Réunis récemment, les membres dudit comité ont rappellé l’importance de ce dernier dans la conduit des activités de la transfusion sanguine.
La banque de sang de l’hôpital régional parvient tant bien que mal à satisfaire les demandes sans cesse croissantes des patients en produits sanguins. Malgré les efforts des associations qui oeuvrent pour le don de sang, de la représentation régional du Centre national de transfusion sanguine (Cnts), les besoins sont loin d’être comblés. Dans cette formation hospitalière, les services qui consomment le plus de poches de sang sont la maternité qui vient en tête suivie de la pédiatrie, de la reanimation, de la chirurgie, de la médecine. Le centre d’hémodialyse, les urgencies et le haut standing complètent la liste.
Réunis récemment, les membres du comité hospitalier d’hémovigilance de l’hôpital régional de Ngaoundéré ont échangé sur l’importance de la sécurité de la transfusion au sein de la structure.
Le directeur de l’Hôpital, le docteur Gaya Hamza a tenu a rassuré ses collaborateurs de sa disponibilité à accompagner la Banque de sang dans sa recherche de solutions pour combler le gap entre la demande et la disponibilité. “ je m’engage à donner au comité les moyens institutionnels nécessaires pour un fonctionnement efficacement, transparent, structuré et dynamique ; à encourager une culture de transparence au travers d’une attitude non punitive afin de favoriser la déclaration des incidents, faire respecter les normes de sécurité transfusionnelle dans tous les services, valoriser les bonnes pratiques et corriger sans délai les écarts identifiés, soutenir et renforcer la formation continue des équipes”, s’est-il engage.
L’hémovigilance constitue l’un des piliers de la sécurité des soins. Elle est définie comme un système complet de surveillance, d’enregistrement et d’analyse de tous les effets indésirables liés à l’administration du produit sanguin. Au sein de l’hôpital régional de Ngaoundéré, le comité a pour mission de veiller au respect des procédures et de promouvoir une culture de vigilance à tous les niveaux de la chaîne transfusionnelle.
Au cours de leurs travaux, les membres de l’équipe ont insisté sur la nécessité de renforcer la collaboration entre les différents services concernés, notamment la banque de sang, les laboratoires, les unités de soins et les équipes médicales. Ces mesures, selon eux, sont indispensables pour garantir des transfusions sûres et efficaces.
Dans un hôpital de référence comme celui de Ngaoundéré, le comité hospitalier d’hémovigilance pour la transfusion sanguine apparaît ainsi comme un outil stratégique de qualité des soins. En consolidant la surveillance transfusionnelle, il contribue à sauver des vies tout en réduisant les risques évitables. Cette dynamique témoigne de la volonté de l’établissement d’inscrire la sécurité du patient au cœur de ses priorités.












































































































































































































































































