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LANACOME : une évolution lente, mais rassurante

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Le Laboratoire national de contrôle de la qualité des médicaments et d’expertise (LANACOME) est né en 1996, de la volonté du Gouvernement de maitriser la qualité des médicaments en circulation au Cameroun

Grâce à un financement conjoint Coopération Belge et Union Européenne, la Centrale Nationale d’Approvisionnement des Médicaments Essentiels et Consommables médicaux essentiels (CENAME) a été mise en place avec l’appui technique de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). La mission principale était de rendre disponible les médicaments essentiels de qualité dans le territoire national. En parallèle, le Cameroun était sous Ajustement Structurel, les prix des médicaments devaient être libéralisés ; l’avènement de la CENAME pour distribuer les médicaments dans les hôpitaux, et l’énoncé de la Stratégie de Politique Pharmaceutique Nationale ont permis au Ministère de la Santé Publique de créer un outil pour le contrôle de qualité des médicaments : le décret N°055/1996 fut signé par le Président de la République, Chef de l’État le 12 mars 1996, a consacré l’avènement du LANACOME.

Le LANACOME a d’abord fonctionné en tant que projet soutenu par l’OMS, caractérisé par des activités couvrant la Région d’Afrique Centrale. Pour cela, l’OMS a assuré l’assistance technique, la formation continue du staff à la mise en œuvre des procédures et méthodes d’analyses, l’approvisionnement en réactifs et en substances chimiques de référence.

Au moment où le LANACOME devient un Établissement Public à caractère Scientifique et Technique suite à un décret présidentiel portant réorganisation dudit laboratoire, le LANACOME n’est plus seulement chargé du contrôle des médicaments et des dispositifs médicaux, mais aussi des produits alimentaires et des boissons hygiéniques ainsi que des cosmétiques. Pour le Directeur Général, Pr Rose Ngono Mballa, plusieurs défis sont à relever et les plus urgents sont : l’accréditation du LANACOME à la norme Iso 17025 et la pré-qualification OMS. Elle poursuit en même temps, les travaux de mise en conformité de ce laboratoire de référence à son nouvel immeuble siège.

Le Laboratoire national de contrôle de la qualité des médicaments et d’expertise (LANACOME).

Un soutien substantiel du gouvernement dans le cadre du Contrat-Plan LANACOME-État du Cameroun d’une valeur de près de 2 milliards de francs CFA a permis de doter le laboratoire des équipements de dernière génération. Ces outils de travail font du LANACOME un laboratoire de prestige dans la sous-région.

Le Décret du président de la République signé le 11 décembre 2018 vient élargir le champ de compétence du LANACOME. Ainsi, le laboratoire procède depuis lors aux expertises pharmaceutiques et toxicologiques. Il offre des services de contrôles physico-chimique et microbiologique des produits agroalimentaires et diététiques, de l’eau de consommations et de boissons hygiéniques ainsi que des systèmes industriels de traitement de l’eau sans oublier les préservatifs, les cosmétiques, les pesticides et les drogues.

Depuis le décret de décembre 2018 élargissant son champ d’activité, le LANACOME a effectué et mis en œuvre des activités de contrôle de qualité des médicaments et des produits connexes : vaccins, produits alimentaires, compléments alimentaires, produits cosmétiques, préservatifs et dispositifs médicaux ; effectué la recherche sur la qualité de médicaments en circulation, en collaboration avec les partenaires techniques et financiers (OMS) études collaboratives, etc.

Des expertises sont réalisées pour les stupéfiants, des plantes médicinales et dispositifs médicaux tels qu’alcootests. Il y a aussi un point d’honneur qui est mis sur des formations continues et des stages à l’endroit des étudiants d’institutions paramédicales privées et du personnel interne. Pour mener à bien cette lourde tâche, le LANACOME dispose de trois unités fonctionnelles : l’Unité d’évaluation technico-réglementaire ; l’Unité de physico-chimie ; l’Unité de microbiologie ; et le laboratoire des produits connexes (aliments, boissons, cosmétiques, etc.)

Christophe Mvondo/Échos Santé

Entretien…

« Nous traquons les faussaires qui empoisonnent les Camerounais » 

La patronne du Laboratoire national de contrôle de qualité des médicaments et d’expertise (LANACOME) lève le voile sur la guerre implacable contre les contrefaçons mortelles.

 Missions, standardisation, certification internationale : comment le LANACOME protège la santé des Camerounais et soutient l’industrie locale.

Pr Rose Ngono Mballa, Directrice Générale du LANACOME.

Le Directeur Général du Laboratoire National de Contrôle de Qualité et d’Expertise ouvre une fenêtre d’éclairage à l’endroit du grand public et fait savoir ce qu’est le LANACOME et son rôle incontournable au Cameroun.

Quelles sont les missions du LANACOME ?

Le LANACOME est la Laboratoire National de Contrôle de Qualité des Médicaments et d’Expertise. C’est un Établissement Public à caractère Scientifique et Technique, qui a été mis en place par le président de la République depuis le Décret du 12 mars 1996, ensuite il a été réorganisé le 11 décembre 2018 en un Établissement à caractère Scientifique et Technique. C’est le laboratoire national qui est chargé de contrôler les produits qui circulent aussi bien les produits pharmaceutiques, produits de santé, les dispositifs médicaux mais aussi les produits de consommation courante : les produits alimentaires, le cosmétiques, les biocides, les antiseptiques, les détergents, etc.

Les décrets du président de la République ont donné pour mission au LANACOME notamment de contrôler les produits destinés à la consommation, des produits soit importés ou produits localement, soit exportés ; d’effectuer des études, des analyses, des essais en vue de promouvoir des médicaments et des produits à usage thérapeutique, des cosmétiques, des biomatériaux, des médicaments traditionnels améliorés et tout autre produits assimilés de la médecine humaine ou vétérinaire. Nous avons aussi la compétence d’identifier et d’analyser les drogues, les stupéfiants et tous les produits psychodysleptiques, mais également nous contrôlons la formulation des pesticides, des biocides et autres produits à usage agricole.

Que recouvrent les termes Bonnes pratiques d’Hygiène et Bonnes pratiques de fabrication pour le LANACOME ?

Le Cameroun a ratifié la stratégie une seule santé, c’est-à-dire qu’on fait attention à la santé de la ferme jusqu’à la table. Nous avons aussi la mission de contrôler les produits alimentaires, les produits agro-alimentaires et diététiques, des boissons hygiéniques, de l’eau de consommation, et même des systèmes de traitement de l’eau.  Nous assurons la formation de tous les cadres et même des étudiants dans le domaine du contrôle de la qualité pour leur apporter ce qu’on appelle les Bonnes Pratiques de contrôle de qualité. C’est le laboratoire de référence non seulement au Cameroun, mais en CEMAC aujourd’hui puisque c’est un grand laboratoire qui est Bonnes Pratiques de fabrication c’est-à-dire que nous pouvons à partir d’un produit qui a été fabriqué, lorsqu’il y a une non-conformité, identifier l’origine de la non-conformité dans le processus de fabrication. Nous sommes un laboratoire bonnes pratiques d’hygiène c’est-à-dire qu’à partir de certains contaminants biologiques liés à l’hygiène, nous pouvons aussi mettre en place un nouveau circuit de Bonnes Pratiques d’hygiène chez un fabricant. Nous sommes un laboratoire Bon Pratique Clinique c’est-à-dire que lorsque nous avons testé un produit, nous pouvons aussi dire le danger des contaminants chimiques que nous avons pu trouver au niveau dudit produit. Nous avons la capacité de gérer les essais cliniques par rapport au contrôle même de la qualité des produits qui vont être envoyés par l’industriel ou le fabricant qui veut faire les essais cliniques.

Nous avons la compétence pour assurer la traçabilité desdits produits et nous sommes le laboratoire pilier aujourd’hui de l’Infrastructure Nationale de la Qualité. Toutes les homologations ou Autorisation de Mise sur le Marché et des autres produits pharmaceutiques au Cameroun, c’est le LANACOME qui assure le contrôle de qualité de ces produits avant leur mise sur le marché.

On parle de plus en plus au LANACOME de standardisation des produits. À quoi renvoie cette exigence que vous imposez aux fabricants ?

On standardise au niveau des matières premières dont le cahier de charges de l’approvisionnement en matières premières qui servent à la fabrication. On standardise au niveau de la production, les processus de production, on standardise l’environnement de production grâce aux bonnes pratiques d’hygiène et les bonnes pratiques de fabrication pour les process. On standardise l’étiquetage, le conditionnement des produits. Lorsque vous avez bien fait cette standardisation, vous avez donc un produit qui est reproductible.

La standardisation intègre aussi la formation de l’équipe technique. La formation est faite pour fixer les attitudes des gens pour que les attitudes ne viennent pas détruire les aptitudes qu’on leur a données.

Alors la standardisation des produits c’est la seule voie aujourd’hui pour permettre à nos produits fabriqués localement d’être aux normes par rapport aux produits importés de bonne qualité.

Le LANACOME est aujourd’hui la seule structure qui a ce logiciel qui a été mis en place par le gouvernement grâce à l’appui des partenaires techniques et privés internationaux.

Notre rôle au niveau du laboratoire de contrôle de qualité, c’est de permettre à ceux des promoteurs qui sont impliqués et qui viennent nous demander de les aider, plus aussi les promoteurs qui sont organisés au niveau des ministères, c’est de les aider à mettre en place un meilleur approvisionnement de matières premières locales, de mettre en place les contrôles et les tests qu’il faut (cahiers de charges). C’est notre rôle de les amener à améliorer leur environnement de production. Nous travaillons avec ces fabricants à la standardisation de leur process de fabrication.

On sait aussi que les fabricants viennent au LANACOME pour obtenir des documents qui leur permettent d’accéder à diverses marches, y compris en international….

En effet, ce qui est aussi intéressant au LANACOME, c’est le certificat d’analyse du LANACOME. Notre certificat d’analyse est reconnu non seulement en CEMAC, mais en Afrique subsaharienne surtout au Nigeria voisin puisque nous sommes membre du Forum Africain des Laboratoires de Contrôle de Qualité. Vous avez vu que nous sommes là avant, donc on peut aider à fabriquer comme il faut, nous sommes là après c’est-à-dire qu’on peut donner aux gens les rapports d’expertise, c’est-à-dire les rapports de contrôle de qualité avec des recommandations pour améliorer la qualité ; c’est ce que nous appelons la standardisation. Nous sommes là aussi pour faire sortir de la circulation les faussaires et tous ceux qui fabriquent les choses en empoisonnant les Camerounais tous les jours.

Entretien réalisé par Christophe Mvondo/Échos Santé

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