Confirmation a été faite ce jeudi 19 février 2026 à Douala, par le ministre dela santé Publique, le Dr Manaouda Malachie, lors d’un point de presse qui s’est tenu à l’Hôpital Laquintane.
Depuis le 14 novembre 2025, le Cameroun enregistre 116 cas suspects de Mpox, dont 22 confirmés au 16 février 2026, sans aucun décès signalé. Une situation jugée maîtrisée mais suivie de près par les autorités sanitaires.
Un seul cas actif demeure dans le Littoral, tandis que quatre régions : Centre, Littoral, Est et Sud-Ouest, ont notifié des infections. Le gouvernement renforce la surveillance, le suivi des contacts et prépare l’acquisition de vaccins, misant sur la prévention et la vigilance collective pour contenir durablement la maladie.
Alors « c’est depuis le 14 novembre 2025 que le Cameroun fait face à une nouvelle épidémie de Mpox. Et au 16 février 2026, la situation épidémiologique fait état de 116 cas suspects qui ont fait l’objet d’une investigation clinique et biologique. On dénombre en fin de compte 22 cas confirmés et aucun décès enregistré à ce jour, heureusement », la précision est faite par Manaouda Malachie qui nous fait comprendre que, 4 régions sur 10 que compte le pays ont au moins un cas positif signalé. Il s’agit notamment du Centre, du Littoral, de l’Est et du Sud-ouest.
Et en ce moment, « seul un cas est encore actif dans la région du Littoral, précisément dans le district de santé de Bangue à Douala 5ème. Et pour les cas positifs confirmés recensés dans l’ensemble du pays, se retrouvent dans les districts de santé d’Ayos, de Biyamassi, de Djoungolo dans la région du centre, dans le district de santé d’Abo, de Banguè, de Bonassama, de la Cité des palmiers, de Japoma, de Logbaba, de Deido et de Nylon dans la région du Littoral, dans les district de santé d’ Akwaya au Sud-Ouest et d’ Abong-Mbang pour la région de l’Est », a révélé le Minsanté.
La Mpox n’est pas une maladie mystérieuse
Comme un médecin en chef, il va prendre sa blouse pour expliquer aux populations que : « La Mpox est une maladie zoonotique transmise à l’homme par contact avec des primates et des rongeurs infectés. La transmission interhumaine est possible, mais elle survient surtout par contact étroit avec une personne déjà malade. Troisièmement, il est évident que certains sous-variants se transmettre davantage entre humains, y compris par voie sexuelle, mais la Mpox ne se résume pas qu’à cela. » En effet, « depuis les révélations de 2022 puis 2024, on observe l’apparition de nouveaux sous-variants, notamment les classes 1b et 2b, associés à une forte transmission interhumaine par contact rapproché, y compris par voie asexuelle. Et le classe 1b est considéré jusqu’ici comme plus virulente au regard de la sévérité de ses symptômes. À ce stade, les données à notre disposition ne présentent pas d’inquiétudes particulières par rapport à la virulence des agents pathogènes infectieux de la Mpox circulant au Cameroun », va-t-il clarifier.
Dans ses explications, l’on va retenir que : « la Mpox n’est pas une maladie mystérieuse apparue de nulle part, comme disent certains. Elle est due à un virus dont deux souches, la classe 1 et la classe 2, ont toujours circulé de manière endémique au Cameroun depuis la décennie 1970. Il est important de noter que la transmission n’est ni magique ni automatique », soutient-il.
Prendre des précautions pour repousser cette résurgence
Pour rester dans les statistiques, la répartition des cas recensés est précise. L’on parle de 4 cas dans l’Adamaoua, 3 dans le Centre, 1 à l’Est, 5 cas dans l’Extrême- Nord, 6 dans le Littoral, 1 dans la région du Nord, 2 dans le Nord-Ouest et 1 dans la région de l’Ouest et 6 dans le Sud.
Et dans la Littoral, on est allé jusqu’au 08 février 2026 pour faire le tour dans 9 districts de santé qui totalisent 47 aires de santé. On peut citer dans l’ordre aléatoire, Nylon, Cité des palmiers, Japoma, Logbaba, New-Bell, Banguè, Bonassama, Deido, Abo. Mais c’est Deido qui vient en tête avec 18 cas suspects de Mpox, retrouvés dans les registres, suivi de Logbaba 5 cas, Japoma, 4 cas, New-Bell 4 cas, Bangué 3 cas, Bonassama 1 cas et Nylon 1 cas. Le district d’Abo a enregistré 0 cas.
Et comme il faut limiter les transmissions, le Minsanté parle de « prendre des précautions pour repousser cette résurgence », dès lors que « la survenue de cas en milieu urbain, notamment dans les villes de Yaoundé et de Douala, ainsi que la transmission interhumaine constituent un risque de propagation à l’échelle nationale, raison pour laquelle nous avons opté pour une vigilance renforcée », a-t-il laissé entendre en appelant les médias à donner la bonne version des informations : « Ces informations que nous mettons à votre disposition ne doivent en aucun cas constituer une source de stigmatisation. Celle-ci aura pour seul résultat la tendance pour les personnes contaminées à se cacher, ce qui fera croitre le risque de contamination communautaire ou alors l’aggravation de la maladie chez les patients. J’en rappelle donc au sens de la responsabilité, surtout pour nous qui sommes des relais d’information auprès de la communauté qui fait face au défi de compréhension sociale de ce phénomène de santé », s’adressant aux journalistes.
A la fin l’on a entendu de la bouche de Manaouda Malachie que : « Les données à notre disposition ne présentent pas d’inquiétudes particulières par rapport à la virulence des agents pathogènes infectieux de la Mpox circulant au Cameroun. Et donc il n y a pas lieu de paniquer », va rassurer le Minsanté.
Epidémie de la fièvre jaune
Autres informations relayées, une potentielle épidémie de la fièvre jaune notifiée avec 29 cas confirmés, dont deux décès, au Sud. On parle de 22 sites dans 10 régions, excepté le Sud-Ouest, ont été touchés. Il y a également 149 cas de rougeole confirmés dans 10 districts de santé repartis dans les régions de l’Adamoua, 1 cas dans l’Extrême-Nord, 2 districts dans le Littoral, 3 districts au Nord-Ouest, 1 district à l’Ouest, 1 district au Sud-ouest… Et concernant la poliomyélite, « le Cameroun maintient son statut de pays libre polio sauvage. En 2025, la surveillance a permis de détecter un cas de poliomyélite dérivé de type 3, circulant dans le district de santé de Ngaoundéré rurale, dans l’Adamaoua, et 3 poliomyélites dérivés de type 2 dans le district de santé de Kousséri, de Ngaoundéré urbaine et de Biyemassi », va informer Manaouda Malachie.
Le point de presse s’est achevé par quelques conseils donnés par l’unique interlocuteur du jour. Le ministre Manaouda préconise pour lutter contre la Mpox, de : 1 -Se laver régulièrement les mains avec de l’eau propre et du savon, surtout après manipulation d’un animal, d’un produit d’origine animale ou après un contact avec une personne présentant des symptômes. Éviter le contact rapproché avec les personnes malades, y compris, bien sûr, les rapports asexuels. Éviter le contact avec les animaux sauvages, malades ou prouvés morts.
2- Laver les aliments et consommer de la viande bien cuite et chaude. Se rendre dans une formation sanitaire la plus proche en cas de symptômes et éviter la stigmatisation des personnes infectées.
Et « au-delà de tout cela, pour toute information supplémentaire, pour tout besoin de recours à un personnel de santé, veuillez appeler le numéro vert 1510 », Message de fin.
Alphonse Jènè












































































































































































































































































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