Les campagnes de soins de santé abondent à chaque célébration de journée mondiale de telle ou telle maladie. Pourtant, après cette campagne, la question de la pérennité de ces actions se posent avec acuité.
Dans l’Adamaoua, l’occasion de célébration de chaque journée internationale ou mondiale des pathologies ou l’accès à un financement d’une élite sont généralement une opportunité pour lancer des campagnes de soins grand public. L’occasion de cette volonté d’aider les populations aux revenus modestes, mobilisent les usagers à prendre d’assaut ces services ou cliniques, à l’effet de bénéficier des services de santé tel que ventiler lors des préparatifs de ces offres. Sauf que très souvent, après les consultations et les soins à moindres coûts délivrés aux nécessiteux, il se pose la question de la poursuite des activités dans le but de maintenir le service fonctionnel. « Nous allons poursuivre à faire connaitre notre service, dans un contexte où les gens n’ont pas la culture de venir consulter sans être malade », explique docteur Carole Sile, chef service d’odontostomatologie de l’Hôpital Régional de Ngaoundéré, lors du lancement de la campagne de santé bucco-dentaire. Cette campagne qui suit suite à la journée mondiale de la santé bucco-dentaire.
Si pour cette dernière, le service sera fonctionnel pour le public même au-delà de la campagne, d’autres tombent dans l’oubli. Chose qui, pour de nombreux habitants de Ngaoundéré, fait oublier le service. « Je pense que tel que les hôpitaux et les services organisent les campagnes de soins, il faut qu’ils continuent de faire parler de leurs offres sinon, les populations oublient et ne vont se rappeler que lors des prochaines célébrations », suggère Djibril, acteur de la société civile à Ngaoundéré.
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À Ngaoundéré et dans les autres formations sanitaires de la région, les campagnes de santé organisées ne sont bénéfiques que le temps de leur durée. Par la suite, ils sont relégués aux calendres grecques. Une revitalisation des services, même après les campagnes, permettrait de les faire vivre.
Par Jean Besane Mangam










































































































































































































































































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