La 14ème édition de la Journée internationale des forêts, célébrée le 21 mars dans l’Adamaoua a donné lieu à la présentation de la contribution des plantes médicinales de la région. La cérémonie, tenue à l’Université de Ngaoundéré, a permis aux autorités de souligner l’importance vitale des forêts au-delà de leur rôle écologique.
Selon les autorités administratives, les forêts jouent un rôle crucial dans l’économie, car elles emploient plus de 30.000 personnes dans divers domaines de l’exploitation forestière. Les industries du bois et pharmaceutiques puisent leurs matières premières dans les forêts. Ce qui en fait l’un des contributeurs au Produit Intérieur Brut (PIB) du pays.
Les intervenants ont également mis en lumière le lien indissociable entre forêts et santé. Dans l’Adamaoua, riche en biodiversité, de nombreuses essences d’arbres servent de base à la pharmacopée traditionnelle. Le neem (Azadirachta indica), l’ébène ou encore le khaya senegalensis fournissent des remèdes contre le paludisme, les infections et les troubles digestifs. Ces plantes, utilisées depuis des siècles par les guérisseurs locaux, inspirent même les industries pharmaceutiques modernes. « Les forêts sont nos pharmacies naturelles », a déclaré Joseph Chistian Abouma Biloa, secrétaire général des services du gouverneur de l’Adamaoua, représentant le gouverneur à la cérémonie. Selon les études, la quinine est extraite à base de l’écorce du quinquina (cinchona). L’écorce contient entre 5 et 15% d’alcaloïdes dont la quinine constitue 30 à 60% de cette fraction. Ce qui fait de cette plante médicinale, un élément important de la pharmacopée.
Cette sensibilisation s’est traduite par des actions concrètes. Grâce aux transferts de fonds décentralisés, plusieurs communes ont investi dans la reforestation. La commune de Ngaoundéré 3ème a reçu environ 20 millions de FCFA, lui permettant de planter des arbres sur 3 km le long de la route nationale n°1. Ces plantations visent à lutter contre l’érosion, améliorer la qualité de l’air et freiner les maladies respiratoires liées à la poussière. Selon le délégué régional du Ministère des forêts et de la faune de l’Adamaoua, cette année encore, le ministère a mis à la disposition de l’Adamaoua, des plants pour le reboisement. « Le ministre, comme chaque année, a bien voulu mettre à notre disposition plus de 2500 arbres. La région étant subdivisée en cinq départements, donc les 2500 seront divisées de manière équitable, 500 arbres par département. Une partie des 500 arbres de la Vina ont été une plantés sur le campus de l’université et le reste sera planté plus tard en saison de pluie », indique le Général Francis Durand Nna, délégué régional Minfoff Adamaoua.
À l’Université de Ngaoundéré, des plants ont été mis en terre lors de la cérémonie constituée de diverses espèces comme l’acacia senegalensis. Au-delà de servir d’ombrage aux étudiants, certaines espèces feront l’objet d’études par les chercheurs de l’institution, dans les domaines de la pharmacologie.
Ces initiatives s’inscrivent dans une dynamique de développement durable. Face au déboisement accéléré par l’agriculture et le pastoralisme, la région entend maintenir son engagement pour un couvert forestier préservé, essentiel au bien-être des populations. Les forêts régulent le climat, purifient l’eau et boostent la sécurité alimentaire via les fruits et plantes médicinales.
Les autorités appellent à une mobilisation accrue, car selon elles, planter aujourd’hui, c’est soigner demain, pour mettre en exergue le rôle des arbres dans l’amélioration de la qualité de vie des populations.













































































































































































































































































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