte sur le fait que l’évolution du cancer entraîne une « décrépitude de l’être humain » et place les proches dans une impuissance déchirante : « Parfois, même lorsqu’on a les moyens, lorsque c’est un stade avancé, ce n’est qu’un traitement palliatif. Ça veut dire qu’on accompagne la personne jusqu’au jour où son souffle va la quitter ». L’objectif est donc de détecter les lésions précancéreuses pour les traiter avant qu’elles ne mutent, car « lorsqu’on a déjà le cancer, le traitement impose une logistique beaucoup plus grande ». Pour elle, le dépistage est l’arme fatale : « Qui dit prévention dit qu’on est mieux outillé pour combattre ».

Un objectif de 600 femmes pour 2026

Forte des enseignements de la première édition qui avait attiré 300 participantes malgré une faible médiatisation, l’équipe médicale ambitionne cette année de doubler son impact. « Nous avons appris de nos erreurs et nous nous sommes dit : OK, nous visons un effectif de 600 femmes », confie le Dr Ebude. Pour atteindre ce quota, l’hôpital mise sur la communication et sur le calendrier civil, notamment le vendredi 3 avril qui est un jour férié. Le médecin invite solennellement les femmes à se libérer pour s’occuper de leur santé : « Si elles ne sont pas en santé, elles qui sont les piliers même de la famille ne pourront pas s’occuper de leur progéniture, de leur époux. » En brisant les tabous, cette campagne espère faire de chaque femme dépistée une victoire pour toute la communauté.

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Junior NTEPPE KASSI, 33 ans, est un journaliste scientifique camerounais au Groupe Échos Santé. Spécialiste de la médecine du sport, il met sa passion au service de l'information médicale de pointe.

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