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La variole du Singe à Douala : l’Hôpital de district de Japoma monte la garde

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Classé 3ème avec 4 cas derrière Logbaba, l’Hopital de district de Japoma fait une veille sanitaire pour lutter contre la Mpox (Variole du singe).

Le ministre de la santé publique a expliqué aux populations il y a quelques à Douala, que : « La Mpox est une maladie zoonotique transmise à l’homme. Par contact avec des primates et des rongeurs infectés. La transmission interhumaine est possible, mais elle survient surtout par contact étroit avec une personne déjà malade », a dit Manaouda Malachie qui est allé jusqu’à clarifier les incompréhensions. Pour lui donc, « la Mpox n’est pas une maladie mystérieuse. Apparue de nulle part, comme disent certains. Elle est due à un virus dont deux souches, la classe 1 et la classe 2, ont toujours circulé de manière endémique au Cameroun depuis la décennie 1970. Sa transmission n’est ni magique, ni automatique », a-t-il déclaré.

Une unité d’isolement

Dans l’esprit de combat donc, toute une salle a été aménagée à l’Hopital de district de Japoma pour la prise en charge des éventuels cas. Des équipes sont mobilisées et se relaient pour assurer la veille sanitaire. Aucun aspect n’est négligé. « L’Hôpital de district de Japoma qui est la formation du district de santé de Japoma, a, comme l’ensemble des districts touchés par la Mpox, pris des dispositions particulières tel que prescrit par le ministre de la santé publique, pour permettre de circonscrire cette pathologie, et notamment au niveau de la formation sanitaire. Nous avons pris ces recommandations très au sérieux en définissant les circuits et le checking des patients afin de détecter à partir de l’entrée des cas suspects. Et nous avons mis en place des mesures barrières, notamment un dispositif de lavage des mains, sans compter l’hygiène qui est prescrite dans l’ensemble de la formation sanitaire en ce qui concerne le personnel soignant. Aussi, nous avons mis en place une unité d’isolement qui permet de localiser la prise en charge des cas suspects avent que ceux-ci ne soient référés dans des plateaux techniques appropriés pour la prise en charge définitive », va longuement expliquer le Dr Charles Obam, Directeur.

Une vigilance accrue

D’autres sources à l’intérieur dudit hôpital, confirment ces explications et vont plus loin aussi : « le Directeur a instruit une vigilance accrue. Au-delà des personnes désignées, le Dr Obam a mis tout le personnel médical à contribution. Et même en dehors de l’hôpital, mous avons une mission de sensibilisation. Nous sommes dans un univers où il y a très peu de dénonciation, ce qui rend parfois difficile la tâche de travailler avec les communautés. Une personne peut être malade, mais les familles ne viendront pas déclarer cela à l’hôpital, du moins très peu le feront. Pour ce qui est de non cas, j’ai mis des sentinelles qui peuvent me signaler un cas suspect et moi je vais remonter l’information au médecin chef, même au chef de district qui collabore avec tout le monde en service à l’hôpital de district de Japoma », nous a soufflé sous cap.

Une autre infirmière récite seulement les conseils donnés par Manaouda Malachie la semaine dernière. Comme vous écrivez-là, m’oubliez surtout pas de rappeler aux populations qu’il faut : « Se laver régulièrement les mains avec de l’eau propre et du savon. Surtout après manipulation d’un animal, d’un produit d’origine animale. Ou après un contact avec une personne présentant des symptômes. Éviter le contact rapproché avec les personnes malades. Éviter le contact avec les animaux sauvages, malades ou prouvés morts et surtout, il faut se laver les aliments et consommer de la viande bien cuite et chaude. Que les gens se rendent dans une formation sanitaire la plus proche en cas de symptômes. Et éviter de marginaliser les personnes infectées », nous a-t-elle demandé de relayer ses conseils.

Alphonse Jèmè

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